... J'ai acheté aujourd'hui un 3ème livre du Dr K " Meurtre avec prémédication" qui est en fait le 2ème polard d'une série de 5
Et celui là... il est dédicacé ;)
"Écrire, ce n'est pas un métier, c'est une vocation" [Claude Jasmin] Et il y en a qui savent très bien le faire... qu'il s'agisse de roman ou pas... (Et je précise que je ne dis pas ça pour moi. Je n'ai pas la prétention de savoir écrire...comme certains pourraient le penser en lisant cela)
Après la chanson (euh...avant en fait parce qu'on voulait pas avoir l'air ridicule après Aurélie), la fable de Géralnie (Géraldine et Mélanie) : "Le formateur et l'étudiant cadre"
Pour clôturer le module 5 (formation - pédagogie), nous devions faire "le mot de la fin" de façon la plus créative possible. Et comme nous avons des artistes dans la promo, voilà ce que ça donne ! Aurélie, qui a fait un triomphe quand elle nous a interprété sa chanson la première fois, nous a fait l'honneur de la reprendre à condition qu'on chante tous me refrain avec elle... EXCELLENT MOMENT qui laissera de jolies traces dans nos mémoires !
"Étudiant infirmier" rime aujourd'hui avec "université". Mais connaissez-vous tout ce à quoi vous pouvez prétendre avec votre statut d'universitaire ?
De nombreuses choses que vous ignorez sûrement et notamment la possibilité d'avoir recours à une aide financière d'urgence. Le CROUS dispose en effet d'un fond national d'aide d'urgence qui permet d'aider les étudiants en situation précaire.
Cette aide financière peut être attribuée de façon ponctuelle (en cas de difficulté financière passagère) ou de façon annuelle (pour les étudiants en difficulté financière au long cours)
Si vous voulez en savoir davantage, je vous invite à retrouver toutes les informations utiles sur le portail institutionnel de la vie étudiante et sur le portail étudiant et /ou de prendre RDV avec le service social du CROUS dont vous dépendez.
Trop peu d'étudiants connaissent cette aide qui leur serait pourtant d'un très grand secours... Les enveloppes allouées sont rarement utilisées...alors n'hésiter pas à vous faire aider en cas de besoin !
Tel est la question que nombreux étudiants cadres se posent et que nous nous sommes également posés cette semaine à l'IFCS. Certains parlent de formatage... Personnellement, je préfère parler d'évolution, de changement.
Le formatage consiste à effacer des données afin de créer des espaces utilisables par un système d'exploitation.
Honnêtement, je n'ai pas l'impression d'avoir été amputée de ce qui me singularisait jusqu'à présent. Mes valeurs restent les mêmes. J'estime simplement avoir évolué dans ma façon de penser, ma façon de réagir, ma façon d'analyser les choses. Et c'est plutôt positif !
Alors OUI, on peut devenir cadre en restant soi-même ! En tout cas, c'est ce que je pense et surtout, ce que je souhaite.
L'anesthésie locale Elle consiste à injecter dans la peau ou dans une muqueuse un produit anesthésiant qui supprime très rapidement la sensation de douleur dans la zone où il est injecté. L'injection elle même entraîne une douleur légère tout à fait supportable. L'injection produit un gonflement et un blanchissement de la zone où le produit est injecté. Une sensation bizarre due à la suppression de la sensation du toucher survient en général dans la zone anesthésiée. Cette sensation peut dépasser la zone injectée en particulier au visage et aux extrémités : doigts et orteils.
L'anesthésie loco-régionale
Selon la nature de l'intervention projetée, il peut vous être proposé
une anesthésie dite "loco-régionale" (péridurale, rachidienne, locale
intraveineuse, bloc plexique …). Celle-ci sera décidée en fonction de
votre état de santé et des différentes contraintes liées à la nature de
l'acte chirurgical. Vous êtes invité à avertir le médecin anesthésiste
lors de la consultation si vous avez ou non une préférence pour ce type
d'anesthésie. mais il faut savoir que toutes les opération ne peuvent
pas être pratiquées ainsi et que certaines maladies ou traitements ne
les autorisent pas.
L'anesthésie générale
Une anesthésie locale ou loco-régionale ne donne pas toujours
l'insensibilité recherchée dans toute la zone opérée et sa durée
d'action peut être insuffisante. Dans ce cas, nous serons amenés à
pratiquer une anesthésie générale de complément ou de relais. Votre
acceptation ou votre souhait d'être opéré avec ce type d'anesthésie
implique donc que vous acceptiez aussi la pratique d'une anesthésie
générale si elle est nécessaire pour continuer l'intervention. ceci fait
partie des inconvénients de la méthode et ne résulte pas d'une
insuffisance technique.
L'anesthésie générale est réalisée
par injection intraveineuse de produits dont les effets sont connus et
maîtrisés mais il existe un risque très faible de réactions de type
allergique plus ou moins graves. Une parfaite connaissance de votre état
de santé et de vos antécédents est indispensable pour choisir les
produits présentant le moindre risque dans votre cas. Selon
l'intervention, une assistance respiratoire est nécessaire. Elle est
alors réalisée au moyen d'un tube en plastique souple introduit dans la
trachée.
Un quoi ?? Oui oui...moi aussi j'ai eu la même réaction !
Procrastriner :du latin procratinare ("remettre au lendemain"), de pro ("en avant") et de crastinus ("demain") Procrastiner est donc le verbe désignant le fait de toujours tout reporter au lendemain les choses plus ou moins importante, en prétextant avoir mieux à faire.
Cela peut toucher tous les domaines de la vie : Personnelle : "je règlerai mes factures demain" Professionnelle : "je m'occuperai de ce dossier plus tard"
Finalement, on est tous un peu procrastinateur mais il y en a pour qui cela devient un véritable handicap... Toujours attendre le lendemain, toujours attendre le dernier moment... C'est comme cela qu'on rate la super promo du mois, qu'on paye des pénalités de retard, qu'on garde les mêmes draps pendant 6 mois...
Mais alors...comment ça se passe la procrastination ? A vrai dire, elle suit toujours un peu le même schéma :
- Vous savez que vous devez faire quelque chose et que cela est important ou essentiel à faire - Vous reportez malgré tout cette chose sans réel prétexte - Le lendemain ou le surlendemain, vous êtes conscient du fait que vous n'avez pas fait ce que vous aviez à faire mais vous reportez une nouvelle fois - Vous commencez à vous culpabiliser, à vous en vouloir de ne pas avoir fait plus tôt cette chose que vous vous étiez promis de faire, mais vous trouvez des excuses à votre comportement - Toutefois...vous reportez ENCORE - Vous finissez par faire la tâche au dernier moment, voire même après le délai pour la faire - Vous admettez avoir mis trop de temps à faire cette chose et vous promettez de ne plus agir de la sorte - Et...vous recommencez parce que vous être un véritable PROCRASTINATEUR !
Comme chaque fin d'année, je fais le bilan de mon blog concernant les visites reçues et le nombre de pages visitées tout au long de l'année.
J'ai fait un petit comparatif depuis 3 ans. Le premier chiffre correspond donc à l'année 2009, le deuxième à l'année 2010 et enfin, le troisième à l'année 2011 :
NOMBRE DE VISITES
147 149 < 297 447 < 486 505
NOMBRE DE PAGES VISITÉES
203 241 < 418 289 < 718 265
Grâce à vous, mon blog reste dans le TOP 5 de sa catégorie. Il est aujourd'hui en 3ème position !
En juin 2012, j'aurai fait 9 ans et demi d'études d'infirmière...
3 ans un quart de 1997 à 2000 pour moi
3 ans un quart de 2002 à 2005 avec mon mari
3 ans de 2009 à 2012 avec ma Del
Si j'ajoute mes 10 mois d'école des cadres, on en sera à un peu plus de 10 ans post bac
Ça vaut bien un doctorat ça non ?!!! LOL
Alors pourquoi je suis en train d'écrire un mémoire de Master 1 ? Suis pas à la page !!!
Quoique, si justement ! Parce que de baigner dedans toutes ces années, ça m'a aidé à maintenir mes connaissances à jour... L'évolution depuis 15 ans est impressionnante !!! Je suis ravie aujourd'hui de pouvoir suivre ce qui se fait dans cette nouvelle réforme LDM des études infirmières et de ne pas me sentir trop à la ramasse...
2011 se termine... mais pas ma formation ! Aujourd'hui, j'ai croisé un des patients dont je m'occupais, qui me dit : "Alors ? ça y est on est chef ?!!!!" Euh...non...pas encore Pour être tout à fait précise, il me reste encore (ou, plus que...) 6 mois plein de formation pour décrocher mon DCS.
Bilan à presque 4 mois complets d'IFCS :
Après mon mois passé en stage à l'IFSI, je suis retournée une semaine à Dijon... complètement occis ! La fatigue était telle que :
- 1 : j'essayais de démaquiller le noir sous mes yeux alors qu'il s'agissait de cernes (LOL...ou pas) - 2 : je m'endormais à 21h30 en lisant un bouquin sur mon lit (c'était avant que ma meilleure amie m'offre un super livre sur Bruel...parce que franchement, celui là, il ne m'endort pas:D) - 3 : je baillais à longueur de matinée en cours, à m'en décrocher la mâchoire (mais je suivais hein...faut pas croire ! LOL) - 4 : je rêvais d'une SMARTBOX "Cure de Sommeil" ou "Hibernation"...
BREF ! Une fin d'année (civile) très fatigante et des vacances qui tombaient à point nommé... Des vacances oui...mais studieuses... Densité de travail oblige !
J'avance donc à petits pas dans la rédaction de mon mémoire. Les prochaines validations sont prévues début janvier : un oral de 15 minutes (+ 20 minutes d'entretien avec le jury) le 9 janvier après midi et un écrit de 5 pages à rendre le 16 janvier (et qui pour ma part est terminé).
Mais même avec tout le travail requis durant ces fêtes de fin d'année, je profite quand même d'être chez moi pour m'octroyer des pseudo grasses mat', des siestes si j'en ai envie et des sorties en famille.
Le Père Noël a été généreux avec moi et tout ceux qui m'entourent... Bon il a oublié de m'apporter mon diplôme mais m'a expliqué qu'ils étaient en rupture de stock et qu'il me faudrait patienter jusqu'en juin 2012 pour espérer en avoir un. Il m'a aussi précisé que pour l'avoir, je devais "bien travailler à l'école " et "être gentille avec mes camarades de classe"... Alors, je bosse...bien je sais pas mais, je bosse !
Et du côté de votre cheminée ? Le Père Noël aussi vous a gâté ? (Euh...pour info, j'ai pas de cheminée...c'est pas un critère pour avoir des cadeaux !)
Je vous souhaite à tous de passer d'excellentes fêtes de fin
d'année. En famille ou entre amis, amusez-vous !
Profitez de ces instants feutrés pour oublier tout ce qui perturbe votre esprit
en ce moment.
A TOUS CEUX QUI RÉDIGENT (OU TENTE DE RÉDIGER) UN MÉMOIRE
Mémoire : exposé scientifique ou littéraire réalisé par un étudiant en fin de cycle universitaire.
Oui bon..."en fin de cycle" je veux bien mais le master que l'on prépare à l'IFCS ne se fait qu'en 10 mois ! Autrement dit, le mémoire, faut s'y coller dès le début du cycle universitaire en question !
Bref... J'avais envisagé pouvoir avancer dans la rédaction de mon mémoire pendant mon stage en IFSI. Douce illusion... J'ai fait QUEDAL ! Pas le temps le soir, trop fatiguée et surtout très investie dans mon stage...
Sauf que j'avais quand même "promis" un rendu à mon directeur de mémoire...Il a donc fallu que je m'y colle ! J'y ai finalemant passé 3h non-stop jeudi, 3h non-stop vendredi et 5h non-stop aujourd'hui samedi (merci Didier d'être de garde et merci maman d'avoir pris les enfants...)
En résumé : j'ai rédigé 2 concepts sur les 3 prévus initialement, soit l'équivalent de 6 pages et demi (tout ce qui est en rouge sur la photo). J'en suis donc à un total de 16 pages...on est pas sortie de l'auberge !
Reste : Un concept à étudier Un grille d'entretien à élaborer Les entretiens à mener L'analyse desdits entretiens Le.... NON, c'est bon, j'arrête ou j'vais faire une dépression instantanée. LOL
Courage... J'ai encore tous les soirs de la semaine prochaine pour y bosser ! Ensuite vacances... bien méritées (parce que franchement, je suis littéralement crevée !)
Je demande donc à la dernière personne qui m'a écrit concernant son DE de bien vouloir me renvoyer un petit message pour me donner l'adresse mail à laquelle je peux lui répondre.
Aux autres : pensez à toujours me laisser l'adresse à laquelle je peux vous rendre réponse...
Le site annonces-medicales.com existe depuis plus de 10 ans et est un
site d'emploi gratuit pour les professionnels de santé. Chaque jours
près de 5000 visiteurs s'y rendent.
Depuis quelques mois, ils ont renforcé leur service pour les infirmiers. Vous pouvez donc consulter les offres d'emploi directement dans leur rubrique emploi infirmière
Mme D est prise en charge
pour une hémorragie de la délivrance. Le médecin prescrit du Nalador® 200µg à
passer en PSE en 1h.
Vous disposez
d'ampoule de Nalador® de 500µg à diluer dans 50ml de NaCl0.9%.
Quel sera le débit de
votre perfusion ?
Solution :
Savoirs à mobiliser :
·Connaissance des
tables de multiplication, de division, de soustraction
·Connaissance de la
règle de trois, du produit en croix
·Savoir sur le débit
d'un PSE est en ml/h
PM = 200µg
Flacon = 500 µg
500µg --> 50 ml
200µg --> ? ml(200
x 50) / 500 = 20ml
PM = A passer en 1h
donc le débit sera de 20ml/h
Exercice
7 :
Sur prescription
médicale, vous injectez à Mme G de la morphine au PSE à raison de 5mg/24h
dilués dans 48ml de G5%.
1)Quel
est le débit à programmer sur le pousse seringue ?
2)Quelle
quantité en mg Mme G reçoit-elle par heure ?
Solution :
Savoirs à
mobiliser :
·Connaissance des
tables de multiplication, de division, de soustraction
·Connaissance de la
règle de trois, du produit en croix
·Savoir sur le débit
d'un PSE est en ml/h
1)PM
= 48ml en 24h
48ml -->
24h
? ml -->
1h(48x1) / 24 = 2ml/h
2)On
sait qu'il passe 2ml/h
Il faut donc savoir
combien de mg de produit contiennent 2ml
5mg --> 48ml
? mg --> 2ml(5 x 2) / 48 = 0.208 mg/h
Exercice
8 :
Vous prenez en charge
Mathias, 5 ans, 17 Kg, qui entre en état de mal épileptique. La prescription
médicale est la suivante :
·Injection
en3 à 5 minutes d'un bolus de 15mg/Kg
de Dépakine®
·Relai
au PSE : Dépakine® 1mg/Kg/h pour 24h, à diluer dans du NaCl0.9% jusqu'à
48ml
·Si
l'enfant convulse de nouveau : 1mg de Rivotril® en intra rectal
Vous disposez
d'ampoule de Dépakine® de 4ml contenant 400mg de produit actif et d'ampoule de
Rivotril® de 2ml contenant 1mg de produit actif.
1)Quel
volume de Dépakine® en ml allez-vous injecter en bolus ?
2)Comment
allez-vous préparer la seringue de Dépakine® ?
3)A
quel débit réglez-vous le PSE ?
4)Quelle
dose de Rivotril® allez-vous administrer en ml en cas de convulsion ?
Solution :
Savoirs à
mobiliser :
·Connaissance des
tables de multiplication, de division, de soustraction
·Connaissance de la
règle de trois, du produit en croix
·Savoir sur le débit
d'un PSE est en ml/h
1)PM
= 15 mg / Kg
Poids de l'enfant =
17 kg
15 x 17 =255mg
400 mg --> 4 ml
255mg --> ? ml(4 x
255) / 400 = 2.55 ml
2)Pour
connaitre la dose en ml, il faut d'abord que je sache combien de mg je dois
injecter :
PM = 1mg/Kg/h pour
24h
Poids
de l'enfant = 17Kg
17
x 1 x 24 = 408 mg
400mg --> 4ml
408mg --> ? ml(408 x 4) / 400 = 4.08 ml
3)Composition
de la seringue = NaCl 0.9 % + Dépakine®
La PM demande à ce
que la seringue soit remplie à 48ml
Je déduis donc le
4.08 ml de Dépakine® des 48 ml pour savoir combien je dois ajouter de NaCl0.9%
48 – 4.08 = 43.92 ml
de NaCl 0.9%
4)48ml --> 24 h
? ml -->
1h(48 x 1) / 24 = 2ml/h
5)Rivotril®
= 1mg --> 2ml
PM =1mg --> ? ml(1x2)/1 = 2ml soit une ampoule
Exercice 9 :
Vous devez préparer un PSE d'Augmentin® 1g
à diluer dans 50 ml de sérum physiologique.
La solution est a administrer en 45minutes.
Quel sera le débit de votre PSE ?
Solution :
Savoirs à
mobiliser :
·Connaissance des
tables de multiplication, de division, de soustraction
·Connaissance de la
règle de trois, du produit en croix
·Savoir sur le débit
d'un PSE est en ml/h
Le débit du pousse-seringue électrique
étant en ml/h, il faut d'abord convertir les 45
min en h.
60 min --> 1h
45 min --> ? h(45 x 1) /60 = 0.75 h
50ml --> 0.75 h
? ml --> 1h(50 x 1) / 0.75 =
66.66 soit 66.7ml/h par excès
Exercice
10 :
Vous prenez en charge
un patient de réanimation pour qui vous devez préparer une seringue électrique
de Dopamine® à raison de 10µg/Kg/min, à diluer dans 48ml de sérum
physiologique, pour 12h. Le patient pèse 70 Kg.
Vous disposez
d'ampoule de Dopamine® de 5ml dosée à 200mg à diluer dans du sérum
physiologique.
1)Calculez
la quantité de Dopamine (en µg et en mg) administrée la 1ère heure
2)Quelle
quantité de sérum physiologique allez-vous utiliser pour préparer la seringue
3)Calculer
la vitesse de la seringue.
Solution :
Savoirs à
mobiliser :
·Connaissance des
tables de multiplication, de division, de soustraction
·Connaissance de la
règle de trois, du produit en croix
·Savoir sur le débit
d'un PSE est en ml/h
·Savoir faire des
conversions
1)PM
= 10µg / Kg / min
Poids du patient = 70
Kg
10 x 70 = 700 µg /
min
1h = 60 min
700 x 60 = 42 000µg /h = 42 mg/h
g
dg
cg
mg
µg
4
2
0
0
0
2)Pour
connaitre la dose de sérum physiologique nécessaire, je dois déjà connaitre la
dose en ml de Dopamine® à prélever.
La prescription
précise que je dois préparer une seringue pour 12h
La dose de Dopamine®
horaire est de 42 mg
Donc 42 x 12 = 504
mg / 12h
1 flacon = 200mg -->
5 ml
504mg --> ?ml(504 x 5) / 200 = 12.6 ml de
Dopamine®
La prescription
souligne que je dois faire une seringue de 48ml
La petite bouteille de Kriter rosé retrouvée dans la jardinière de l'IFSI où je fais actuellement mon stage m'a beaucoup fait sourire... Bah ouais...y'a des fois, ça n'attend pas de fêter sa réussite !!!
Beaucoup d'IFSI ont déjà annoncé les résultats du DE 2011. Je félicite tous les nouveaux diplômés et leur souhaite la bienvenue dans le fabuleux monde des soins infirmiers ;)
Ça fait bizarre de se dire que ça y est..."ENFIN, je suis infirmier" ! 3 ans de travail sans relâche (ou presque) Des pleurs, des rires, des angoisses, des colères... Et du soulagement à présent !
Encore bravo...et que votre nouvelle vie commence !
Et pour ceux qui n'ont pas décroché le DE à cette session de fin d'année, rien n'est encore perdu ! On s'accroche ! On donne le tout pour le tout et se représente à la session de rattrapage pour donner le meilleur de soi !!!
Pour connaitre la surface corporelle du patient, je trace un trait entre sa taille (à gauche) et son poids (à droite) et je peux lire (au centre) sa surface corporelle
·Le décigramme : dg : 1 dg = 0,1g donc 1 g = 10 dg
Le centigramme : cg : 1 cg =
0,01gdonc 1 g = 100
cg
Le milligramme : mg : 1 mg =
0,001gdonc 1 g = 1000 mg
Le microgramme ou gamma : µg ou γ : 1 µg =
0,000 001gdonc 1 mg = 1000 µg
g
dg
cg
mg
µg
LE TEMPS
L'unité de temps
est la seconde : s
Les
sous-multiples de la seconde sont :
La minute : mn : 1 mn =
60 s
L'heure : h : 1 h = 60
mn = 3600 s
LE VOLUME
L'unité de volume est le mètre cube
: m3
Les
sous-multiples du volume sont :
Le décimètre cube : ou dm3 : 1
dm3 = 0,001 m3
Le centimètre cube : cm3 ou cc
: 1 cm3 = 0,001 dm3
Le millimètre cube : mm3 : 1
mm3 = 0,001 cm3
m3
dm3
cm3
mm3
LA CAPACITE
L'unité de la capacité est le litre
: l
Les
sous-multiples du litre sont :
Le décilitre : dl : 1 dl = 0,1l
donc 1 l = 10 dl
Le centilitre : cl : 1 cl =
0,01l donc 1l = 100 cl
Le millilitre : ml : 1 ml =
0,001l donc 1l = 1000 ml
l
dl
cl
ml
LE VOLUME ET LA CAPACITE
1 l = 1 dm3
1 ml = 1 cm3
m3
dm3
cm3
mm3
l
dl
cl
ml
1
1 cuillère à café = 5 ml
1 cuillère à desert = 10 ml
1 cuillère à soupe = 15 ml
CALCULS DE DOSES
LES DEBITS
Le débit est la quantité de liquide ou de
gaz écoulée dans un temps donné.
Débit = quantité / temps
Le débit d'une perfusion se calcul soit
en gouttes par minutes (gttes/mn) soit en millilitres par heure (ml/h).
CALCUL D'UN
DEBIT EN GOUTTES PAR MINUTE
Débit gttes/mn = (quantité en ml x 20 ou 15 ou 60) /
temps en mn
Pour les solutés aqueux passés avec un perfuseur classique è
1ml = 20 gouttes
Pour le sang et dérivés passés avec un transfuseur è
1ml = 15 gouttes
Pour les solutés aqueux passés avec un perfuseur de
précision (en pédiatrie) è 1ml = 60 gouttes
Le résultat doit être arrondi au nombre entier le plus
proche.
x gttes/mn par excès : si le résultat est arrondis à
l'entier supérieur.
x gttes/mn par défaut : si le résultat est arrondis à
l'entier inférieur.
CALCUL D'UN DEBIT EN MILLILITRES PAR HEURE
Débit ml/h = quantité en ml /
temps en h
Le résultat doit être arrondi au nombre à
l'unité, au dixième ou au centième en fonction du régulateur de débit
électrique ou du pousse-seringue électrique utilisé.
LA CONCENTRATION
La concentration est la quantité d'un produit actif dissous
dans l'unité de volume d'une solution.
Un produit dosé à x% signifie qu'il a
x grammes de produit actif pour 100 ml.
KCl à 10% signifie solution contenant du chlorure de
potassium à la concentration de 10 g de produit actif pour 100 ml.
KCl à 20% signifie solution contenant du chlorure de
potassium à la concentration de 20 g de produit actif pour 100 ml.
CONCENTRATION
DE L'HEPARINE, L'INSULINE, LA TUBERCULINE
Produit actif
Concentration
Héparine
1 ml = 50 mg = 5 000 UI
Insuline
1 ml = 100 UI
Tuberculine
1 ml = 100 UI
LA
DILUTION
La dilution est l'adjonction d'un liquide
(eau pour préparation injectable, solvant, sérum physiologique isotonique,
sérum glucosé isotonique) dans un produit.
LES PRODUITS EN CROIX
Les produits en croix est une méthode
mathématique qui permet d'obtenir un résultat à partir de trois données.
Vous êtes infirmière
en cancérologie et vous prenez en charge M. O, atteint d'une leucémie, pour sa
cure de chimiothérapie. M. O mesure 175cm et pèse 78 Kg.
La prescription
médicale est la suivante :
·ONCOVIN® :
1,4mg / m², à diluer dans 50ml de sérum physiologique et à passer en 10 minutes
de lundi à vendredi inclus.
1)Calculez
la dose (unitaire et totale) d'Oncovin® reçue par M. O
2)Exprimez
la dose totale en grammes, centigrammes et en microgrammes
3)Calculez
le débit de la perfusion en gouttes par minute. Ecrire le résultat en chiffres
romains
Solution :
Savoirs à
mobiliser :
Savoir
utiliser l'échelle de surface corporelle (cours de 1ère année)
Connaissance
des tables de conversions et les débits
·Connaissance des
tables de multiplication, de division, de soustraction
·Connaissance de la
règle de trois, du produit en croix
·Connaissance des
chiffres romains
1)Pour connaitre la dose reçue par le patient, il faut
d'abord connaitre sa surface corporelle (= 1.94m²)
PM = 1,4 mg / m²
1,4
mg-->1 m²
?mg-->1.94 m²(1.94 x 1,4) /1 = 2.716 mg / j
PM = De lundi à vendredi inclus soir 5 jours
2.716 x
5 = 13.58 mg pour les 5 jours de traitement
On nous demande d'exprimer la dose totale reçue en g, cg
et en µg:
Vous pouvez utiliser un tableau de conversion :
g
dg
cg
mg
µg
1
3
5
8
--> 13.58 mg = 1.358 cg = 13580 µg
2)Le volume de la perfusion est de 50ml
Le temps de perfusion est de 10 minutes
1ml-->20 gouttes
50 ml-->? gouttes(50
x 20) / 1 = 1000 gouttes
1000 gouttes --> 10 min
? gouttes--> 1 min(1000 x 1)/10 = 100 gttes/min =
C gttes/min
Exercice
4 :
IDE en médecine, vous
devez prendre en charge Mme A, 82 ans, admise pour dénutrition. Mme A est très
ralentie, a beaucoup de mal à se mobiliser et s'alimente très peu. Le médecin
décide du protocole suivant :
·Apport
journalier de 2000 Kcal de la manière suivante :
oVoie
veineuse centrale avec :
-G5% 500ml / 24h
-Kabimix® 1200Kcal /
1940ml / 24h
oCollation
Per Os
1)Calculez
le nombre de calories reçues par Mme A par voie intraveineuse.
2)Calculez
le nombre de calories à donner dans la collation
3)Proposer
une répartition en grammes et en milligrammes des calories en respectantles apports suivants :
a.40%
de glucides
b.50%
de protides
c.10%
de lipides
Solution :
Savoirs à
mobiliser :
Savoirs
théoriques sur les apports caloriques (1g de glucides = 4 Kcal – 1g de
lipides = 9 Kcal- 1g de protides =
4 Kcal)
·Connaissance des
tables de multiplication, de division, de soustraction
·Connaissance de la
règle de trois, du produit en croix
1)PM = Kabimix® = 1200
Kcal + G5% = 500ml
G5% 5g
è 100ml
?g --> 500ml
(5 x 500) / 100 = 25g
1g de G = 4 Kcal
25g de G = ? Kcal
(25 x 4) / 1 = 100 Kcal / 500ml de G5%
Total : 1200 +
100 = 1300 Kcal apportées par voie veineuse centrale
2)2000 – 1300 = 700 Kcal à apporter par la collation
3)On recherche premièrement à répartir les Kcal en fonction
des recommandations :
a.Glucides 40%è 700 x
(40/100) = 280 Kcal
b.Protides 50%è 700 x
(50/100) = 350 Kcal
c.Lipides 10% è 700 x
(10/100) = 70 kcal
Ensuite, on transpose les Kcal en grammes et en
milligrammes :
Vous
êtes IDE en cardiologie et recevez en urgence Mme F pour thrombolyse suite à un
infarctus du myocarde. Mme F mesure 1m65 et pèse 92 Kg.
La
prescription médicale est la suivante :
·Héparine
300 UI/Kg par jour
Le
protocole du service veut que les seringues d'héparine soient préparées pour
12h. Dans la pharmacie, vous disposez de flacons d'héparine dosés à 25 000
UI pour 5ml.
1)Calculez
la dose journalière de la patiente en UI
2)De
combien de ml de solvant avez-vous besoin pour préparer une seringue qui passe
avec un débit de 2ml/h ?
Solution :
Savoirs à
mobiliser :
·1ml d'héparine = 50mg
= 5000 UI donc un flacon de 5ml d'héparine contient 25 000 UI (5ml x 5000
UI)
·Connaissance des
tables de multiplication, de division, de soustraction
·Connaissance de la
règle de trois, du produit en croix
·Savoir sue le débit
d'un PSE est en ml/h
1)PM = 300UI / Kg / 24h
Poids de la patiente = 92 Kg
ð300 x 92 = 27600
UI / 24h
2)Pour savoir combien de ml de solvant je dois utiliser, il
faut d'abord que je sache combien de ml d'héparine je vais prélever.
Sachant que la seringue n'est préparée que pour 12h, il
me faut la moitié de la dose totale soit 13800 UI (27600/2)
1ml-->5000 UI
? ml -->13800 UI(13800 x 1) / 5000 = 2,76 ml d'héparine
Le débit prescrit est de 2ml/h
Le temps de passage de la seringue est de 12h
Le volume de la seringue à préparer correspond au temps
multiplié par le débit soit 12h x 2ml = 24 ml
Si je récapitule :
Je dois préparer une seringue de 24 ml pour 12h avec
13800 UI d'héparine soit 2,76ml.
Volume total – volume d'héparine = Volume de sérum
physiologique à ajouter --> 24 – 2,76 = 21,24
ml
Exercice
2 :
Vous travaillez en
pédiatrie et vous occupez ce jour de Nathan, admis quelques jours plus tôt pour
hyperthermie. Nathan est un petit garçon de 8 ans, qui mesure 1m35 et pèse 30
Kg.Les hémocultures prélevées le jour
de son admission se sont révélées positives et le germe retrouvé est sensible à
l'Oracilline.
La prescription est
donc la suivante :
·Oracilline,
suspension buvable : 75 000 UI / Kg / jour à répartir en 3 prises
Vous disposez de
flacons de 120 ml de suspension buvable dosés à 500 000 UI / 5ml. Chaque
flacon est muni d'une cuillère mesure de 5ml.
1)Calculez
le nombre de cuillère mesure par prise
2)Combien
de jours durera le flacon ?
Solution :
Savoirs à
mobiliser :
·Connaissance des
tables de multiplication, de division, de soustraction
·Connaissance de la
règle de trois, du produit en croix
1)Pour connaitre le nombre de cuillère mesure (CM)
nécessaire par prise, il faut décomposer les étapes :
a.Savoir combien d'UI d'ATB l'enfant a besoin / 24h puis
par prise
b.Savoir à combien de ml correspondent le nombre d'unités
trouvé
c.Savoir enfin, à combien de CM correspondent le nombre de
ml trouvé.
a)PM = 75 000 UI / Kg / jour en 3 prises
Poids de l'enfant = 30 Kg
ð75 000 x 30 =
2 250 000 UI / 24h
ð2 250 000 /
3 = 750 000 UI par prise
b)La suspension est dosée à 500 000 UI /5ml
5 ml-->
500 000 UI
? ml --> 750 000 UI(750 000 x 5) /
500 000 = 7,5ml / prise
c)Une cuillère mesure contient 5ml
1CM--> 5ml
? CM -->7,5ml(7,5 x 1) / 5 = 1,5 CM /
prise
2)Un flacon contient 120 ml de suspension buvable
Nathan a besoin de 3 prises par jour de 7,5ml chacune
...ou celui qui n'existe qu'à travers le harcèlement qu'il fait subir à autrui !
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"LE HARCÈLEMENT MORAL - LA VIOLENCE PERVERSE AU QUOTIDIEN" - MARIE FRANCE HIRIGOYEN
"Le bourreau ou "pervers narcissique" peut être un homme ou une femme ; la violence morale
n'est pas l'apanage des seuls hommes, bon nombre de femmes sont des
tyrans domestiques ; les médias donnent trop souvent l'impression que
les harceleurs sont tous des hommes et nous devons bannir ce jugement
erroné, les hommes victimes ont tout simplement plus de mal à parler de
leurs souffrances. Quel que soit son sexe, son âge, sa nationalité, le bourreau a toujours le même comportement,
il vampirise sa victime, buvant son énergie vitale.
On peut mettre des
années avant de se rendre compte du processus de destruction mis en
place. Au commencement il peut n'y avoir que des petites brimades, des
phrases anodines mais méprisantes, pleines de sous entendus blessants,
avilissants, voir violents, c'est la répétition constante de ces actes
qui rend l'agression évidente. Souvent un incident vient déclencher la
crise qui amène l'agresseur à dévoiler son piège ; en règle générale,
c'est la prise de conscience de la victime, et ses sursauts de révolte,
qui vont déclencher le processus de mise à mort : car il peut y avoir
véritable mise à mort psychique, où l'agresseur n'hésitera pas à
employer tous les moyens pour parvenir à ces fins: anéantir sa proie.
Le
"pervers narcissique" est une personne totalement dépourvue d'empathie,
qui n'éprouve aucun respect pour les autres, qu'il considère comme des
objets utiles à ses besoins de pouvoir, d'autorité. Il a besoin
d'écraser pour exister : et la proie rêvée reste l'enfant fragile et
malléable, avec sa confiance illimitée et sa soif d'amour et de
reconnaissance.
Le bourreau ne possède pas de personnalité propre,
elle est forgée sur des masques dont il change suivant les besoins,
passant de séducteur paré de toutes les qualités, à celui de victime
faible et innocente, ne gardant son véritable visage de démon que pour
sa victime. Et encore peut il jouer avec elle au chat et à la souris,
faisant patte de velours pour mieux la tenir, puis sortant ses griffes
lorsqu'elle cherche à s'évader.
Ce sont souvent des êtres doués d'une intelligence machiavélique, leur permettant d'élaborer des pièges très subtils. Ils
culpabilisent à outrance leur proie, ne supportent pas d'avoir tort,
sont incapables de discussions ouvertes et constructives ; ils bafouent
ouvertement leur victime, n'hésitant pas à la dénigrer, à l'insulter
autant que possible sans témoins, sinon ils s'y prennent avec subtilité,
par allusions, tout aussi destructrices, mais invisibles aux regards
non avertis.
Méfions-nous de son apparence séduisante. Le pervers
narcissique est un vampire, sans affect, qui aspire la substance vitale
de sa victime jusqu'à l'anéantir. Un Narcisse, au sens du Narcisse
d'Ovide, est quelqu'un qui croit se trouver en se regardant dans le
miroir. Sa vie consiste à chercher son reflet dans le regard des autres.
L'autre n'existe pas en tant qu'individu mais en tant que miroir. Un
Narcisse est une coque vide qui n'a pas d'existence propre ; c'est un
pseudo, qui cherche à faire illusion pour masquer son vide. Son destin
est une tentative pour éviter la mort. C'est quelqu'un qui n'a jamais
été reconnu comme un être humain et qui a été obligé de se construire un
jeu de miroirs pour se donner l'illusion d'exister. Comme un
kaléidoscope, ce jeu de miroirs a beau se répéter et se multiplier, cet
individu reste construit sur du vide.
Le Narcisse, n'ayant pas de
substance, va se brancher sur l'autre et, comme une sangsue, essayer
d'aspirer sa vie. Etant incapable de relation véritable, il ne peut le
faire que dans un registre pervers, de malignité destructrice.
Incontestablement, les pervers ressentent une jouissance extrême,
vitale, à la souffrance de l'autre et à ses doutes, comme ils prennent
plaisir à asservir l'autre et à l'humilier. Tout commence et s'explique
par le Narcisse vide, construction en reflet, à la place de lui-même et
rien à l'intérieur, de la même manière qu'un robot est construit pour
imiter la vie, avoir toutes les apparences ou toutes les performances de
la vie, sans la vie. Le dérèglement sexuel ou la méchanceté ne sont que
les conséquences inéluctables de cette structure vide. Comme les
vampires, le Narcisse vide a besoin de se nourrir de la substance de
l'autre. Quand il n'y a pas la vie, il faut tenter de se l'approprier
ou, si c'est impossible, la détruire pour qu'il n'y ait de vie nulle
part.
Les pervers narcissiques sont envahis par un autre dont ils ne
peuvent se passer. Cet autre n'est même pas un double, qui aurait une
existence, seulement un reflet d'eux-mêmes. D'où la sensation qu'ont les
victimes d'être niées dans leur individualité. La victime n'est pas un
individu autre, mais seulement un reflet. Toute situation qui remettrait
en question ce système de miroirs, masquant le vide, ne peut
qu'entraîner une réaction en chaîne de fureur destructrice. Les pervers
narcissiques ne sont que des machines à reflets qui cherchent en vain
leur image dans le miroir des autres.
Ils sont insensibles, sans
affect. Comment une machine à reflets pourrait-elle être sensible? De
cette façon, ils ne souffrent pas. Souffrir suppose une chair, une
existence. Ils n'ont pas d'histoire puisqu'ils sont absents. Seuls des
êtres présents au monde peuvent avoir une histoire. Si les pervers
narcissiques se rendaient compte de leur souffrance, quelque chose
commencerait pour eux. Mais ce serait quelque chose d'autre, la fin de
leur précédent fonctionnement. Les pervers narcissiques sont des
individus mégalomanes qui se posent comme référents, comme étalon du
bien et du mal, de la vérité. On leur attribue souvent un air
moralisateur, supérieur, distant. Même s'ils ne disent rien, l'autre se
sent pris en faute. Ils mettent en avant leurs valeurs morales
irréprochables qui donnent le change et une bonne image d'eux-mêmes. Ils
dénoncent la malveillance humaine. Ils présentent une absence totale
d'intérêt et d'empathie pour les autres, mais ils souhaitent que les
autres s'intéressent à eux. Tout leur est dû. Ils critiquent tout le
monde, n'admettent aucune mise en cause et aucun reproche. Face à ce
monde de pouvoir, la victime est forcément dans un monde de failles.
Montrer celles des autres est une façon de ne pas voir ses propres
failles, de se défendre contre une angoisse d'ordre psychotique. Les
pervers entrent en relation avec les autres pour les séduire. On les
décrit souvent comme des personnes séduisantes et brillantes. Une fois
le poisson attrapé, il faut seulement le maintenir accroché tant qu'on
en a besoin. Autrui n'existe pas, il n'est pas vu, pas entendu, il est
seulement utile. Dans la logique perverse, il n'existe pas de notion de
respect de l'autre.
La séduction perverse ne comporte aucune
affectivité, car le principe même du fonctionnement pervers est d'éviter
tout affect. Le but est de ne pas avoir de surprise. Les pervers ne
s'intéressent pas aux émotions complexes des autres. Ils sont
imperméables à l'autre et à sa différence, sauf s'ils ont le sentiment
que cette différence peut les déranger. C'est le déni total de
l'identité de l'autre, dont l'attitude et les pensées doivent être
conformes à l'image qu'ils se font du monde. La force des pervers est
leur insensibilité. Ils ne connaissent aucun scrupule d'ordre moral.
Ils ne souffrent pas. Ils attaquent en toute impunité car même si, en
retour, les partenaires utilisent des défenses perverses, ils ont été
choisis pour n'atteindre jamais à la virtuosité qui les protégerait.
Les
pervers peuvent se passionner pour une personne, une activité ou une
idée, mais ces flambées restent très superficielles. Ils ignorent les
véritables sentiments, en particulier les sentiments de tristesse ou de
deuil. Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du
ressentiment avec un désir de revanche. Cela explique la rage
destructrice qui s'empare d'eux lors des séparations. Quand un pervers
perçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir
illimité d'obtenir une revanche. Ce n'est pas, comme chez un individu
coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c'est une rancune
inflexible à laquelle le pervers applique toutes ses capacités de
raisonnement. Les pervers, tout comme les paranoïaques, maintiennent
une distance affective suffisante pour ne pas s'engager vraiment.
L'efficacité de leurs attaques tient au fait que la victime ou
l'observateur extérieur n'imaginent pas qu'on puisse être à ce point
dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de
l'autre.
Le partenaire n'existe pas en tant que personne mais en
tant que support d'une qualité que les pervers essaient de s'approprier.
Les pervers se nourrissent de l'énergie de ceux qui subissent leur
charme. Ils tentent de s'approprier le narcissisme gratifiant de l'autre
en envahissant son territoire psychique. Le problème du pervers
narcissique est de remédier à son vide. Pour ne pas avoir à affronter ce
vide (ce qui serait sa guérison), le Narcisse se projette dans son
contraire. Il devient pervers au sens premier du terme: il se détourne
de son vide (alors que le non pervers affronte ce vide). D'où son amour
et sa haine pour une personnalité maternelle, la figure la plus
explicite de la vie interne. Le Narcisse a besoin de la chair et de la
substance de l'autre pour se remplir. Mais il est incapable de se
nourrir de cette substance charnelle, car il ne dispose même pas d'un
début de substance qui lui permettrait d'accueillir, d'accrocher et de
faire sienne la substance de l'autre. Cette substance devient son
dangereux ennemi, parce qu'elle le révèle vide à lui-même.
Les
pervers narcissiques ressentent une envie très intense à l'égard de ceux
qui semblent posséder les choses qu'ils n'ont pas ou qui simplement
tirent plaisir de leur vie. L'appropriation peut être sociale, par
exemple séduire un partenaire qui vous introduit dans un milieu social
que l'on envie: haute bourgeoisie, milieu intellectuel ou artistique...
Le bénéfice de cette opération est de posséder un partenaire qui permet
d'accéder au pouvoir. Ils s'attaquent ensuite à l'estime de soi, à la
confiance en soi chez l'autre, pour augmenter leur propre valeur. Ils
s'approprient le narcissisme de l'autre.
Pour des raisons qui
tiennent à leur histoire dans les premiers stades de la vie, les pervers
n'ont pas pu se réaliser. Ils observent avec envie que d'autres
individus ont ce qu'il faut pour se réaliser. Passant à côté
d'eux-mêmes, ils essaient de détruire le bonheur qui passe près d'eux.
Prisonniers de la rigidité de leurs défenses, ils tentent de détruire la
liberté. Ne pouvant jouir pleinement de leur corps, ils essaient
d'empêcher la jouissance du corps des autres, même chez leurs propres
enfants. Etant incapables d'aimer, ils essaient de détruire par cynisme
la simplicité d'une relation naturelle.
Pour s'accepter, les pervers
narcissiques doivent triompher et détruire quelqu'un d'autre en se
sentant supérieurs. Ils jouissent de la souffrance des autres. Pour
s'affirmer, ils doivent détruire. Il y a chez eux une exacerbation
de la fonction critique qui fait qu'ils passent leur temps à critiquer
tout et tout le monde. De cette façon, ils se maintiennent dans la
toute-puissance : Si les autres sont nuls, je suis forcément meilleur qu'eux. Le
moteur du noyau pervers, c'est l'envie, le but de l'appropriation.
L'envie est un sentiment de convoitise, d'irritation haineuse à la vue
du bonheur, des avantages d'autrui. Il s'agit d'une mentalité d'emblée
agressive qui se fonde sur la perception de ce que l'autre possède et
dont on est dépourvu. Cette perception est subjective, elle peut même
être délirante. L'envie comporte deux pôles : l'égocentrisme d'une part
et la malveillance, avec l'envie de nuire à la personne enviée, d'autre
part. Cela présuppose un sentiment d'infériorité vis-à-vis de cette
personne, qui possède ce qui est convoité. L'envieux regrette de voir
l'autre posséder des biens matériels ou moraux, mais il est plus
désireux de les détruire que de les acquérir. S'il les détenait, il ne
saurait pas quoi en faire. Il ne dispose pas de ressources pour cela.
Pour combler l'écart qui sépare l'envieux de l'objet de sa convoitise,
il suffit d'humilier l'autre, de l'avilir.
Ce que les pervers
envient, avant tout, c'est la vie chez l'autre. Ils envient la réussite
des autres, qui les met face à leur propre sentiment d'échec, car ils ne
sont pas plus contents des autres qu'ils ne le sont d'eux-mêmes; rien
ne va jamais, tout est compliqué, tout est une épreuve. Ils imposent aux
autres leur vision péjorative du monde et leur insatisfaction chronique
concernant la vie. Ils cassent tout enthousiasme autour d'eux,
cherchent avant tout à démontrer que le monde est mauvais, que les
autres sont mauvais, que le partenaire est mauvais. Par leur pessimisme,
ils entraînent l'autre dans un registre dépressif pour, ensuite, le lui
reprocher.
Le désir de l'autre, sa vitalité, leur montre leurs
propres manques. On retrouve là l'envie, commune à bien des êtres
humains, du lien privilégié que la mère entretient avec son enfant.
C'est pour cela qu'ils choisissent le plus souvent leurs victimes parmi
des personnes pleines d'énergie et ayant goût à la vie, comme s'ils
cherchaient à s'accaparer un peu de leur force. L'état d'asservissement,
d'assujettissement de leur victime à l'exigence de leur désir, la
dépendance qu'ils créent leur fournit des témoignages incontestables de
la réalité de leur appropriation. L'appropriation est la suite logique de l'envie. Les
biens dont il s'agit ici sont rarement des biens matériels. Ce sont des
qualités morales, difficiles à voler : joie de vivre, sensibilité,
qualités de communication, créativité, dons musicaux ou littéraires...
Lorsque le partenaire émet une idée, les choses se passent de telle
façon que l'idée émise ne reste plus la sienne mais devient celle du
pervers. Si l'envieux n'était pas aveuglé par la haine, il pourrait,
dans une relation d'échange, apprendre comment acquérir un peu de ces
dons. Cela suppose une modestie que les pervers n'ont pas.
Les
pervers narcissiques s'approprient les passions de l'autre dans la
mesure où ils se passionnent pour cet autre ou, plus exactement, ils
s'intéressent à cet autre dans la mesure où il est détenteur de quelque
chose qui pourrait les passionner. On les voit ainsi avoir des coups de dur puis des rejets brutaux et irrémédiables. L'entourage comprend mal
comment une personne peut être portée aux nues un jour puis démolie le
lendemain. Les pervers absorbent l'énergie positive de ceux qui les
entourent, s'en nourrissent et s'en régénèrent, puis ils se débarrassent
sur eux de toute leur énergie négative.
La victime apporte
énormément, mais ce n'est jamais assez. N'étant jamais contents, les
pervers narcissiques sont toujours en position de victime, et la mère
(ou bien l'objet sur lequel ils ont projeté leur mère) est toujours
tenue pour responsable. Les pervers agressent l'autre pour sortir de la
condition de victime qu'ils ont connue dans leur enfance. Dans une
relation, cette attitude de victime séduit un partenaire qui veut
consoler, réparer, avant de le mettre dans une position de coupable.
Lors des séparations, les pervers se posent en victimes abandonnées, ce
qui leur donne le beau rôle et leur permet de séduire un autre
partenaire, consolateur.
Les pervers se considèrent comme
irresponsables parce qu'ils n'ont pas de subjectivité véritable. Absents
à eux-mêmes, ils le sont tout autant aux autres. S'ils ne sont jamais
là où on les attend, s'ils ne sont jamais pris, c'est tout simplement
qu'ils ne sont pas là. Au fond, quand ils accusent les autres d'être
responsables de ce qui leur arrive, ils n'accusent pas, ils constatent :
puisque eux-mêmes ne peuvent être responsables, il faut bien que ce
soit l'autre. Rejeter la faute sur l'autre, médire de lui en le faisant
passer pour mauvais permet non seulement de se défouler, mais aussi de
se blanchir. Jamais responsables, jamais coupables : tout ce qui va mal
est toujours de la faute des autres. Ils se défendent par des
mécanismes de projection : porter au crédit d'autrui toutes leurs
difficultés et tous leurs échecs et ne pas se mettre en cause. Ils se
défendent aussi par le déni de la réalité. Ils escamotent la douleur
psychique qu'ils transforment en négativité. Ce déni est constant, même
dans les petites choses de la vie quotidienne, même si la réalité prouve
le contraire. La souffrance est exclue, le doute également. Ils doivent
donc être portés par les autres. Agresser les autres est le moyen
d'éviter la douleur, la peine, la dépression.
Les pervers
narcissiques ont du mal à prendre des décisions dans la vie courante et
ont besoin que d'autres assument les responsabilités à leur place. Ils
ne sont pas autonomes, ne peuvent se passer d'autrui, ce qui les conduit
à un comportement collant et à une peur de la séparation ; pourtant,
ils pensent que c'est l'autre qui sollicite la sujétion. Ils refusent de
voir le caractère dévorant de leur accrochage à l'autre, qui pourrait
entraîner une perception négative de leur propre image. Cela explique
leur violence face à un partenaire trop bienveillant ou réparateur. Si
au contraire celui-ci est indépendant, il est perçu comme hostile et
rejetant. "
Les deux proposent des offres d'emploi pour les infirmier(e)s. On peut notamment déposer son CV en ligne (en anonyme si l'on est déjà en poste, petit argument supplémentaire)
Et si on s'inscrit sur l"un, on est également inscrit sur l'autre (comme ça on ne perd pas trop de temps)
Avant d'aller en stage en IFSI, je m'étais dit que ce serait pour moi l'occasion de voir si mon projet pro tenait la route, si les représentations que j'avais de l'enseignement n'étaient pas qu'illusion... Et bien non ! A l'IFSI, je suis chez moi ! J'adore ce boulot !
En stage, je participe à tout ce qu'il m'ait donné de voir : du TD sur les calculs de dose au cours magistral sur la chambre implantable, en passant par le retour de stage des étudiants, j'interviens dès que j'en ai l'occasion.
Franchement, j'vous jure : c'est ça que je veux faire ! Malheureusement, je ne pense pas en avoir l'occasion en sortie d'IFCS :(( Il me faudra patienter un peu...
Je suis impressionnée de voir à quelle vitesse passe le temps ! Voilà déjà 3 mois que je suis en formation. Si je fais un petit bilan trimestriel, je dirai que c'est plutôt positif :
- J'ai rendu mon devoir de sociologie début novembre (mais je n'aurai ma note qu'en janvier)
- J'ai passé mon oral de comm' et le résultat est plutôt encourageant (19,5/20) même s'il parait peu objectif (la majorité des étudiants ayant eu des notes de ce style;)) [Un des membres du jury nous a dit que nous méritions nos notes puisque nous répondions aux critères d'évaluation.... Et qu'il était temps que les IDE arrêtent de s'auto-flageller et acceptent ces très bons résultats. LOL]
- J'ai pas mal avancé dans mon travail de recherche et mon directeur de mémoire est satisfait de ce début. La problématique que j'ai choisie est la suivante : En quoi le soutien du cadre lors de l'accueil d'un nouvel arrivant favorise-t-il l'intégration de ce dernier ? Sociologie compréhensive, socialisation professionnelle...ça me plait bien ! [Ben oui, comme le pensent certains...je suis peut être au pays des Bisounours mais, en même temps, si tout le monde s'en bas les cacahuètes, ça fera pas avancer le chmilblik !]
Bref...après ces 4 semaines passées à Dijon, retour chez moi pour 1 mois : l'heure du deuxième stage a sonné. Direction l'IFSI ! Je sens que ça va me plaire.
Il vaudrait mieux parce que nous devons tous mener au moins 2 séquences de formation et qu'au retour de stage, nous sommes tenus de rendre compte des nos interventions auprès des étudiants afin de valider 2 unités d'enseignement. (1 écrit + 1 oral)
Je viens de lire les 50 mails qui m'attendaient bien au chaud dans ma boîte électronique. Je viens aussi de lire les 20 commentaires qui attendaient eux aussi sur ce blog. Je suis désolée de n'avoir pu répondre à tout le monde mais j'ai comme qui dirait...ÉNORMÉMENT de boulot.
A ceux qui veulent les DDSI, il faut me les demander en message privé et bien me noter votre mail car il y a plein d'étudiants à qui je n'ai pas pu répondre à cause de ça.
Pour ceux qui passe les concours, je ne saurai que trop vous conseiller de faire le tour des articles liés au concours (ET DES COMMENTAIRES rattachés) dans la rubrique "Etudiants infirmiers" Vous trouverez surement des réponses à vos questions.
A l'IFCS j'ai pas internet et...honnêtement, j'ai pas le temps d'y aller. J'ai passé ce matin un oral sur l'information et la communication. Sans mentir, j'ai du passer plus de 20h à le préparer ! 20h pour 5 minutes d'exposé en groupe, 7 minutes d'exposé individuel et 20 minutes d'échange avec le jury. Conclusion du jury à l'ensemble du groupe de 5 que nous étions : "on voit qu'il y a du boulot. Je vous félicite" Bien sûr, il y a eu quelques petites remarques "négatives" (si je puis dire) mais dans l'ensemble je suis quand même plutôt satisfaite du rendu. Les notes...lundi
Vous comprendrez donc que j'ai assez peu de temps pour vous répondre mais par contre, je lis bien tout ce que vous m'envoyez. En tout cas, MERCI pour vos compliments, pour vos encouragements, pour votre fidélité sur ce blog.