 Vendredi soir...départ pour un petit WE à Reims. Quelques heures plus tard, de petites mais piquantes douleurs gastriques commencent à me titiller. Je mets ça sur le compte du Bi Profenid que j'ai pris en début d'après midi pour soulager mes douleurs dorsales.
Samedi...la journée s'annonce difficile ! Les douleurs ne m'ont pas lâché de la nuit et s'intensifient au fil des heures. Nous visitons quand même la superbe cathédrale y compris les coursives et la charpente à 45m de haut, ainsi que le musée du Tau où vivaient les rois après leur sacre.
Fin d apres midi, mes épigastralgies deviennent intolerables. WE écourté...retour à la maison. Soirée difficile rythmée par les crises de douleur.
Dimanche matin...petit tour aux urgences ! Torsions epigasrtiques accompagnées de brûlures intenses me coupant le souffle et me pliant en deux... Franchement, je préfère être de l'autre côté de la barrière ! Bilan sanguin NORMAL, radio (ASP) NORMALE...Les antalgiques intraveineux ne me soulagent que quelque temps mais je ressors 2 heures plus tard avec une ordonnance Spasfon-Mopral-Dafalgan pour 7 jours...
Avis du médecin : grosse inflammation de l'estomac. Si les douleurs persistent malgré le traitement, il faudra envisager une fibro...YOUPI !
Avis personnel : ça fait très douleur d'ulcère gastro duodénal :(
L'ULCERE GASTRIQUE Source : Dosctissimo
Qu'est-ce que c'est ?
Désigne
un "trou", une perte de substance au niveau de la muqueuse du
duodénum. L'ulcère
du duodénum est une affection chronique et récidivante.
L'ulcère
duodénal est trois fois plus fréquent que l'ulcère
gastrique. Il
y a environ cinq fois plus d'hommes atteints que de femmes et
la maladie apparaît en général entre 30
et 45 ans.
Les causes de la maladie
- L'infestation
par Helicobacter pylori est retrouvée très
souvent (90% des cas) dans l'ulcère duodénal,
un peu moins dans l'ulcère gastrique (70% des cas).
Helicobacter
pylori est une bactérie spiralée qui vit dans
le mucus gastrique. Le diagnostic d'infestation par Helicobacter
se fait par biopsie.
En
l'absence d'Helicobacter Pylori les autres facteurs de risque
sont :
- La
prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens ;
- L'hérédité :
une prédisposition familiale existe incontestablement,
mais le mode de transmission, complexe, reste mal connu. Les
sujets du groupe sanguin O ont un risque accru de 30%.
- Les
facteurs psychosomatiques.
Ils jouent également un rôle important. Le rôle
du stress est suggéré par la fréquence
des survenues ou des récidives d'ulcères lors
de situations conflictuelles (problèmes financiers,
familiaux, personnels, professionnels, périodes de
guerre...).
- L'alcool,
le tabac, les corticoïdes ;
- Certaines
maladies associées
: maladie de Crohn, cirrhose du foie, etc.
Les mécanismes
L'ulcère
gastroduodénal résulte d'un déséquilibre
entre les facteurs d'agression (sécrétion acide
et pepsine) et les facteurs de défense de la muqueuse
(mucus, bicarbonates, flux sanguin). Plus précisément,
un déséquilibre entre la sécrétion
acide (contenant l'acide chlorhydrique HCl) de l'estomac et
la qualité de la barrière muqueuse provoque une
lésion. Les
ions acides H+ sont sécrétés par des cellules
pariétales de l'estomac. Ces ions passent dans la cavité
de l'estomac grâce à un mécanisme biochimique
complexe appelé pompe à protons.
Un certain
nombre de facteurs augmentent cette sécrétion
acide :
- La gastrine
qui est produite par des cellules gastriques près du
pylore au contact des aliments ;
- Les fibres
nerveuses du nerf pneumogastrique (nerf vague ou X° paire
crânienne ayant une activité cholinergique) qui
stimulent aussi bien les cellules sécrétant
les ions H+ que la gastrine. L'excitation du vague est produite
par la faim (hypoglycémie), la vue et l'odeur d'aliments
appétissants.
- L'histamine
qui provoque la sécrétion acide en se fixant
sur les récepteurs H2 situés sur les cellules
gastriques. L'histamine est présente dans les mastocytes
du tissu conjonctif de l'estomac.
- L'arrivée
des aliments dans l'estomac ;
- L'hypoglycémie ;
- Les acides
biliaires ;
- Le tabac ;
- La stimulation
nerveuse vagale par le nerf pneumogastrique, à l'occasion
d'un stress par exemple ;
- La fragilité
de la muqueuse (parfois favorisée par certains médicaments)
qui joue toutefois un rôle plus important dans l'ulcère
de l'estomac ;
- Le terrain
psychologique anxieux ;
- Des facteurs
hygiéno-diététiques : le tabac surtout
et peut-être le café. L'alcool et les régimes
alimentaires ne semblent pas en cause de façon directe ;
- Des facteurs
génétiques : groupe HLA B5...
Les prostaglandines,
au contraire, semblent jouer un rôle important dans la
régulation de l'équilibre entre facteurs d'agression
et facteurs de défense. Elles inhibent la sécrétion
gastrique acide favorisée par les facteurs la stimulant
(histamine, gastrine, acétylcholine, aliments...). Elles
protègent également la muqueuse gastroduodénale
contre les agents nocifs (cytoprotection).
Les signes de la maladie
L'ulcère
duodénal est une maladie chronique récidivante.
Dans
sa forme typique, l'ulcère duodénal entraîne
des douleurs qui prennent la forme de crampes, brûlures,
torsion dans la région du creux de l'estomac et sous
les côtes à droite. Ces douleurs irradient en ceinture
ou vers le dos. Elles sont rythmées par les repas : elles
apparaissent une à quatre heures après et persistent
jusqu'au repas suivant. Elles sont calmées par l'alimentation.
On dit que ces douleurs ont un "rythme à trois temps"
: alimentation - intervalle libre – douleur - alimentation,
etc. Ces
douleurs évoluent par crises d'une quinzaine de jours
et se répètent une ou plusieurs fois par an :
il y a donc une double périodicité journalière
et annuelle.
D'autres
symptômes sont fréquemment associés :
- Nausées
ou des vomissements ;
- Troubles
de la digestion (dyspepsie).
Les symptômes
ne sont malheureusement pas toujours aussi évidents et
le médecin doit songer à un éventuel ulcère
devant une simple gêne. En effet, celle-ci peut évoquer
aussi bien une affection de la vésicule biliaire, du
pancréas, de l'intestin ou même une maladie cardiaque,
d'autant que le symptôme de la double périodicité
peut être absent. Seule
la fibroscopie, réalisée au moindre doute, peut
affirmer le diagnostic.
Parfois,
l'ulcère duodénal n'entraîne aucun trouble
et ne se révèle que par ses complications :
- Hémorragie
digestive ;
- Perforation
de l'ulcère avec péritonite ;
- Sténose
du pylore ;
- Anémie
inexpliquée.
Certains
ulcères ne provoquent aucun symptôme, notamment
chez les personnes âgées, les diabétiques,
les patients sous anti-inflammatoires non stéroïdiens
ou sous traitement d'entretien de la maladie ulcéreuse.
Seule la fibroscopie permet de les diagnostiquer.
Examens et analyses complémentaires
La fibroscopie
gastro-duodénale permet de voir les ulcérations
et d'effectuer une biopsie des parois de l'ulcère.
Le T.O.G.D.
(transit oesogastroduodénal) a perdu de son intérêt
depuis la mise au point de la fibroscopie. Il permet, d'une
part, de voir l'ulcère et d'autre part, de détecter
des signes radiologiques indirects.
Le tubage
gastrique est parfois effectué ; il met en évidence
une hyperacidité. Parfois, le tubage évoque un
syndrome de Zollinger-Ellison.
Traitement
Eradication
d'Helicobacter pylori :
Le traitement
associe 3 médicaments pendant une semaine :
- Oméprazole
(inhibiteurs de la pompe à protons : Mopral) ;
- Clarithromycine
;
- Métronidazole.
Seuls les
deux premiers médicaments cités peuvent être
prescrits. Le métronidazole peut également être
remplacé par l'amoxicilline.
Le résultat
est contrôlé après un mois (endoscopie avec
biopsie). Après éradication, l'ulcère ne
récidive pas.
Les conseils
hygiéno-diététiques sont importants mais
pas toujours aussi faciles à respecter qu'une prise médicamenteuse :
- Repos
physique et moral (diminution du stress au sens large) ;
- Arrêt
définitif, ou tout au moins, réduction de la
consommation de cigarettes. De toute façon, ne pas
fumer après la dernière prise de médicaments
le soir.
- Limitation
de la consommation d'alcool ;
- Diminution
de la quantité de café ;
- Prise
d'aspirine ou d'autres anti inflammatoires à éviter
(phénylbutazone, Indocid, etc.) ; préférer
le paracétamol ou la glafénine.
Les autres
médicaments :
- Les antihistaminiques
H2
- Le sucralfate
(Ulcar , Kéal) protège la muqueuse gastrique.
Une constipation est possible.
- Les prostaglandines
(misoprostol ou cytotec , emprostil ou Gardrine, Fundyl) protègent
les muqueuses gastrique et duodénale, inhibent la sécrétion
acide gastrique et diminuent le taux de gastrine. Les diarrhées
transitoires sont l'effet secondaire le plus important.
- Les antiacides
(Maalox, Gelox, Dimalan, Gélusil, Mucal, Mutésa,
Rocgel, Supralox, Lycaon, Phosphalugel, Plasmutal etc.) ont
une action dans le traitement de la douleur.
La
chirurgie est utilisée dans certaines complications :
- La gastrectomie
des 2/3 enlève l'ulcère et une grande partie
de l'antre gastrique où est sécrétée
la gastrine qui est le stimulus hormonal de la sécrétion
gastrique. Le rétablissement de la continuité
digestive se fait par anastomose gastro-duodénale (type
Billroth I ou Péan) ou gastro-jéjunale (Billroth
III ou Polya, Billroth II ou Finsterer).
- La vagotomie
supprime la sécrétion gastrique d'origine nerveuse
par section du nerf pneumogastrique mais a comme inconvénient
de paralyser la motricité de l'estomac qui ne peut
plus se vidanger : il y a en effet un spasme du pylore. Il
faut donc obligatoirement assurer la vidange de l'estomac
paralysé par une pyloroplastie ou une gastro-entérostomie.
- La vagotomie
sélective ne sectionne que les filets nerveux destinés
à l'estomac et limite les conséquences fâcheuses
au niveau du foie et de la vésicule biliaire de la
section des nerfs pneumogastriques. Les rameaux nerveux destinés
aux autres organes de voisinage sont respectés. Un
geste de drainage de l'estomac est également nécessaire
(pyloroplastie ou gastro-entérostomie).
- La vagotomie
hypersélective a remplacé progressivement ces
techniques : le chirurgien ne sectionne que les seuls filets
des nerfs pneumogastriques destinés à la commande
nerveuse de la sécrétion acide. Cette intervention
respecte les nerfs qui assurent la motricité de l'estomac
et l'intervention de vidange gastrique est devenue inutile.
Les séquelles sont minimes, la mortalité très
faible (0,3%). Le taux de récidive est de 10%.
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