Lettre ouverte d'un IADE à la profession infirmière
(OU HISTOIRE DE VOIR A QUEL POINT LE GOUVERNEMENT SE FOUT DE NOUS!)
Écrit par Eric DELMAS
18-01-2010
Lettre ouverte d'un IADE à la profession infirmière
Réaction d'Eric Delmas au protocole de "revalorisation salariale"
17 janvier 2010
Le projet de réforme du ministère est la pire escroquerie jamais proposée dans le monde la santé, et c'est bien sûr les infirmiers qui doivent en être les dupes. C'est une escroquerie dont l'évidence saute immédiatement aux yeux des plus âgés d'entre-nous mais qui concerne de la même manière les plus jeunes.
Passage en catégorie A sédentaire : Cela aura trois impacts très négatifs sur nos carrières et sur notre vie personnelle.
1/ Perte du droit de partir en retraite avant 60 ans.
Théoriquement il semble impossible de partir en retraite avant 60 ans vu les 41 annuités de cotisation exigées (et bientôt 42). Pourtant en cumulant les droits naturellement acquis et les abattements liés à l'exercice actif en fonction publique (1 an tous les 10 ans), voire en y ajoutant les décotes liées à l'éducation des enfants, nombreux sont ceux qui pourraient partir à taux plein avant 60 ans. Avec cette réforme, c'est fini et, même 60 ans deviendra un horizon difficile à atteindre pour beaucoup d'entre-nous.
À titre d'exemple, célibataire sans enfant, je pense partir à la retraite vers 57 ans à taux plein alors que je devrai attendre au moins 61 ans dans le nouveau système et que je ne bénéficierai de l'augmentation annoncée (et fausse en plus) que de 2015 à 2018 !
2/ Perte de la décote des fonctionnaires actifs.
Comme je viens de le dire cette décote peut faire gagner jusqu'à 4 ans de cotisations si l'on conserve le statut actif et que l'on refuse le statut sédentaire. Certes les plus jeunes argueront que les augmentations de salaire annoncées compenseront cet inconvénient. C'est faux et je le prouve.
Non seulement les chiffres avancés sont faux car basés sur des calculs optimistes qui “oublient” opportunément qu'une partie de notre rémunération est fluctuante (prime annuelle) et dépend de paramètres sans rapport avec notre compétence, sans parler du fait que les grilles à deux niveaux (classe normale et sup.) créent un différentiel injuste et de nature à fortement fausser ces chiffres apparemment merveilleux. En outre, ceux qui refuseront auront aussi des augmentations, même si elles resteront très faibles. C'est donc le différentiel qu'il faut étudier et non les données brutes.
Enfin, ces chiffres méprisent notre profession en omettant de remarquer que notre formation (de Bac + 3 à Bac + 5), nos responsabilités professionnelles et les risques que nous subissons sont sans rapport avec les grilles actuelles. Il suffit de se comparer à des professions extérieures à la santé pour s'en convaincre. Récemment la grève des conducteurs du RER A à Paris nous a prouvé à quel point notre salaire est misérable et méprisant. Le retard est de l'ordre de 25 à 40% et l'on nous propose au mieux que 4% d'augmentation.
3/ Perte des heures supplémentaires réellement effectuées.
Les sédentaires (demandez à vos cadres) ont un quota d'heures supplémentaires qu'ils dépassent allègrement sans les récupérer. Voulez-vous ouvrir cette boîte de Pandore et travailler 48 heures payées 35 ?
Que cache le gouvernement derrière cette réforme ?
Il y a plusieurs raisons pour expliquer l'urgence du gouvernement :
1/ retarder les départs en retraite des infirmiers, ou plutôt les étaler sur une dizaine d'années au lieu d'assister à une envolée de moineaux entre 2012 et 2015 (tiens quel hasard que ces dates correspondent à celles annoncées pour la réforme). Ainsi il serait plus facile de limiter la casse dans le secteur de santé car on va au devant d'un véritable tsunami politique qui devrait mettre la population française dans la rue quand les soins ne seront plus possibles faute de soignants. À ce moment là croyez bien que le gouvernement sera moins à l'aise pour discuter avec ceux qui resteront sur le montant des augmentations de salaire et sur leur dates de départ en retraite.
2/ disposer d'effectifs infirmiers acceptables pour organiser les transferts de compétences médicales destinés à compenser les départs en retraite des médecins qui ne pourront guère être davantage retardés. Du coup on aura un système où l'on verra nos responsabilités augmenter sans reconnaissance statutaire et salariale. Double bonus pour Sarkozy !
3/ poursuivre la politique de restriction envers la santé destinée à devenir ce que même le système Thatcher ou Bush n'avaient jamais osé rêver.
Il ne faut pas oublier que nous avons vécu une répétition générale de ce principe avec la réforme du statut des sage-femmes. On les a mise en statut médical sans aucun avantage (l'augmentation de revenu fut plus que symbolique) mais avec tous les inconvénients sur la retraite, les heures supplémentaires et les responsabilités (donc les primes d'assurance). Avec les infirmiers, le gouvernement veut faire mieux encore.
Connaissant la pénibilité de notre travail et sachant que très peu d'infirmiers atteignent l'âge de la retraite quand ils ont exercé cette profession depuis le début de leur carrière professionnelle - durée de vie professionnelle de 12 ans actuellement - et que ceux qui partent en retraite le font le plus souvent en invalidité (donc avec moins de santé et moins d'argent), êtes-vous prêts à réduire encore plus vos chances d'en profiter pour le seul bénéfice d'un gouvernement qui s'échine à nier sa responsabilité collective dans le délabrement terrible de notre système de santé ?
Que se passera-t-il si nous refusons collectivement le nouveau système ?
1/ Le gouvernement se retrouvera à la fin de l'année avec une profession prête à se battre pour une vraie reconnaissance et avec... un an de moins pour la négocier.
2/ La situation de pré-implosion de la santé française aura continué de progresser et se verra encore mieux qu'aujourd'hui augmentant de fait la pression sur le gouvernement.
3/ La profession se sentant unie sur ce sujet sera mieux préparée à une lutte efficace si le gouvernement tente de nous imposer son système de force.
4/ Devant l'urgence de la situation, syndicats et ordre infirmier devront cesser leurs querelles ridicules pour agir ensemble pour la profession.
5/ La négociation pourra aborder tous les points actuellement en litige : vraie reconnaissance universitaire et seulement professionnelle pour tous les infirmiers (avec équivalence reconnue pour les plus anciens), vraie reconnaissance salariale de la compétence actuelle et des compétences que le futur nous amènera à exercer, formations adaptées à la mise en place du projet Berland de glissement de compétences, fin de la discrimination salariale par la mise en place de grilles de salaire linéaires, statut professionnel adapté à nos nouvelles responsabilités et compétences.
Voilà en quelques mots les axes de réflexion que je vous engage à développer et à diffuser largement en attendant que l'ordre infirmier réalise sa première vraie opération de prestige en prenant la tête de ce combat contre la destruction de nos professions.
Éric DELMAS, infirmier anesthésiste (IADE), ancien participant aux luttes infirmières de 1984 (décret de compétences), 1988 et 1991 (revalorisation de la profession infirmière et des spécialités), membre de la Coordination infirmière de 1988, partie prenante du projet d'ordre infirmier dès 1990, fondateur du premier site infirmier généraliste français (Infiweb) en 1996, participant aux mouvements de lutte infirmiers spécialisés et cadre de 2000 et 2001 qui ont abouti à une reconnaissance effective (grille de salaire en catégorie A active) de ces professions.
Je vous remercie de diffuser ce message sur tous les supports auxquels vous avez accès afin d'informer au mieux la profession.
Etant donné que l'anglais entre dans le programme des études infirmières, j'ai décidé de m'y (re)mettre. Depuis septembre, je prends des cours à raison d'1h30 par semaine en cours du soir à l'université pour tous ! Y'a 9 niveaux, j'ai repris au niveau 2...suis pas sortie de l'auberge !!!!
On dit que la langue française est compliquée, mais que dire de l'Anglais!
Français: 'de 1H58 à 2H02 : de une heure cinquante-huit à deux heures deux.'
Anglais: 'from two to two to two two'
Français : 'Trois sorcières regardent trois montres Swatch. Quelle sorcière regarde quelle montre Swatch ?'
Anglais: 'Three witches watch three Swatch watches. Which witch watch which Swatch watch??
Et maintenant pour les spécialistes... Français: 'Trois sorcières suédoises et transsexuelles regardent les boutons de trois montres Swatch suisses. Quelle sorcière suédoise transsexuelle regarde quel bouton de quelle montre Swatch suisse?' Anglais: (accrochez-vous): 'Three Swedish switched witches watch three Swiss Swatch watch switches. Which Swedish switched witch watch which Swiss Swatch watch switch?'
On peut aller se rhabiller avec nos chaussettes sèches !!....
Il y a une semaine, à 21h, nous t'emmenions aux urgences pédiatriques. Des vomissements depuis 3 jours avaient orienté le médecin de ville vers une gasto entérite... Mais ton état ne s'arrangeait pas et l'hypotonie couplée à la déshydratation nous ont alerté.Te voilà petite Léane au sein des murs de l'hôpital que papa et maman cotoient tous les jours...
La salle d'attente est pleine mais un bon vomissement de ta part les fait tous sortir :) Tu es out...tu dors sur mes genoux, l'attente est longue. Après 4h, l'interne de pédiatrie t'examine et conclue qu'il faut te réhydrater et qu'après avoir avalé un biberon de solution de rehydratation, tu pourras rentrer à la maison...
Sauf que tu ne bois plus rien depuis des heures et que tu refuses de toucher au biberon. Nous demandons qu'ils te gardent au moins une nuit mais l'auxiliaire nous assure que c'est impossible, que le service est plein...
Il est hors de question que tu rentres dans cet état. On se fait connaitre un peu plus, on use de notre "passe droit" d'infirmier de l hôpital...C'est moche mais ça marche ! dans le quart d'heure, tu est bilantée, perfusée et emmenée dans un box dans le service.
Il est 1h30 du matin...la réhydratation intra veineuse a commencé...tu dors dans ton petit lit. Je suis installée très inconfortablement dans un transat cassé et je ne parviens pas à trouver le sommeil.
Des enfants qui pleurent, des pompes qui alarment, les pousses seringues qui bipent, un scope dont le ding ding ding retenti dans les couloirs et la sonnette de l'entrée des urgences qui dans son "drunggggggggggg" annonce de nouveaux petits malades.
La puericultrice passe toutes les deux heures te surveiller...elle fait ainsi dans tous les box. La nuit est longue et courte à la fois.
Le lendemain, la pédiatre chef est inquiète. Ton ventre est balloné...Elle precrit une radio qui montre un fécalome...Puiqu on sait que maman est infirmière, on me laisse le soin de te faire le lavement qui donne en grande quantité.
Par précaution la pédiatre préfère te garder une nuit de plus...Une nuit passer recroquevillée à côté de toi dans ton lit car le transat à cédé et qu'il n'y a pas de lit d'appoint de disponible. Dans le box d'à côté, un petit garçon est entré en début d'apres midi et il pleure, il pleure, il pleure....le téléphone, les rires des soignantes dans les couloirs, les lumières, les pompes toujours...le scope aussi et le "drungggggggggg" de la porte d'entrée....
Même nuit que la précédente.... Les box ne sont pas isolés, ni phoniquement, ni thermiquement...Il fait chaud quand le radaiteur est allumé et froid qand il est éteind. il faut alterné, il n'y a pas de thermostat ! On entend tout ce qui se dit derrière les vitres de ta "petite chambre". Niveau confidentialité, c'est un peu limite (ma déformation professionnelle me fait avoir ce genre de pensée...)
La nuit, l'hôpital vit, il s'agite, il s'exécute pour le bien être de tous.
Vendredi soir, on décide de te laisser rentrer, il est 19h. Le WE est un peu difficle. Tu manges peu pour ne pas dire rien. On te force à boire...
Le lundi, tu recommences à vomir. Mamie te ramène aux urgences et on refait la même chose...radio, lavement mais pas d'hospiatlisation cette fois.
Tu rentres avec un traitement.
Aujourd'hui, tu vas meiux ma petite Léane...
Je tire mon chapeau à toutes les puericultrices et auxiliaires pour leur patience et leur dévoument pour nos chères têtes blondes !
Voilà le titre d un livre de 87 recettes à l'attention des patients dialysés, avec en deuxième partie tout un programme de saveurs pour apprendre l'art de remplacer le sel par les plantes aromatiques....
Ledit livre est édité par Copy Média Mérignac mais non distribué en librairie
États-Unis - L'équipe du Dr Kinney de la faculté de médecine de l'université d'Harvard a pu établir un lien entre un faible taux de sérotonine produit par le cerveau et le syndrome de la mort subite du nourrisson.
Les chercheurs ont examiné des échantillons de tissu du tronc cérébral de nourrissons décédés, dont trente-cinq du syndrome de la mort subite du nourrisson. C'est dans cette zone du cerveau qu'est produite la sérotonine. Cette molécule joue un rôle dans la régulation du sommeil, de la respiration, de la température corporelle, du rythme cardiaque, de la douleur et de l'anxiété.
Les chercheurs ont constaté que les nourrissons victimes du syndrome de mort subite avaient un taux de sérotonine 26% plus faible que les autres enfants décédés. Le taux de l'enzyme nécessaire à la synthèse de la sérotonine était aussi inférieur à celui des autres enfants (22% de moins).
Pour le Dr Kinney, le manque de sérotonine diminuerait la capacité des nourrissons à réagir normalement en cas d'une diminution de l'oxygène ou d'une élévation du taux de dioxyde de carbone accumulé en dormant sur le ventre.
Le syndrome de la mort subite du nourrisson touche les enfants dans leur première année de vie. Il est la troisième cause de décès infantile pour cette tranche d'âge.
...pour celui de ce matin, je dirais plutôt très épais !
Entendez bien sûr par delirium tremens (de sa vraie orthographe), la conséquence neurologique sévère du syndrôme de sevrage de l'alccol. Agitation, tremblements des membres, sueurs, trouble de la conscience, hallucinations....
Tant et si bien que ce matin, nous devions faire attention à la chèvre de la chambre 2 qui risquait de se carapater aux dires de son "propriétaire" qui lui lançait ses nougats à travers la pièce... jusqu'à ce que le délire empire et qu'il nous lance la carafe d'eau à la figure, suivi d'un vol d'adaptable...
Une belle frayeur, plusieurs bras musclés pour contenir l'homme, un peu de Valium et la situation fût maitrisée sans trop de dégâts.
Comme disait la pub : "je f'rai pô ça tous les jours ! "
Voilà -en gros- la petite annonce que j'ai trouvé dans le service hier :
"IFSI recherche infirmière pour dispenser cours sur hémodialyse et dialyse péritonéale"
Imaginez que j'ai sauté sur l'occasion !
Enseigner en IFSI...un de mes objectifs dans ma désirée fonction cadre.
J'ai 3 mois pour préparer un cours de 4h... Y'a intêret à trouver de quoi capter l'attention de mes futurs collègues !!! Heureusement, j'ai une collègue qui se lance avec moi...à deux c'est plus rigolo :))
Insultes, menaces, atteintes physiques, dégradations de matériel… un observatoire recense les agressions qui s'exercent à l'hôpital, et propose des pistes pour les prévenir.
La montée de la violence dans les établissements de soins, illusion ou réalité ?
Une hausse mais des biais
Toutes formes confondues, le nombre de signalements de violences dans les établissements est passé de 2 690 en 2006 à 3 433 en 2008. Il devrait continuer à progresser en 2009.
Parmi ces signalements, il faut distinguer les « atteintes au personnel », comptant pour 89 % des signalements, des « atteintes aux biens » (vols, dégradations de matériel) qui représentent 11 % du total.
Il faut préciser que les chiffres de l'observatoire ne sont recueillis que depuis 2005, décision prise à la suite du meurtre d'une infirmière et d'une aide-soignante à l'hôpital psychiatrique de Pau.
Premier biais : les données recueillies par système déclaratif progressent de façon mécanique car les établissements prennent connaissance du dispositif petit à petit. Le secteur public regroupe quelque 90% des établissements ayant déclaré des actes violents.
Second biais : le mode déclaratif est lié au vécu et à la sensibilité de chacun. Le seuil de tolérance varie avec le service et les personnes, certains faits seront déclarés dans un établissement et pas dans un autre…
Les victimes sont à 82% le personnel de l'établissement, 10% sont des patients. Parmi les signalements d'atteintes à la personne recensées en 2008, 60% sont de niveau 3 (violences volontaires, atteintes à l'intégrité physique, bousculades, crachats, coups, menaces avec arme, agressions sexuelles). Les atteintes à la personne de niveau 2 (menaces d'atteinte à l'intégrité physique ou aux biens de la personne, menaces de mort, port d'armes) représentent 20%, et les atteintes de niveau 1 (injures, insultes et provocations sans menaces) aussi 20%.
Les violences les plus graves, de niveau 4 (homicides, violences volontaires entraînant mutilation ou infirmité permanente) comptent pour 1 %. Les services les plus touchés par ces violences sont la psychiatrie (52 %) et les urgences (14 %).
Peu de plaintes déposées
Quelques pistes ont été proposées pour lutter contre ce phénomène : favoriser l'adaptation technique et organisationnelle des services touchés par la violence, dispenser des formations spécifiques au personnel qui y est confronté (gestion du stress, prise en charge de la violence), et enfin approfondir une politique de sécurisation des hôpitaux, en lien avec les services de police.
En dépit de ces constats, un paradoxe : 83 % des actes violents déclarés ne sont suivis d'aucune plainte ou déclaration de main courante. Cela peut s'expliquer par la lourdeur des procédures, la non-réponse de l'institution judiciaire.
1°) OUI, il y a des fautes parce que je vais relativement vite pour écrire mes articles et que je nai pas toujours le temps de me relire et si ça en gêne certains, je propose que l'on me renvoie les corrections...
2°) NON, je ne me plains pas et s'il y en a d'entre vous qui adorent TOUT dans notre belle profession même le vomito ou les diarrhées profuses, tant mieux, continuez...je n'ai pas cette classe mais je fais quand même mon boulot et n'en changerai pas !
3°) Aux cadres qui se croient supérieur(e)s...je vous salue bien bas ! J'en connais des tonnes des cadres qui font des fautes et ce sont de loin ceux que je préfèrent car EUX, au moins, ils ne rabaissent pas les autres...
Et ce ne sont pas quelques commentaires à la c** ou qq FOTES D'ORTHO GRAF qui vont m'arreter dans mon projet
4°) Si ça vous dérange de venir sur ce blog, vous pouvez librement cliquer sur le petit carré rouge avec une croix en haut à droite de cette page...on ne vous a pas demandé de rester !
C'est quand même dingue et un peu maso de votre part d'y revenir aussi souvent non ?!
SANS RANCUNE AUCUNE
Gaetan écrit le mercredi 20 janvier 2010, A 17:57
J'ai entendu une fois à la radio que l'absence de fautes d'orthographe témoignait d'une psychorigidité et/ou d'un perfectionnisme malsain, et c'est ma foi très crédible comme théorie... Mais bon tout ça c'est le même problème que ceux qui se plaignent qu'il n'y a que des émissions de m**** à la télé ou la radio: eh ben éteignez là alors, ou faites mieux si vous vous en sentez capable!
Tous les mois en hémodialyse, nous réalisons des bilans biologiques... Il y a donc le bilan mensuel, puis le bilan trimestriel, le bilan semestriel et le bilan ANNUEL (que mes chères collègues se font un plaisir de préparer en ce moment...Dans ces cas là, je ne regrette pas d'être en néphro plutôt qu'en hémo!)
Des tubes, toujours des tubes..des verts, des rouges, des mauves, des bleus pour le sang, des jaunes pour le pipi et des bocaux pour couronner le tout !
Des bons à remplir par dizaine : des blancs, des verts, des roses, en simple ou double exemplaires...
Alors, quand c'est l'heure des préparatifs, on étale tout, on dispatche, on coche, on "fluote", on colle les etiquettes, on plie, on met en sachet et on met dans le bac des patients en attendant de les prélever...
PS : A TOUS CEUX QUI PENSENT QUE JE ME PLAINS...DETROMPEZ VOUS, C'EST A PRENDRE A UN DEGRE QUE VOUS NE CONNAISSEZ SUREMENT PAS ALORS...DEHORS! J'ADORE MON TAF ET JE NE LE LACHERAI POUR RIEN AU MONDE
Avant de commencer à lire ce très long texte, je tiens à préciser que je ne donne pas de noms en dehors de celui du concerné Maxime Walter.
Je ne porte pas non plus de jugement dans cet article car je tiens énormément à ce que vous vous le fassiez seuls. Je n'influencerais donc personne dans mes propos (sur cet article ...).
Enfin, je remercie d'avance, ceux qui auront le courage de lire ceci jusqu'à la fin
Dimanche 21 Septembre 2008 :
Il est 10h00. Maxime, son Papa ainsi que certains amis partent en promenade de "décrassage" dans la forêt du Neuhof. 45 Minutes plus tard (10h45), dans une descente, Maxime chute. Tombant lourdement sur le guidon de son vélo. Il se relève et immédiatement se rassoit. Il se plaind de fortes douleurs dans le ventre. Un des amis prévient les pompiers, qui arrivent au bout de quelques minutes seulement (la caserne étant à proximité). Ils le prennent en charge et l'ammène à l'hôpital.
La famille proche de Maxime se rend immédiatement dans cet hôpital. Les pompiers arrivent à leur tour. Maxime est installé sur une chaise roulante. Il souhaite aller aux toilettes mais à trop mal pour marcher seul. Son teint est livide, ses lèvres blanches. Une infirmière constate du sang dans ses urines.
Maxime et ses parents sont installés dans un box d'urgence en attendant qu'un médecin les prennent en charge. Un jeune médecin arrive, l'osculte, lui pose des questions. Il répète qu'il a mal au ventre. On l'ammène en Echographie.
Maxime et ses parents attendent environs 10 minutes. Il a de plus en plus mal et commence à avoir froid. Passage à l'échographie ... Il souffre énormément lorsqu'il change de position pour les échographie, surtout lorsqu'il doit s'allonger sur le dos.
l'Echographe désigne les parties noires sur l'écran ... elles représentent le sang.
Il fait remarquer à l'Aide Soignante que ce n'est pas normal qu'il ne soit pas encore perfusé pour les douleurs et qu'il n'est plus necessaire d'aller faire un Scanner .. l'Urgence vitale : Perfusion & Bloc opératoire ... Immédiatement !
En effet, Maxime souffre d'une Hémorragie interne. La rate est endommagée suite à sa chute.
Cette fois accompagnés de l'Aide Soignante, tout le monde prend la direction des urgences dans le même box.
Ils cherchent le dossier ... Ce n'est pas le bon. On envoie une personne de la famille à l'accueil pour récupérer le bon dossier. Elle se fait renvoyer de l'accueil. Une dame lui dit qu'elle s'en occupe. Elle revient, c'est encore le mauvais dossier.
La perfusion n'est toujours pas en place, après 45 minutes. Il est maintenant 12h45. Maxime a fait sa chute il y a environ 2 heures.
Maxime se plaind de douleurs à l'épaule gauche. On lui dit que ce n'est pas le plus important .. "On verra cela plus tard" ...
Il a mal, il veut qu'on le soulage.
Finalement, le dossier est retrouvé. On tente de le perfuser. On ne trouve pas la veine. Après plusieurs essais, on appel une 2ème personne .. même résultat .. On ne trouve pas la veine. Une 3ème personne arrive et constate que la perfusion ne peut pas se faire.
Elle demande : "Avez vous pris la Tension ?" .. Réponse : "Ah .. Non"
On prend la tension de Maxime. Et là ... Panique. La tension est très très basse ...
On place des appareils sur le lit où Maxime est installé. Puis, les Infirmières partent au Bloc Opératoire avec Maxime. Il est maintenant 13h00. La famille attends dehors. Elle attend des réponses.
Au bout d'1 heure, deux Hommes sortent pour annoncer que dès que l'état de Maxime sera stable, ils pourront le mettre en réanimation. La famille demande : "Stabiliser .. Qu'es ce que ça veut dire ?!" On leur répond : " Il faut trouver plus de tension ou de pression artérielle".
Ils demandent alors que risque t-il d'arriver. "La rate est très endommagée, il faut procéder à une ablation de celle ci." Une de ces personnes les rassurent alors ... "Ne vous inquietez pas. C'est une opération bénigne. On vit, de nos jours, très bien sans cet organe." Cette personne rajoute qu'il est inutile d'attendre devant. Cela ne prendra pas bien longtemps. On leur désigne la salle d'attente.
Mais ... Les parents de Maxime, anxieux, restent tout de même devant la porte. Le temps passe ... Ils appelent le médecin de famille ... Il les rassure à son tour "La rate n'est pas un organe vital". Seuls quelques médicaments seront à prendre. Puis, une personne qu'ils ont déjà vus en Urgence se dirige vers eux ... "Cela prendra quand même un certains temps. Ce n'est pas la peine de rester là, je vous préviendrez dès que cela sera terminé. Venez avec moi dans le local d'Urgence. Comme ça je vous verrais et pourrais vous prévenir tout de suite."
Ils (les parents) l'accompagnent dans le Local des Urgences. Ils attendent. Une infirmière arrive et leurs dit : " Tout s'est bien passé, Maxime va beaucoup mieux, mais par précaution nous allons lui faire passer un scanner pour vérifier que les autres organes ne sont pas touchés. Après le Scanner, il sera transféré en Réanimation. Je vous chercherais à ce moment là."
Ils attendent ... Il est environ 13h45. La même personne revient pour les emmener vers le service de Réanimation. Arrivés dans le sas d'entrée de la Réanimation, on leur explique le fonctionnement sanitaire. Puis, ils attendent encore .. (l'installation de Maxime n'est pas terminée).
Vers 14h15, ils entrent dans la chambre de Maxime : - Des poches de transfusion étaient en place. - Il vomissait du sang par jets noirâtres. - Par le tuyau qui lui sortait du nez, du sang s'écoulait aussi. Et ... Il était conscient ... Il grelotait et réclamait à boire tout en se plaignant de douleurs très violentes.
Une infirmière présente répond à Maxime : " Je ne peux plus te donner à boire, tu vois bien que tu vomis" Voyant le cuissard et pas de cicatrices, les parents demandent : " Mais ... Il n'a pas été opéré ?!" On leur répond que quelqu'un allait venir leurs donner des explications. L'autre infirmière était à la recherche de coussins car il n'y en avait plus dans le service.
Maxime était couché incliné. La tête vers le bas. Complètement comprimé vers le haut du lit.
Une dame arrive. C'est la Médecin ou Infirmière Chef. Elle leurs explique la technique non-opératoire qui consiste à donner du sang pour équilibrer la pression pression autour de la rate afin de stopper l'hémorragie. Elle reconfirme les résultats du scanner : Ni le foie, Ni les reins, Ni les poumons et Ni le cerveau, n'étaient touchés. Puis, elle leurs dit également que la poche autour de la rate était formée et que la transfusion stoppera l'hémorragie. Elle leurs dit que les reins allaient souffrir et leurs explique que le processus sera très long pour se cicatriser (entre 10 jours de Réa plus 1 mois d'hospitalisation et 1 mois de convalescence à la maison). Elle leur demande si ils sont assurés pour les frais à domicile.
Quand à Maxime, il se plaignait de plus en plus d'horribles douleurs. Elle explique qu'une Hémorragie est douloureuse et qu'il faut attendre l'effet des sédatifs. Ainsi, la douleur se calmera.
Après le départ de cette dame, Maxime redemande à boire. On lui répond à nouveau qu'on ne voulait plus lui donner de boisson car il l'avait vomi la première fois. Dans la foulée, il vomit une Seconde fois. Le vomi, était de couleur Rouge très foncé. Cette matière sortait également par le tuyau qu'il avait dans le nez.
Ses souffrances persistent. Ses parents tentent de le rassurer "Calme toi, ça va s'arranger ...". Il veut bipper l'infirmière. Cela commence à être insupportable pour lui. Elle arrive, et accroche une nouvelle poche de sang. Les parents lui demandent alors : "Pourquoi il continu d'avoir mal ?" La réponse reste la même : Il faut attendre que les sédatifs fassent effet. (30 minutes étaient passées depuis la même réponse de la Medecin ou Infirmière Chef).
Les parents lui font part que Maxime se plaind également de douleurs violentes dans les jambes. Elle leurs répond qu'il venait faire du vélo, qu'il devait avoir des contractures. Les parents répliquent : "Il fait du vélo à haut niveau, il s'entraine tout les jours .. et cette fois ci, ce n'était qu'une promenade de décrassage".
... Maxime à froid... Ses parents soulèvent le draps de son lit ... Il a toujours encore son cuissard de vélo. Ses parents mettent 10 bonnes minutes à lui enlever et Maxime hurlait de douleur. Sa mère quitte la chambre. Elle ne supporte pas.
Il était glacé, et n'avait qu'un draps ... pas de couvertures. Un apport de coussins aurait été necessaire pour lui surélever les jambes afin d'éventuellement le soulager. Mais, il n'y en avait toujours pas dans l'hôpital. On lui a donc enlevé son propre oreiller pour le lui placer sous les jambes pendant que son Père lui soulevait la tête le temps de trouver un coussin.
Une infirmière leur demande d'aller chercher des affaires pour Maxime. Il passera la nuit à l'hopital.
Il demande a ce que quelqu'un lui masse les jambes. Son père le fait. Mais, a peine l'effleure t-il que Maxime crie de douleur. Le père signal à l'infirmière que ce n'est pas normal, il ne peut même pas lui toucher les jambes !
Maxime demande à uriner. Ils attendent longtemps et personne n'arrive. Les parents demandent alors une poire à l'infirmière se trouvant derrière le pupitre central qui se trouve en face de la chambre de Maxime. Celle ci, sans se déplacer, désigne aux parents de Maxime où se trouve l'objet dans la chambre.
Maxime bloque. Il ne peut pas uriner. Les parents s'inquiètent. l'Infirmière leurs explique alors que c'est dû à la pression des transfusions qui appuyait sur sa vessie et que son envie n'était qu'une impression.
La douleur, quand a elle est toujours présente. Son ventre gonfle toujours encore et se trouve à présent tendu de manière impressionante. Même le thorax commence à se soulever. Les parents appellent l'Infirmière pour le lui montrer. Ce n'est pas de son ressort de s'occuper de cela et elle demande alors que les parents attendent la venue du Chirurgien.
Le père à Maxime se fâche et rétorque que la situation n'est pas normal Du Tout car cela fait 2 heures que le Chirurgien est censé venir et qu'il n'est toujours pas arrivé !
L'infirmière se retourne alors vers un Monsieur qui semble être l'Anesthésiste. Ce dernier ne souhaite pas prendre position. En effet, une collègue fait une petite fête pour son départ. Et faisait remarquer selon apparences, qu'il n'appréciait guère le comportement du Père a Maxime devenant trop gênant.
Ce dernier, toujours le morceau de gâteau en main, leur répond : " Monsieur, votre fils n'est pas le seul à souffrir ici. Nous faisons déjà le Maximum". Maxime, le suppliait de l'aider.
De plus en plus inquiets, les Parents de Maxime appelent alors le médecin de famille. Ils lui expliquent la situation à l'hôpital. Ce dernier ne comprend pas pourquoi Maxime n'est toujours pas opéré et que son hémorragie n'est toujours pas stoppée. Il explique alors aux parents que l'on peut très bien vivre sans rate et que le traitement à suivre ne gênerait pas sa carrière sportive.
Mais le Médecin de Famille semble de plus en plus inquiet au fil de la conversation. Surtout quand les parents lui comptent le nombre de poches de sang ayant été transfusées et l'état général de Maxime. Il leurs conseil alors de rencontrer absolument le Chirurgien pour lui dire de protéger les reins et les autres organes plutôt que d'essayer de lui sauver la rate. Ce dernier pense que l'urgence est d'Opérer.
Arrivé du Chirurgien, que nous appelerons "Docteur M." vers 18h30. Les parents lui signalent alors les souffrances de Maxime et lui montrent le ventre enflé de Maxime qui est devenu dur comme du béton. Comme réponse il explique (la même que la Dame au tout début) .. Le Nouveau Processus pour stopper l'hémorragie et que cela prenait beaucoup de temps et qu'il voulait conserver la rate. Il ajoute que, Statistiquement, il avait déjà sauver 150 rates ces 10 dernières années et qu'il n'en avait perdu aucune. Que les reins allaient, certes, souffrir un peu mais (en reprenant ses termes) :
"Un rein c'est très con et fainéant. Avec une claque ça repart tout seul."
Le Papa de Maxime (qui était également son "entraineur") lui réponds que les Reins, pour lui, étaient plus important que la Rate. Que le Médecin de Famille lui a bien expliqué et qu'il était prêt à signer une décharge pour l'ablation de la rate. Le mettant alors hors de toutes responsabilité en cas d'incidents lors de l'opération.
Le Père de Maxime ajoute alors, qu'il préfèrerait garder les organes sains hors de causes. Sur ce, Le Docteur M. demande au Papa à Maxime quelle était sa Profession. Que la sienne était Chirurgien et que c'était à lui d'en décider. Que pour l'enfant, la rate est vitale pour les défenses Immunitaire et que l'on ne devait pas s'inquiéter.
Les parents recommencent alors avec les Symptomes inquiétants de Maxime. Ils expliquent au Docteur M. que Maxime, étant sportif à haut niveau (suite à une séléction en équipe de France ... qu'il ne connaitra jamais) il avait une aptitude à la souffrance. Ils ajoutent également qu'en 2008 il est inacceptable de laisser quelqu'un souffrir de la sorte. Ils prennent comme bon exemple, les Jambes, qu'ils ne pouvaient a peine effleurer.
Le Chirurgien, Docteur M, se rend donc dans la chambre de Maxime. Ce dernier le supplie à plusieures reprises de l'aider en désignant son ventre enflé et dur.
Les parents répète que le Médecin de Famille, ayant été Urgentiste, leur a expliqué que les transfusions massives qu'ils étaient en train de faire n'étaient pas anodines pour les reins.
Si il y a une transfusion massive de faite, c'est qu'il y a instabilitée ... il faut donc opérer.
Rien ne fait changer d'avis le Docteur M. qui ne prends pas la peine d'osculter Maxime. Il assure aux Parents que Maxime ne peut pas être mieux que là ou il est en ce moment. Et qu'au cas où ... il était toujours encore temps d'opérer. Pour le moment, dit il, le processus est normal ...
Les parents redemandent Pourquoi n'opèrent ils pas ?! Quel était le risque de le faire immédiatement ?! Les parents expliquent qu'ils ne peuvent plus accepter de voir leur fils souffrir de cette manière depuis 11 heures le matin. Réponse de Docteur M : "Car il pourrait y avoir une occlusion." Ne sachant pas ce que cela signifiait, les Parents n'en rajoutèrent pas. Le Docteur M leur dit alors " Calmez vous Monsieur. Je maîtrise la situation, tout vas bien se passer. Demain, tout ira mieux et cela ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Il faut que je vous laisse."
En sortant de la chambre, Docteur M croise l'Anesthésiste. Ils commencent a discuter. Il a dû lui demander que l'on soulage Maxime car dans la foulée une infirmière arriva avec 2 seringues qu'elle injecta dans le Systeme Goutte à Goutte (1 seringue dans chacune des petites bouteilles).
Dans les 5 minutes, Maxime était enfin soulagé. Il avait toujours des douleurs, mais nettement moins violentes. Il remercia alors chaque infirmière et personnes allant et venant dans la chambre. A tel point que les parents se demandèrent si il ne délirait pas. Non, il ne délirait pas. Il avait souffert pas moins de 7 heure d'affilées.
L'infirmière le placa alors en position Horizontale. Les parents tentent alors de mettre un caleçon à Maxime ainsi que son pyjama qu'il portait habituellement pratiquement en dessous des fesses. Ils ont du déchirer l'elastique pour pouvoir lui enfiler autour du ventre.
L'heure de la fin des visites approchait. Les numéros de téléphone des parents étaient pris. En cas de problème ils seraient prévenus. A 20 heures, ils durent quitter les lieux.
Lundi 22 Septembre 2008 :
6h00 du Matin : Le téléphone sonne chez les Parents de Maxime.
Une personne les informent qu'il y a eu des complications suite à un problème d'artère menant à la rate. Il aurait été mis au bloc opératoire et allait bientôt en sortir pour être mis en réanimation. On leur dit : "Je tenais juste à vous prévenir". Mais, aucune réponse à leurs questions.
A 8h45 (environ) les Parents arrivent à l'hôpital. Ils apprennent alors que Maxime à été transféré une 1ère fois à 2h00 du matin. Comment se faisait il qu'ils n'avaient été prévenu qu'a 6h00 alors qu'on leur avait certifié qu'ils serait prévenu si quelqu chose arrivait peu importe a quelle heure de la nuit !
En Réanimation, ils attendent un médecin. Au bout d'un quart d'heure, le Docteur M arrive.
Il confie aux Parents :
"Ca ne va pas. Ca ne s'est pas bien passé cette nuit. Nous avons fait une Artériographie qui a dévoilé une fuite sur l'une des 2 artères menant à la rate. Nous avons obturé la fuite par un procédé consistant à rentrer un manchon en passant par les artères. Mais cela risque de ne pas tenir. La rate elle même est réparée. Par contre, les reins ont souffert. Il ne faudra pas être choqué en le voyant car il faut installer la Dialyse et nous l'avons intubé. Nous avons mis Maxime en Sommeil Artificiel (communément appelé "Coma"). Nous avons également vidé son abdomen de 6 litres de sang."
La Mère de Maxime lui pose alors la question : "Pourquoi ne lui avez vous pas enlevé la Rate hier comme nous vous l'avons demandé quand nous vous avions dis que nous voulions préserver les reins. Maintenant, vous nous dites qu'il faut le Dialyser ?"
Réponse du Docteur M : Un haussement d'épaule. Il regardait le sol. Pourtant la veille, il était plein d'assurance.
Les parents lui demande alors si la vie de Maxime est menacée. Il répond : "Les reins ne sont pas le soucis majeur. Si il ne coagule pas, son processus vital risque d'être engagé." Puis, "Je dois vous laisser".
Une autre personne leur dit : " Son taux de potassium est tellement élevé qu'il n'y a plus que la prière qui peut le sauver. "
On leur conseil d'aller prendre l'air le temps que Maxime soit installé.
Mais, Paniqués, les parents de Maxime décident de forcer le passage (car on ne voulait pas les laisser entrer) de la porte du Docteur (que nous appelerons Docteur C.) qui avait opéré Maxime en 2001 d'un - Kyste solitaire de croissance - et qui l'avait suivi en pré et post opératoire (au moins une 15 aine de visites).
Sa secrétaire pris la Mère de Maxime dans ses bras, car elle pleurait. Quand ils purent enfin voir le Docteur C. il parlait de statistiques. Quand les parents lui ont demandé de faire quelque chose en leur parlant de Maxime Walter, le Docteur C répondit : "des Walter, j'en ai beaucoup ! Je ne vois pas qui vous êtes"
Le Docteur C, était haut placé dans le service. Les parents avait espéré de l'aide de sa part.
A 10h30, les Parents appelent le service pour prendre des nouvelles. On leur dit que Maxime est retourné au Bloc Opératoire pour l'Ablation de la Rate. Ils pourront le voir à 14h00.
A 14h00, les infirmières les préviennent du choc qu'ils pourraient avoir suite au nombre d'appareils qui sont branchés à Maxime.
Ils accedèrent au Service, mais pas à la chambre.
N'y tenant plus, ils rentrèrent dans la chambre en se faisant réprimander par certaines des infirmières présentes. Il ne fallait pas gêner le personnel, entre autre pour l'installation de la Dialyse dont on leur avait parlé le matin à 9h00 et qui n'avait toujours pas été posée depuis. Les conversations avait cessée en la présence de la Famille proche. Et ont leur demanda de sortir.
30 minutes plus tard, les Parents furent appelés. Ils furent reçu par une Dame Médecin Chef qui parlait a demi mots pour leur faire comprendre que le processus Vital de Maxime était maintenant engagé.
"Maxime coagule très mal suite aux nombreuses transfusions."
Les parents la questionne alors. Elle explique :
" Trop de transfusions sollicitent énormément le foie, et que celui ci a perdu sa fonction. Il faut maintenant attendre que le foie reprenne petit à petit sa fonction."
Elle prit pour exemple un Alcoolique dont le foie est abîmé par Cirrhose.
Les parents redemandèrent pourquoi le processus vital était engagé alors qu'il ne s'agissait que d'une dite banale opération de la Rate ?!
Elle explique que Maxime à été trop transfusé ce qui fait qu'il ne coagule plus et comme on ne peut pas continuer à transfuser éternellement il ne reste qu'à espérer une reprise du foie.
Toutes les heures, une infirmière faisait des relevés sur la quantité de pertes de sang à l'heure à travers un récipient gradué placé au bas du lit de Maxime. Toutes les 2 heures une prise de sang partait à l'analyse avec une quantité d'envion 100ML pour vérifier son taux de Coagulation.
En fin d'après midi l'état des pieds de Maxime ont inquiété les parents (1 pied était fortement tendu vers le bas tandis que le Second était tendu vers l'arrière). La première infirmière a qui ils posèrent la question, évita de répondre. Une autre expliqua que c'était dû a une mauvaise circulation du sang. Le sang ne vas pas bien aux extrémitées et se concentre sur les organes principaux. Quand les parents lui demandèrent pourquoi ils étaient aussi durs elle leur répondit : " C'est normal, par rapport a ce que je viens de vous expliquer ".
Le 1er résultat était de 24% de Coagulation. On avait expliqué aux parents que 65% était le chiffre à atteindre. La perte de sang était de 240 ML par heure.
Vers 2h00 du matin, les parents interpellèrent la Médecin Chef présente au bloc pour lui demander : " Pourquoi m'expliquez vous que, moins on transfuse, mieux le foie se régénère. Vous lui retirez 100 ML de sang ou plus, toutes les 2 heures pour une analyse alors qu'on pourrait tout simplement constater, par rapport a la perte de sang récupérée dans le bocal gradué, l'évolution de sa coagulation ?"
Réponse de la Médecin Chef : "Parce qu'il a également un Oedème Pulmonaire".
Les chiffres des prises de sang :
2h00 : 240 ML 4h00 : 150 ML 8h00 : 120 ou 100 ML
Lorsque les parents demandère au Médecin, Pourquoi n'était ils prévenus que maintenant, elle leur répondit évasivement que tout était en train de progresser.
Le visage de Maxime était enflé. Ses joues très très rouges et l'arrière de la tête à partir des oreilles ainsi que la nuque étaient bleu - violacés. Les mains étaient très gonflées. La Dialyse aurait elle du résoudre ces symptômes ?
Mardi 23 Septembre 2008 :
Un Encéphalogramme à été fait rapidement sans que les parents ne soient au courant. Ils avaient quittés la chambre 30 minutes, et au retour on leur refusait l'accès a la chambre de Maxime. Le personnel avait fermé les rideaux du box mais les parents purent néanmoins observer les opérations d'échographie qui s'y déroulaient a travers les rideaux. Ils controlaient tout les organes vitaux autres que le coeur.
Le médecin ressort, les parents ont une discution avec lui sans lui préciser qu'ils avaient tout vus à travers les rideaux mal fermés. Il répond au Parents : " Nous avons controlé le coeur".
Les parents, excédés lui demande alors d'être franc avec eux et de dire ce qui se passe réellement, que l'on arrête de jouer au YoYo avec eux.
Le Père de Maxime demande :
" Sur une échelle de 1 à 100, quelle chance a t il encore de s'en sortir ?"
Réponse du Médecin, Gêné :
" 1 "
La Famille force la porte de la chambre de Maxime vers 11 heures après avoir attendu pendant 1 heure dans le Sas. Il y avait beaucoup de monde, c'était l'affolement général autour de Maxime. Une infirmière cherchait une seringue d'anti coagulant ... Elle ne l'a pas trouvé.
Les parents observe l'écran au dessus du lit de Maxime. Ils remarquent que la température de Maxime affichait 30°, les tracés des courbes leurs semblaient bizarres mais ils ne savent pas les interprétés.
Il est recouvert d'une couverture de survie. Etrangement, elle ne bouge plus. Pourtant, plus tôt, elle bougeait au rythme de la respiration de Maxime. Ce dernier avait la Canule du respirateur dans la bouche mais n'était pas branché à l'appareil.
Il était plongé dans un coma artificiel mais avait les yeux révulsés.
Les parents lui soufflent a l'oreille de gagner cette bataille.
Ayant quitté l'hôpital à 12h30, les Parents reviennent à 14 heures. La Médecin Chef leur affirme que l'état de Maxime est inquiétant mais Stationnaire. Sur cette réponse, les parents lui font part que l'Echographe (ou le médecin du matin) leur a dit qu'aux vues des tests matinaux, les résultats étaient presques plats.
Elle leur répond que "C'est du n'importe quoi ! Pour le moment les résultats ne sont pas concrets !" Elle ajoute que son état Cérébral était fortement perturbé mais que ce n'était pas "plat" et que ses pupilles se dilatent encore bien (alors que le matin même, ils avaient constatés que ses yeux étaient révulsés).
L'espoir revient quand même ...
L'aspect Physique du visage de Maxime empirait et il devenait de plus en plus sombre. Ses yeux coulaient ... on aurait cru qu'il pleurait ... Ses yeux étaient toujours révulsés. Ses mains étaient enflées et glacées, les ongles, tout bleu. Les jambes avaien des auréoles bleuâtres et étaient raides et dures comme du béton, les orteils étaient recourbés ... impossible de les réouvrir. Un de ses pied était toujours courbé vers le bas alors que l'autre l'était vers le haut.
A 22 heures, Maxime fait un premier arrêt Cardiaque. Massage Cardiaque par 3 infirmières, le coeur repart.
Dix minutes plus tard, c'est le Second Arrêt Cardiaque ... Mais cette fois ci, le coeur ne repart plus ...
C'est fini.
En ressortant, une infirmière tire la Mère de Maxime part le bras :
" Ne vous laissez pas faire, ce qui s'est produit n'est pas normal" ...
Elle avait les larmes aux yeux.
La famille ressorti bien plus tard, sans explications. D'ailleurs, ils les attendent toujours ...
Un adoucisseur d'eau permet de diminuer la dureté de l'eau. Les ions calcium et magnésium (bons pour la santé) sont remplacés par des ions sodium.
La dureté de l'eau de ville est variable suivant les régions, elle est dite "douce" en dessous de 15 °f et "dure" au-delà de 35 °f. En France, un adoucisseur d'eau doit être réglé entre 8° et 15 °f selon le Ministère de la santé. Il ne faut pas descendre jusqu'à 0 °f.
Fonctionnement d'un adoucisseur
Un adoucisseur est composé d'une résine composée d'ions sodium (Na+). Les ions calcium (Ca2+) de l'eau dure sont échangés au passage sur la résine par des ions Na+. Lorsque tous les ions Na+ de la résine sont consommés, il faut régénérer l'adoucisseur. On lui apporte un sel riche en ions Na+ et les ions calcium (Ca2+) sont évacués hors du système.
L'eau adoucie peut-être purifiée de ses sels minéraux (comme l'Halite) par le procédé de l'osmose inverse , ce qui donne de l'eau osmosée.
Cette eau osmosée peut encore être purifiée en passant à travers des bonbonnes contenant de la résine pour donner de l'eau désionisée, appelée aussi eau DI.
Avantages et inconvénients liés à l'utilisation d'une eau adoucie
Avantages
Protège les équipements contre les méfaits du tartre
Inconvénients
Déconseillée pour un usage alimentaire: sa consommation apporterait des apports insuffisants en calcium et magnésium
Risque de prolifération bactériennedans les résines humides ce qui pourrait être un danger pour la santé.
J'ai déjà un article qui porte ce titre mais celui ci est celui que j'ai publié dans la revue Echanges de l'AFIDTN -N°88 - novembre 2009
Relation d'aide. Voilà un « item » que l'on retrouve de plus en plus fréquemment dans nos diagrammes de soins infirmiers. Mais, dans notre quotidien de soignants, avons-nous un réel temps imparti pour ce nouveau soin à part entière ? Tachons de le comprendrepour mieux en apprécier la portée…
La relation d'aide consiste en un accompagnement psychologique des personnes en situation de détresse morale. Elle englobe l'ensemble des processus mis en place par le soignants afin d'aider l'autre à surmonter sa crise. Plus qu'un « simple » aspect relationnel, plus qu'une « simple » attention, il s'agit d'un véritable accompagnement de l'autre dans sa souffrance pour tenter de l'aider à trouver soulagement et solutions.
Selon Hildegard Peplau (1) - docteur en éducation et théoricienne des soins infirmiers – « la relation d'aide estun système de liens révélant chez une personne, une représentation de son monde et un processus d'intégration de ses besoins ». Si l'on en suit son idée, le but de la relation d'aide tend donc à identifier la représentation que la personne à de son monde afin de mieux cerner ses besoins et de mieux y répondre. Cette vision des choses induit par conséquent une relation bilatérale avec deux personnes qui ont besoin l'une de l'autre pour comprendre et résoudre. En aucun cas, il n'est envisageable une relation dans laquelle le soignant saurai tout et le soigné écouterai et appliquerait de façon passive les quelques conseils prodigués.
La relation d'aide nécessite une grande disponibilité pour une écoute efficace. Le soignant doit apprendre à trouver sa place dans la relation qu'il entretien avec son patient. Il s'agit pour lui de comprendre, avec l'aide du patient, ce que celui-ci cherche à exprimer. La relation d'aide implique une réelle connaissance de soi et reconnaissance de l'autre. Apprendre à faire confiance pour gagner la confiance de l'autre, faire preuve d'empathie, ne pas juger, être proche de l'autre sans être vulnérable, être distinct de l'autre sans en être distant, être chaleureux sans être affectif, prendre soin de l'autre sans oublier de prendre soin de soi…
Alors, bien sûr, il n'est pas toujours évident de trouver le temps de faire de la relation d'aide… La charge de travail dans les services est déjà très importante et l'organisation des soins n'inclus que très rarementcet aspect relationnel de notre profession qui tient pourtant un rôle majeur. De plus, il ne s'agit pas d'un soin évident que l'on apprend comme tous les autres soins techniques au travers de protocoles divers et variés. Il est un soin relationnel difficile que chacun doit apprécier à sa manière pour le mettre en oeuvre de façon la plus adaptée. N'oublions pourtant jamais que l'humanisation des soins est indispensable et que l'état psychologique du patient influe sur son acceptation et son investissement dans sa prise en charge thérapeutique. Une bonne relation d'aide raccourcit de nombreuses situations conflictuelles facilitant ainsi le travail des soignants qui sont alors moins sollicités à tort.
(Voilà mon article paru dans la revue Echanges de l'AFIDTN N°88 - novembre 2009)
Pour comprendre le savoir, il faut en étudier son origine…Du latin sapere, le terme était utilisé pour dire de quelque chose qu'il possédait de la saveur. Au Moyen Age, la définition a muté pour prendre le sens qu'elle a aujourd'hui de savoir au sens cognitif, au sens d'être informé. Le savoir, ou plutôt les savoirs, pourraient être définis comme des théories, des connaissances que l'on inclus dans des ouvrages de références comme des dictionnaires, des protocoles ou des manuels. Il suppose une véritable volonté d'intégration cognitive et qualitative et une organisation de données théoriques par l'apprenant. Ceci étant, il est à préciser que chaque personne, de par son cursus et ses expériences, a une organisation et une élaboration de sont savoir très différente. C'est avec son savoir que l'individu va pouvoir. Et c'est par des mises en situations que l'on va être amené à évaluer ce savoir. C'est alors qu'intervient la mise en pratique des théories assimilées, sous le terme de savoir-faire.
Le savoir-faire est donc un ensemble de moyens pratiques qui permettent l'accomplissement de tâches. Il est beaucoup moins général que le savoir car dépendant d'un travail à accomplir. Par exemple, un soignant qui travaille depuis de nombreuses années dans un service de long séjour gériatrique aura certainement du mal à intégrer un service de chirurgie par manque de savoir faire. Il aura pourtant eu la connaissance théorique mais aura besoin d'un laps de temps pour intégrer les actes propres à la spécialité et mettre en pratique le savoir acquis. Ainsi, plus la personne réalise des actes en fonction des connaissances qu'elle a acquise et de l'expérience pratique, plus elle développe son savoir-faire en la matière.
On pourrait penser que le savoir-faire puisse se passer de savoir. Certes, tout individu est capable d'apprendre une technique sans en avoir eu la théorie auparavant. Mais dans nos fonctions de soignants, il semble impossible de dissocier le savoir-faire du savoir tant ils sont complémentaires. Comment réaliser un acte sans en comprendre la portée, sans en évaluer les conséquences ? Une préparation théorique est, à mon avis, une base essentielle à l'expérimentation pratique et une ressource non négligeable à l'évaluation de cette dernière. La réflexion reste alors à l'origine de toute action entreprise et fait ainsi intervenir un certain degré de savoir-être.
Le savoir-être – ou savoir comportemental - pourrait se définir comme une capacité à produire des actions adaptées à des situations données. Dans ce concept, la nouvelle réforme des études infirmières tient toute son importance. En effet, la profession infirmière déclinée en compétences va permettre une réactualisation des apports théoriques, en corrélation avec la réalité du terrain en terme d'attentes professionnelles.
Selon KATZ, il existe trois « types de compétences :
-les compétences conceptuelles (analyser, comprendre, agir de manière systémique)
-les compétences techniques (méthodes, processus, procédures, techniques d'une spécialité)
-les compétences humaines (dans les relations intra et interpersonnelles) »
Cette trilogie « s'avère pratique car elle recoupe un découpage plus classique qui décompose les compétences en savoir, savoir-faire et savoir-être. »
Cependant, malgré cette notion de compétence,beaucoup tendent encore à penser que le savoir-être – ou savoir se comporter - est un savoir inné. Certes, il est un ressenti, une capacité de chacun à adapter son comportement à la situation. D'ailleurs, qui ne s'est pas entendu dire : « fais comme tu le sens ». Mais le Savoir-être découle aussi de l'application du savoir proprement dit et du savoir-faire lui incombant ainsi une nécessité d'apprentissage.
Il est important pour un soignant de comprendre que, pour pouvoir prendre soin des autres, il faut d'abord prendre soin de soi. Savoir-être est une compétence à travers laquelle il semble indispensable de savoir organiser sa pensée, canaliser ses émotions, respecter l'autre, faire preuve d'un esprit de coopération ou encore faire preuve d'auto critique et ce, afin de proposer des réponses et des actes adaptés à la personne soignée.
Mais, Jean-François Blin précise aussi que « chaque individu a des aspirations, des capacités de jugement qui lui sont propres […], qu'il doit s'impliquer dans son travail et en assumer les responsabilités […] »
C'est ainsi qu'apparaît au milieu de nos savoirs la notion responsabilité. A ce sujet, ZARAFIAN dit en mots justes qu' « Assumer une responsabilité, c'est répondre de. C'est aller jusqu'au bout de sa prise d'initiative, c'est inscrire ce qu'on appelle dans les métiers, la conscience professionnelle. C'est une question pratique et non morale. C'est assumer la plénitude de son action face aux autres, mais aussi (et d'abord) face à soi-même. »
Au vu de ces différentes approches des savoirs, il apparaît que le soignant (ou futur soignant), pour être professionnel et reconnu en temps que tel, doit apprendre à se construire et à faire reconnaître sa capacité d'acteur à travers son savoir, son savoir-faire et son savoir-être. Tout au long de sa carrière, le professionnel de santé a tout intérêt à se remettre en question, à glaner les nouvelles informations et connaissances nécessaires à la remise à jour de ses savoirs.
LA VACCINATION ANTI GRIPPE A fait encore parler d'elle !
Pour un même geste, chaque intervenant ne gagne pas le même salaire (BRUT ! ) selon son statut :
> ETUDIANT dans le cadre des stages = 0 euro
> ETUDIANT en dehors des stages = 14,17 euros / h (AMI 4,5)
> IDE LIBERAUX = 28,35 euros / h (AMI 9)
> IDE HOSPITALIER dans le cadre de son service = 0 euro
> IDE HOSPITALIER en dehors du cadre de son service = 14,17 euros /h (4,5 AMI)
> IDE RETRAITE DE LA FPH = 14, 17 euros / h (4,5 AMI)
> INTERNE dans le cadre de son service = 0 euro
> INTERNE en dehors du cadre de son service = 33h /h (1,5 C)
> MEDECIN LIBERAL = 66 euros/h (3 C)
> MEDECIN HOSPITALIER = 33 euros / h (1,5 C)
Sans compter que ce n'est absolument pas sur la base du volontariat mais dans le cadre de réquisitions !
Demain un infirmier conduit une ambulance, il gagnera tant ! Si un médecin conduit cette même ambulance, il gagnera au moins 5 fois plus ! Pourtant, c'est le même volant, les même roues, le même véhicule et surtout : LE MEME BOULOT !
Les syndicats des routiers de France ont menacé (simplement MENACE) et de faire grève... Ils ont obtenus entre 3 et 4% d'augmentation salariale !
Les infirmiers, pendant c' temps là, vaquent à leur occupations professionnelles quotidiennes sans broncher, sans avoir été augmentés depuis...[oulalala, je devais même pas encore travailler] Ils subissent l'inflation comme les autres mais trouvent ça tout à fait normal...enfin, il faut croire vu que personne ne moove !
Finalement, on pourrait croire qu'il est pas si loin le temps des augustines de l Hôtel Dieu !
Le savez vous ? Si l'inflation constatée entre le 1er
juillet et le dernier mois connu (N-1) dépasse 2 %, Le SMIC est
automatiquement réévalué au mois N+1 du pourcentage de cette inflation.
Entre 2000 et 2009, le SMIC a augmenté entre 0,93% et 5,84% par an (pour une inflation allant de 0,9% à 2,10%)
Pour plus d'infos sur les salaires infirmiers, cliquez ICI
Voilà les chiffres en date du 30 novembre concernant la vaccination du personnel dans l'établissement où je travaille:
- 50% des médecins vaccinés contre la grippe A - 14% de l'ensemble des soignants vaccinés contre la grippe A - 5 personnes sur 20 vaccinées au sein de mon service (soit 25%)
Il parait que faut pas s'en vanter alors Chhhhhhuuuuuuuutttttt
La secrétaire d'État aux Aînés, Nora Berra, a appelé les
établissements non conventionnés avec l'État à régulariser leur
situation. Elle a également annoncé dix mesures contre la maltraitance.
Mercredi,
au cours d'une conférence de presse, la secrétaire d'État aux Aînés,
Nora Berra, a annoncé que 200 établissements non médicalisés
accueillant des personnes âgées dépendantes pourraient être forcés à
fermer. Il est notamment reproché à ces structures l'absence de
convention avec l'État ou de recours à un service de soins infirmiers à
domicile (Ssiad). Elles seront mises en demeure de se mettre en
conformité dans un délai de trois mois, et risqueront, à compter du 31
mars 2010, « une fermeture définitive ».
Cette annonce
fait directement écho aux présumés cas de maltraitance dénoncés par une
infirmière libérale dans la maison de retraite Les Colombes, à Bayonne
(cf. L'Infirmière libérale magazine n°253, novembre 2009). « Il
y a eu une véritable loi du silence au sein de cet établissement, qui
n'a été rompue que par le courage et la conscience d'une infirmière que
je voudrais saluer ici et remercier du fond du cœur », a souligné Nora Berra. La directrice des Colombes a été mise en examen en octobre.
Contrôle défaillant À
la suite de ces révélations, les services de l'État ont été invités à
recenser les structures non agréées du type de celle mise en cause.
Dans le discours tenu jeudi, la secrétaire d'État a d'ailleurs dévoilé
les conclusions du rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur l'affaire de
Bayonne, mettant en évidence une responsabilité individuelle et
collective : « Le système global de contrôle partagé, entre les
institutions de l'État et le département, n'a pas été en mesure de
prévenir cette situation dramatique. » L'enquête révèle aussi
qu'en l'absence de personnel soignant salarié, des actes médicaux
avaient été massivement facturés par des professionnels libéraux. La
ministre a donc décidé de saisir la justice concernant la
surtarification et de convoquer la directrice de la Ddass des
Pyrenées-Atlantiques pour obtenir des explications.
Formations spécifiques La ministre a ensuite détaillé dix mesures
d'un nouveau plan de lutte contre la maltraitance. Parmi elles, la mise
en place d'un module spécifique sur la maltraitance dans chaque
formation destinée aux accompagnants professionnels, ainsi qu'un « processus d'aptitude psychologique » avant chaque recrutement.
Elle
a annoncé en outre qu'elle réunirait, avec Xavier Darcos (ministre du
Travail), l'ensemble des responsables des agences régionales de santé
(ARS) dans le courant du premier trimestre 2010 pour veiller « à
ce que le médicosocial fasse l'objet d'une prise en compte
fonctionnelle, adaptée aux enjeux de ce secteur important et sensible ».
Et, parce que la maltraitance se vit aussi à domicile, de courtes
formations pour les aidants familiaux, à l'instar de celles lancées
dans le cadre de la maladie d'Alzheimer, pourraient voir le jour dans le courant de l'année 2010.
Source : http://www.espaceinfirmier.com
DES OBJECTIFS DE QUALITE... ON ATTEND LES ACTIONS ET LES RESULTATS !
Je reviens pour parler du scandale qui existe avec le vaccin de la grippe A concernant les patients sous AVK.
Le
vaccin contre la grippe A a été étudié pour n'être fait qu'en
intramusculaire.Or les IM sont contre indiquées chez les patients sous
AVK. 900 000 personnes en France sont donc concernées par cette bourde!!
Les
centres de vaccination gèrent n' importe comment le problème car l'
AFSSAPS refuse de faire un communiqué de presse et de donner des
recommandations. Les recommandations de l' AFSSAPS sont d' utiliser
le vaccin PANENZA de Sanofis-Pasteur (sans adjuvant) et de faire l'
injection en sous cutanée.
Dans les centres, on voit tout et n' importe quoi: > injection du vaccin avec adjuvant en intra musculaire malgré la contre indication... > injection du vaccin avec adjuvant en sous cutanée malgé le risque de nécrose qui existe en sous cutané du à l' adjuvant... > d'autres demandent de faire un relai par héparine en arrêtant les AVK pour faire l' injection en IM... Et
évidemment comme le vaccin Panenza sans adjuvant ne fait pas parti des
indications référencées pour les patients sous AVK, c'est toute une
guerre pour y avoir droit et en sous cutanée.
Tout le monde
est perdu et l' AFSSAPS et la DGS ne bougent pas! l' association
AVKcontrol les contacte tous les jours pour qu'ils prennent leur
responsabilités et répondent aux questions des médecins, des centres,
des patients... ils ne font rien. C'est AVKcontrol qui reçoit et répond
autant que possible aux patients.
Il y a eu un reportage de fait par France 3 que j'avais contacté sur le sujet... mais tout le monde s' en fou. 900 000 personnes sont concernées en France + tous les hémophiles
Faites passer l'info C'est trop grave pour que ce problème reste sous silence
28/11/09 L' AFSSAPS a donné une nouvelle recommandation le 17 novembre, mais je
ne suis pas certaine, d' après mon enquète, qu' elle ai été bien
diffusée et soit appliquée dans tous les centres de vaccination:
Le vaccin Panenza® (Sanofi Pasteur) peut être administré en sous
cutané chez les personnes ne pouvant recevoir une injection intra
musculaire.
Dorénavant, la circulaire de la DGS* et la DHOS*
recommande que ce vaccin doit être, en particulier, administré aux
sujets thrombocytémiques ou sous traitement anticoagulant ne pouvant
recevoir d'injection intramusculaire avec facteurs de risque liés à la
grippe.
Cette circulaire a été adressée le 17 Novembre 2009 aux
établissements de santé, aux agences régionales de l'hospitalisation
(ARH) et aux préfets de régions et de départements. Pour plus d'informations, cliquer sur le lien : http://www.sante-sports.gouv.fr/mise-a-disposition-de-nouveaux-vaccins-grippaux-pandemiques-h1n1.html * DGS : Direction Générale de la Santé * DHOS : Direction de l'Hospitalisation et de l'Organisation des Soins
"Certains malades de la grippe A-H1N1 développent de graves infections
secondaires, en particulier de jeunes adultes qui n'y sont normalement
pas vulnérables, avertit le docteur Anne Schuchat, du Centre américain
pour le contrôle et la prévention des maladies."
Voilà le gros titre que nous pouvons lire aujourd'hui...alors ? Pour ou contre la vaccination antigrippe A ?
N'oubliez pas de donner votre avis sur ce blog ICI
Avant d'aller en stage, il est un minimum de "petit matériel" à se
procurer histoire de pas arriver les poches vides (bien qu'on
recommande de ne pas trop en mettre dans ses poches de blouse -
toujours assez petites) :
L'INDISPENSABLE (à mon avis) :
- THE stylo quatre couleurs (il est pas joli mais il prend moins de place que 4 stylos)
- Un répertoire (plus qu'un
carnet) : il permet de noter dans les bonnes pages les termes nouveaux
sans tout mélanger pour pouvoir s'y retrouver ensuite.
Quand il ne s'agit pas de terme à proprement dit mais par exemple de
"protocole" ou de matériel spécifique pour un soin, je vous recommande
de noter tout ça sur une feuille et le soir venu ou à la fin de la
semaine de tout remettre dans l'ordre dans un petit cahier ou sur des
fiches bristols chez vous. ça évitera le "cacafouilli" dans votre
carnet qui après une semaine de stage ne ressemblera plus à rien et ne
vous saur apas d'une grande aide !
LE RECOMMANDE :
- Un ciseau à bout rond souvent très utile pour découper l'Hipafix, Méfix ou tout autre marque de pansement adhésif.
L'UTILE MAIS NON INDISPENSABLE :
- Une pince Kocher (que l'on trouve souvent dans les services et qu'il
n'est pas forcément utile d'avoir à titre perso, d'autant qu'elle sera
facilement égarée ou mélangée aux autres lors de trempages
décontaminants)
- Un marqueur : qui sert (selon les habitudes de service) à noter les heures sur les perfusions
- Une montre : qui peut s'avérer utile dans certaines situations...Perso j'en n'ai jamais mais j'avoue que parfois ça me manque !
L'INUTILE :
- Le garrot : que l'on trouve
en quantité industrielle dans les services. Il est complètement inutile
d'en avoir un à titre perso d'autant qu'il faut le décontaminé entre
chaque patient...Vous comprendrez donc qu'un seul garrot n'a aucun
intêret ! (Et pourtant, il y a qq années, on nous demander d'en acheter
un pendant nos études)
Cette liste n'est donnée qu'à titre d'exemple et il convient à chacun de faire ce que bon lui semble...
Perso, j'ai une trousse fouillie-ramasse-tout qui contient de tout et de rien, que je laisse dans le service et...
... qui me sert parfois : Critérium, gomme, stylo, post'it, ciseau en plus, Kocher, fluo, marqueur, rouleau de sparadrap
...ou jamais : un tube de labo qui trainait dans ma poche et que j'ai refourgué là, une montre qui ne fonctionne plus, etc...
... ou en clair : ATTESTATION DE FORMATION AUX GESTES ET SOINS D'URGENCE.
3 journées de formations obligatoires pour tout le personnel hospitalier pour apprendre à gérer l'urgence (avec une journée de remise à niveau tous les 4 ans)
20 ans de retard par rapport à certains pays avec comme exemple le plus flagrant :
Aux USA : environ 50% de survie suite à une réanimation ardio pulmonnaire (dans le cadre de la prise en charge d'une personne inconsciente et ne respirant plus) En France : Seulement 2% !!!! Par manque de connaissance et de pratique...
Sur les divers thèmes abordés (arrêt cardio pulmonaire, fausse route, accouchement inopiné, hémorragie, plaie diverses, brûlures ou encore plan blanc, plan rouge...), le cerveau humain ne retiendra que 20% des enseignements...
LA chose à connaitre et à faire connaitre : la prise en charge d'un arrêt cardio pulmonaire :
Je trouve une personne inanimée : 1. Je lui prends les mains et lui secoue en l'appelant 2. Si elle ne répond pas : je dégage ses voies aériennes supérieures en basculant sa tête en arrière et je verifie si elle respire en approchant mon oreille de sa bouche et en vérifiant le soulèvement du thorax et ce pendant 10 secondes 3. Si elle ne respire pas : (je la mets en PLS si je dois m'absenter qq secondes) j'appelle les secours ou demande à quelqu'un de le faire, je demande qu'on aille chercher un défibrillateur semi automatique (DSA) et je commence le massage cardiaque (le corps humain à une réserve en O² de 4 minutes permettant d'irriguer les cerveau) 4. La personne qui m'aide pose le DSA, je continue le massage. 5. Ensuite, en parrallèle des infos données par le DSA, je continue le massage et l'autre personne insuffle au ballon (si on est dans une structure médicalisée) ou fait du bouche à bouche (si on est à l'extérieur et seulement si elle connait la personne ou si c'est un enfant pour eviter tout risque de contamination)
Pour la RCP sur un adulte inconscient, qui ne respire pas, on assure 30
compressions sternale et 2 insufflations, et ainsi de suite... jusqu'à
la défibrillation et on recommence si la défibrillation est inéfficace
ou jusqu'à la relève par les secours...
Pour la RCP sur l'enfant (de 1 à 8 ans) inconscient et en arrêt respiratoire, on effectue d'abord, 5 insufflations, puis 5 cycles de 30 compressions sternale et de 2 insufflations
et ensuite seulement on entreprend la défibrillation... et on reprend
la RCP en cas d'échec de la défibrillation (30 massages pour 2
insufflations)...
Pour la RCP sur le nourrisson (moins de 1 an), on effectue 5
insufflations et ensuite des cycles de 30 compressions sternales et de
2 insufflations... pas de défibrillation sur un nourrisson...
6. Les gestes sont pratiqués jusqu'à l'arrivée des secours.
Il est important de noter l'heure à laquelle on a trouvé la personne inanimée et à quelle heure on a démarré la réanimation.
Il faut TOUJOURS réanimer une personne en arrêt cardio respiratoire même si on ne sait pas bien faire ! Il vaut mieux un massage mal fait que pas de massage du tout !!!!!! Si vous êtes dans la rue ou dans tout autre structure non médicalisée, pratiquez la réanimation cardio pulmonaire sans discontinu jusqu a l'arrivée du SMUR ou des pompiers.
EXTRAITS DE L'ARRÊTE DU 31 JUILLET 2009 relatif au diplôme d'Etat infirmier (JO 7/08/09)
Les articles 2 à 23 du Titre 1er réfèrent des conditions et modalités d'accès à la formation :
(Art.2) L'âge minimal reste fixé à 17 ans au 31 décembre de l'année des épreuves de sélection.
(Art.3)
Pas de changement sur le principe d'une sélection à l'entrée en
institut de formation. Le principe d'un quota national fixé par le
ministère de la santé.
(Art.4)
On retrouve les mêmes catégories de candidats autorisés à se présenter
aux épreuves de sélection. On note que les aides soignants et les
auxiliaires de puériculture bénéficient d'un dispositif particulier et
n'apparaissent plus dans l'alinéa 6. Les candidats non bacheliers qui
devaient présenter la Validation des acquis, suivent dorénavant des
épreuves de présélection. On confondait fréquemment la Validation des
acquis et la Validation des acquis de l'expérience. On parlera
maintenant de présélection. Attention, cette présélection ne concerne
que les candidats non bacheliers prévus à l'alinéa 7.
(Art.5) Le jury de présélection reste régional. Sa composition est légèrement modifiée.
(Art.6 à 10)
La présélection est identique à la validation des acquis, sauf
l'introduction d'une note éliminatoire (7/20) à l'une ou l'autre des
épreuves.
(Art.11 à 13) Pas de
changement sur la procédure de dépôt du dossier d'inscription aux
épreuves de sélection. La composition du jury est modifiée.
(Art.14) On conserve trois épreuves de sélection.
(Art.15)
Le premier changement concerne l'épreuve écrite. Il s'agit maintenant
de l'étude d'un seul texte relatif à l'actualité sanitaire et sociale
de 3000 à 6000 signes (soit une page A4 dactylographiée). Trois
questions sont posées sur ce texte. L'évaluation porte sur : les
capacités de compréhension, d'analyse, de synthèse, d'argumentation et
d'écriture des candidats.
Le deuxième changement concerne
l'épreuve de tests psychotechniques qui devient un test d'aptitudes.
L'évaluation porte sur : les capacités de raisonnement logique et
analogique, d'abstraction, de concentration, de résolution de problème
et les aptitudes numériques.
Si la moyenne globale est requise
pour les deux épreuves, une note inférieure à 8/20 à l'une des deux
épreuves est éliminatoire (7/20 précédemment).
(Art.16)
L'épreuve d'admission reste identique : un entretien oral avec un jury
composé de trois membres. L'évaluation porte sur : l'aptitude du
candidat à suivre la formation, ses motivations et son projet
professionnel. Pour être admis, il faut avoir au minimum 10/20 à cette
épreuve.
(Art.17 à 18) Mesures spécifiques pour les candidats domiciliés dans les départements ou territoires d'outre-mer ou à l'étranger
(Art.19) Le principe des listes principales et complémentaires est maintenu.
(Art.20) Les règles d'attribution des places des listes complémentaires restent inchangées.
(Art.21) Les délais et modalités d'acceptation d'une place en Ifsi sont inchangées.
(Art.22)
Le directeur d'institut de formation et non plus le DRASS fixe la durée
des dérogations lorsqu'elles sont supérieures à un an ou en cas de
demande de renouvellement, dans la limite de trois ans. Le bénéficiaire
d'un report doit avertir l'Institut de son intention de reprendre, six
mois avant la date de la rentrée.
(Art.23) Aménagement des épreuves pour les personnes présentant un handicap.
Je suis actuellement en pleine rédaction de mon projet professionnel en vue de mon projet cadre. CV, cursus, conception de la fonction cadre, motivations et projet pro proprement dit sont autant d'éléments à développer et croyez moi, c'est du boulot ! Mais les motivations sont là et bien là alors ça file. Rien qu'aujourd'hui, j'ai déjà rédigé 6 pages !
Entre temps j'ai envoyé deux articles à la publication pour "Echanges", la revue de l'AFIDTN dont je vous avais déjà parlé. Je remercie d'ailleurs au passage Anne Marie Cadart (Rédacteur de l'AFIDTN) et son comité de relecture pour leur disponibilité et leur gentillesse.
Sous l'appellation cadre de santé est désigné un professionnel
paramédical du secteur privé ou publique chargé de missions d'encadrement
d'autres professionnels de santé.
Le cadre de santé se voit confier des fonctions d'organisation des activité
de soins, de management, des ressources humaines et de gestion économique, de
formation et de recherche. Il exerce au sein d'une unité fonctionnelle de soins
ou auprès d'un groupe de professionnels. Il a comme principale mission
l'organisation et l'évaluation de la bonne dispensation des soins infirmiers,
en lien avec des objectifs d'établissement ou un projet médical. Il collabore
étroitement avec l'équipe dont il est responsable et dont il assure
l'animation, sous la responsabilité du directeur de la structure de soins.
SES
ACTIVITES :
Organisation
des soins
>
il conçoit un projet d'unité de soins en fonction du projet d'établissement
>
il met en oeuvre, contrôle et réajuste l'organisation des activités
>
il évalue avec les équipes les actions mises en oeuvre au bénéfice de la
qualité des soins
>
il transpose la politique de soins prise à différents échelons (projet
d'établissement, projet médical, direction du service des soins infirmiers) sur
l'organisation des soins infirmiers
>
il participe à la mise en place des réseaux, veille à leur faisabilité et en
coordonne la continuité
>
il s'inscrit dans la coopération sanitaire
Responsabilités
en ressources humaines :
>
il anime et fédère son équipe
>
il met en adéquation les ressources professionnelles et les charges de travail
>
il évalue les compétences de l'équipe en fonction des profils de poste sur les
fiches adéquates
>
il évalue les besoins en formation de son équipe et des bénéfices acquis
>
il participe au recrutement de son équipe pour avis
>
il transmet les comptes-rendus des entretiens d'évaluation sous couvert du
cadre supérieur pour son information
Activité
économique et financière :
>
il évalue les besoins de l'unité et propose des choix dans un cadre de priorité
>
il s'assure de la gestion des approvisionnements et des stocks (met en
place des tableaux de bord avec indicateurs par exemple : rupture/excès de
stocks, nombre de demande de remplacements, questionnaire de sortie, nombre de
pannes...)
>
il utilise les méthodes de contrôle choisies ou conçues par le cadre supérieur
en lien avec la direction du service de soins infirmiers
Relation
/ communication / information :
>
il établit des relations de travail avec tous les acteurs hospitaliers
>
il organise et anime des réunions relatives aux demandes des soins et à
l'organisation du travail
>
il assure le communication et l'information de son unité de soins
>
il entretient une relation suivie avec les malades et leur famille tout au long
du séjour
>
il veille au respect mutuel entre les acteurs hospitaliers
>
il met en place les moyens d'information pour leur circulation optimale
Formation
/ recherche :
>
il suscite les actions d'amélioration dans son équipe en tenant compte des
projets de service
>
il participe aux projets de service de soins infirmiers par missions
transversales sur le ou les établissements
>
il accueille les stagiaires, organise leur encadrement et leur évaluation
>
il participe aux actions de formation et de sélection des instituts de
formation en soins infirmiers
>
il repère les axes de recherche nécessaires à l'amélioration de la prise en
charge des personnes soignées et de leur famille et coordonne leur réalisation
>
il participe aux actions de recherche impulsées par l'équipe médicale et par la
direction du service de soins infirmiers
SES CONTRAINTES ORGANISATIONNELLES ET RELATIONNELLES :
1) Charge mentale pouvant être importante et nécessitant de
- Savoir organiser son temps
- Savoir s'adapter aux habitudes du service et aux
mentalités des personnes
- Savoir supporter le manque de considération du personnel
ou de la structure d'encadrement
- Gérer les difficultés de communication des salariés entre
eux et de ceux-ci avec la direction
- Supporter la pénurie de moyens ou le report d'actions
jugées prioritaires
- Savoir apporter un soutien à l'équipe
- Gérer le stress lié aux risques imprévus à gérer en
urgence
2) Réunions multiples
3) Activités sur plusieurs lieux
4) Interruptions fréquentes de tâches pour gérer d'autres
"priorités"
5) Dépassements d'horaires pour "boucler" le travail administratif
6) Nécessité d'être disponible, impartial
7) Risque d'agression physique ou verbale (direction, médecins, personnel,
familles...)
8) Pression des personnels pour la gestion des plannings