| mardi 18 novembre 2008, a 09:37 |
| L'electrocardiogramme (ECG) |
L'électrocardiogramme (ECG) est la représentation graphique de l'activité électrique du coeur. Le tracé papier est réalisé à l'aide d'un électrocardiographe. Il s'agit d'un appareil muni d'électrodes que l'on place sur la poitrine et sur chacun des poignets et des jambes pour recueillir le potentiel électrique qui commande l'activité musculaire du coeur.
C'est un examen rapide et indolore. L'installation du patient est souvent plus longue que le tracé lui même. L'examen nécessite une bonne coopération du patient qui devra rester imobile quelques minutes afin d'obtenir un tracé de bonne qualité.
L'ECG peut être fait en ville (en cabinet médical), à l'hôpital ou à domicile par un médecin ou une infimière. Son interprétation parfois complexe reste toutefois du domaine médical.
LES DERIVATIONS
Au nombre de 12, elles permettent d'avoir une idée tridimensionnelle de l'activité électrique du cœur.
Six dérivations standards
Elles sont obtenues grace aux electrodes placées sur les poignets et les jambes DI : mesure bipolaire entre bras droit et bras gauche. DII : mesure bipolaire entre bras droit et jambe gauche. DIII : mesure bipolaire entre bras gauche et jambe gauche.
--> ainsi, l'on comprend que le cœur se trouve au centre d'un triangle équilatéral formé par les membres supérieurs et la racine de la cuisse gauche.
aVR : mesure unipolaire sur le bras droit. aVL : mesure unipolaire sur le bras gauche. aVF : mesure unipolaire sur la jambe gauche.
Six dérivations précordiales
Elles sont obtenues grace aux électrodes placées sur la poitrine
V1 : 4e espace intercostal droit, bord droit du sternum (parasternal). V2 : 4e espace intercostal gauche, bord gauche du sternum (parasternal). V3 à mi-chemin entre V2 et V4. V4 : 5e espace intercostal gauche, sur la ligne médioclaviculaire. V5 : même horizontale que V4, ligne axillaire antérieure. V6 : même horizontale que V4, ligne axillaire moyenne.
Il existe d'autres dérivations parfois demandé lors d'un examen plus approfondi pour affiner un diagnostic:
V7 : même horizontale que V4, ligne axillaire postérieure. V8 : même horizontale que V4, sous la pointe de l'omoplate. V9 : même horizontale que V4, à mi-distance entre V8 et les épineuses postérieures.
V3R, symétrique de V3 par rapport à la ligne médiane. V4R, symétrique de V5 par rapport à la ligne médiane. VE, au niveau de la xiphoïde sternale.
EN PRATIQUE
L'ECG doit comporter :
- l'identité du patient TOUJOURS - la date et l heure du tracé TOUJOURS - l'age du patient PARFOIS NECESSAIRE - les circonstances du tracé S'IL Y A UNE RAISON PARTICULIERE
Comment faire?
Le patient doit etre installé en décubitus dorsal (allongé sur le dos) bien à plat si possible.
Le torse et les membres doivent etres accesibles, c'est pourquoi on demande souvent à la personne de se devêtir.
Le soignant commence par compter le 4 espace intercostal droit et place sa premiere electrode. A partir de là, en suivant le shéma cité précédemment, il place les 5 autres électrodes. Aujourd hui, il s'agit souvent d'electrodes autocollantes. Dans le cas contraire, il faut penser à mettre une noisette de gel sous chaque électrode pour laisser passer l'influx electrique.
Par la suite, il met en place les pinces (electrodes des membres) sur les poignets et les chevilles toujours apres avoir déposé une noisette de gel sur la partie metallique des pinces.
Chaque électrode precordiale est numerotée et a une couleur prédefinie : - V1 rouge - V2 jaune - V3 vert - V4 marron - V5 noire - V6 bleue
De la meme façon, les pinces pour les derivations standards sont toujours de la meme couleur : - jaune au poignet gauche - rouge au poignet droit - vert à la cheville gauche - noire à la cheville droite
Petit rappel mémo technique :
--> Pinces jaune et verte du meme côté : "Le soleil se couche sur la prairie" (côté coeur)
--> Pinces rouge et noire du même côté : " Le rouge et le noir" (de Stendhal)
Une fois les électrode mises en place, on demande souvent au patient de fermer les yeux, de ne plus bouger et de respirere normalement. Quand on estime que le tracé obtenu à l'écran est satisfaisant, on l'imprime pour le montrer au médecin.
Quand l'enregistrement effectué et tracé, le soignant enleve toutes les electrodes et nettoie le gel resté sur la peau du patient.
Il nettoie l'appareil à ECG avec une solution desinfectante. Il aide le patient à se rhabiller si besoin et lui notifie que l'ECG sera vu et interpreté par le médecin qui lui en donnera les resultats ultérieurement. |
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| lundi 17 novembre 2008, a 14:10 |
| L'infarctus du myocarde |
Le myocarde est la muscle du coeur qui, à chaque contraction, envoie le sang dans la grande circulation pour irriguer et alimenter en oxygène tous les organes du corps.
L'infarctus du myocarde est dû à un arrêt de la vascularisation d'une partie du muscle cardiaque : une des artères coronaires (artères nourricières du cœur) se bouche et le muscle en aval de cette artère n'est plus irrigué, ne reçoit plus d'oxygène et évolue vers la nécrose.
La douleur thoracique est le principal signe de l'infarctus du myocarde.
Avant l'infarctus, l'angine de poitrine (ou angor)
Avant que les artères ne se bouchent complètement, elles voient leur lumière se rétrécir progressivement.
L'angine de poitrine est signe que le muscle cardiaque souffre d'une mauvaise irrigation et d'un manque d'oxygène
La douleur thoracique ne dure pas, elle cède au repos. Quand la maladie coronarienne est connue, elle est soulagée par la prise de trinitrine en spray le plus souvent ou à faire fondre sous la langue (NATISPRAY, ISOCARD)
Quand une artère coronarienne se bouche complètement, la douleur ne cesse pas et n'est soulagée par la prise de trinitrine : c'est l'infarctus du myocarde. Il faut appeler un médecin sans tarder.
Les Causes de l'infarctus
- Présence de plaques d'athérome (accumulation de lipides, glucides, sang, tissus gras, dépôts calcaires et autres minéraux) qui obstruent la lumière des artères et finissent par la boucher
- L'hypertension
- Le tabac
- Obésité
- Diabète
- Sédentarité
- Stress
Il existe souvent une prédisposition familiale. Toute douleur thoracique survenant chez un sujet dont un des parents a déjà fait un infarctus du myocarde ou a une angine de poitrine est suspecte.
La douleur d'infarctus myocardique est typiquement intense, rétro-sternale (derrière le sternum), à type de serrement, irradiant dans la mâchoire, l'épaule, le bras gauche allant même jusqu'au petit doigt ; elle est angoissante.
Les gestes d'urgence
Devant toute douleur thoracique, il est IMPORTANT d'appeler le SAMU (15)!
L'obstruction totale d'une artère coronaire entraîne une nécrose de la zone musculaire cardiaque en aval. Elle peut provoquer la mort immédiate ou dans les heures ou jours qui suivent.
Le médecin réalise un électrocardiogramme (ECG) et confirme le diagnostic le plus souvent sur un tracé anormal. (Et croyez moi, sont très forts ces docs! Ils peuvent même vous dire le siège de la lesion coronnaire juste en regardant l'ECG! J avais appris ça moi aussi quand je bossais en cardio mais c'est super dur et j ai pas retenu...)
Dans un premier temps, le médecin soulagera la douleur intense par l'injection de dérivés morphiniques. Puis il injectera des thrombolytiques pour dissoudre le thrombus en attendant le transport vers l'hopital le plus proche où le patient sera hospitalisé en service de soins intensifs pour une survaillance rapprochée.
Le jour même ou le lendemain, les cardiologues réliseront une angioplastie coronarienne (Cf mon article à ce sujet : http://melanieinfirmiere.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=727972 ) pour réparer la coronnaire responsable de l'infarctus quand cela est possible.
Evolution et complications de l'infarctus
La récidive est toujours possible dans les jours qui suivent ou à moyen terme.
Plus le nombre d'infarctus du myocarde augmente chez une personne, plus le muscle s'affaiblit et entraîne de risques de complications.
Le risque d'évolution vers une insuffisance cardiaque avec éventuellement l'apparition d'un œdème aigu du poumon est compréhensible, en effet, si une partie de la pompe est déficiente elle devient insuffisante et remplit mal sa fonction.
Le risque d'apparition d'un trouble du rythme cardiaque est certain et doit etre pris en charge rapidement.
Après la période critique de l'infarctus, une surveillance régulière s'impose avec des explorations cardiaques de controle (ECG, Coronarographie (Cf mon article à ce sujet : http://melanieinfirmiere.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=727970)
Traitements médicamenteux après l'infarctus
Aspirine : pour fluidifier le sang et diminuer l'agrégation des plaquettes
Béta bloquants : pour soulager la fonction cardiaque
Statines : pour diminuer le cholestérol
Dérivés nitrés : à prendre en cas d'angine de poitrine.
L'INFARCTUS DU MYOCARDE EST UNE URGENCE VITALE! UNE PERSONNE PRESENTANT UNE DOULEUR THORACIQUE DOIT RAPIDEMENT APPELER LE SAMU POUR UNE PRISE EN CHARGE RAPIDE ET EFFICACE!
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| samedi 15 novembre 2008, a 17:18 |
| La maladie de Bouveret |
CLINIQUEMENT
La maladie de Bouveret est un trouble du rythme cardiaque se manifestant par des palpitations regulieres et rapides d'apparition brutale et sans motif particulier. La crise s'accompagne souvent de douleur thoracique, d'une sensation de malaise avec l impression que le coeur va sortir de la poitrine majorant ainsi l'angoisse déjà presente. La fréquence des crises est tres variable allant d une simple crise isolée à des episodes répétés.
EXAMENS COMPLEMENTAIRES
1. L'electrocardiogramme (ECG)
Pendant les crises, l'ECG montre une tachycardie régulière et rapide (en général aux alentours de 150 pulsations par minutes). D'autres modifications sont visibles notament sur les complexes QRS (ces petites "montagnes" que vous voyez sur le tracé cardiaque)
Le diagnostic est confirmé par le mode d'arrêt brutal de la tachycardie lors d'une manœuvre vagale (massage des carotides par exemple) , ou, en milieu médicalisé, lors de l'injection d'un antiarythmique.
2. Le Holter
Il s'agit d'un enregistrement ECG sur 24h à domicile.Il permet parfois de voir le debut et la fin d une crise si elle a eu lieue pendant ces 24h.
3. L'exploration fonctionnelle
Elle consiste à introduire des sondes dans les cavités cardiaques afin d'enregister l'activité electrique du coeur. Si le diagnostic permet de trouve le faiseaux responsable de la tachycardie, ce dernier pourra alors etre détruit par radio fréquence (qui consiste à "griller" le faiseaux pour reduire la tachycardie) Cette intervention n'est toutefois pas sans risque (mon experience professionnelle en salle de catheterisme cardiaque me le fait dire).
TRAITEMENT
Le traitement a pour but de reduire la criseet de prevenir les récidives.
1.Réduction de la tachycardie
Elle peut se faire de differentes façons :
* Les manœuvres vagales : - manœuvre de Valsalva - déglutition rapide d'un verre d'eau froide - efforts de vomissements - immersion de la face dans l'eau - compression fortes des globes oculaires (à éviter si on ne connaît pas la manœuvre) - massage sino-carotidien unilatéral (à laisser faire par un cardiologue)
* Les médicaments: - triphosadénine en intra-veineuse rapide en milieu médicalisé - inhibiteur calcique bradycardisant de type vérapamil - autres antiarythmiques : flécaïnide, amiodarone, digitaliques
* Electochoc externe sous anesthesie generale (rarement utilisé)
2. Prévention des récidives
En cas d'accès de tachycardie bien tolérés, rares et facilement réduits par le patient lui-même, aucun traitement n'est nécessaire.
En cas d'accès fréquents avec crises prolongées et tres genantes, il sera prescrit des antiarythmiques, bêta-bloquants, inhibiteurs calciques bradycardisants.
En cas de formes sévères et tres invalidantes non calmée par le traitement medicamenteux, il sera envisagé une reduction par radio fréquence.
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| samedi 15 novembre 2008, a 16:24 |
| Décompensation cardiaque |
En réponse à Aurélie, étudiante en soins infirmiers de 2eme année et en stage en réanimation de nuit en ce moment.
Perso, j ai adoré mes stages en réa, j en ai fait deux : un obligatoire de 1 mois (en 2eme année) et un de 2 semaines de nuit (en 3eme année) que j ai choisi.
Mais il est vrai que ce n'est pas toujoutrs evident de comprendre la physiopathologie et de faire le lien entre theorie et pratique dans ce genre de stage assez complexe. Tu as du mal à comprendre le mecanisme de décompensation, je vais essayer de t'expliquer en prenant l exemple de la décompensation cardiaque.
DE L'INSUFFISANCE CARDIAQUE A LA DECOMPENSATION
ROLES DU COEUR
Le coeur, de par ses contractions, rythme la circulation sanguine qui se voit alors dotée de multiples fonctions. En effet, le sang :
* apporte l'oxygène et diverses substances nutritives aux differents organes pour qu ils fonctionnent * ramene vers le cœur et les poumons le sang chargé en gaz carbonique, pour qu'il puisse de nouveau s'oxygéner * transporte vers le foie et les reins les déchets des organes pour qu'ils soient éliminés (toxines, urée…).
INSUFFISANCE CARDIAQUE
Quand le cœur n'est plus en mesure d'assurer correctement son travail de « pompe » et que ses contractions deviennent insuffisantes ou de mauvaise qualité, on parle alors d'INSUFFISANCE CARDIAQUE. Le sang à du mal à revenir vers le coeur et à pour repercution :
* une stase circulatoire (ralentissement de la circulation sanguine) * la formation d'œdèmes, * le manque d'oxygénation des organes et une accumulation des substances toxiques.
ETIOLOGIE DE L'INSUFFISANCE CARDIAQUE
* hypertension artérielle, * atteintes des valves cardiaques * insuffisance mitrale * maladies coronariennes (angine de poitrine, infarctus du myocarde) * cardiomyopathies * troubles du rythme.
SYMPTOMATOLOGIE DE L'INSUFFISANCE CARDIAQUE
Les signes suivant doivent faire penser à une insuffisance cardiaque :
* fatigue anormale à l'effort (due à une mauvaise oxygénation des muscles et des organes), limitant les activités dans le temps
* essoufflement car le coeur n'arrive plus à s'adapter à l'effort C'est l'un des principaux signes de l'insuffisance cardiaque. L'essoufflement se manifeste d'abord à l'effort (marche rapide, montée d'une pente ou d'étages) ; puis en position horizontale (c'est l'orthopnée, qui impose de dormir assis, avec des oreillers) ; et finalement en permanence, au repos comme à l'effort
* oedèmes des membres inférieurs liés à la stase sanguine
* tachycardie ou tachyarythmie (irrégularité des battements cardiaques souvent rapides)
CONSEQUENCE DE L'INSUFFISANCE CARDIAQUE : LA DECOMPENSATION
Un écart de régime (normalement sans sel), l'arrêt du traitement, une infection pulmonaire ou virale (grippe), une poussée d'hypertension artérielle, la survenue d'un trouble du rythme… Tels sont les facteurs qui peuvent brutalement aggraver une insuffisance cardiaque. C'est alors qu'on parle de DECOMPENSATION
Cette décompensation peut se traduire par :
* une majoration des oedèmes déjà existants * la survenue d'un œdème du poumon (qui se manifeste par un essoufflement majeur et une sensation d'étouffement aiguë, avec un risque d'asphyxie et d'arrêt cardiaque)
L'OAP (Oedeme Aigu du Poumon) est une URGENCE VITALE qu'il faut prendre en charge tres rapidement.
Le traitement repose sur une hospitalisation (en soins intensifs de cardiologie ou en réa selon l'etat de la personne) durant laquelle le patient est maintenu au repos strict au lit avec un régime sans sel. La prescription d'une restriction hydrique est nécessaire en cas d'hyponatrémie associée. L'oxygénothérapie est adaptée en fonction des resultats des gaz du sang.
A ceci est associé un traitement par diurétiques type Lasilix® (Furosémide), par vasodilatateur veineux (dérivés nitrés type Lénitral® ou Risordan® ) à adapter en fonction de la TA On y associe le plus souvent un traitement préventif de la maladie veineuse thrombo-embolique par une héparine de bas poids moléculaire type Lovenox® ou Fraxiparine® en sous cutanée.
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| samedi 15 novembre 2008, a 15:40 |
| La pression artérielle |
La pression artérielle (souvent appelée "tension") est la pression qui est exercée par le sang sur la paroi des artères.Elle est exprimée en millimètres de mercure (mmHg).
Lors de la prise de tension, on distingue deux phases :
*La première phase correspond à la contraction du coeur (pression systolique ou maximale), lorsque le coeur se contracte la pression augmente brusquement dans les artères, c'est le premier chiffre que le médecin annonce lorsqu'il mesure votre tension.
* La deuxième phase coïncide avec la phase de repos du coeur, durant cette phase, il reste toujours dans les vaisseaux une pression résiduelle (pression diastolique minimale). Cette pression correspond au deuxième chiffre que le médecin annonce lorsqu'il mesure votre tension.
La pression artérielle varie beaucoup au cours de la journée. Elle est basse le matin, augmente l'apres midi et le soir pour redescendre dans la nuit.
Les valeurs de la pression artérielle doivent rester à l'intérieur de valeurs normales afin d'éviter le survenue de certaines maladies ou d'accidents aigus.
A titre d'exemple [source = Organisation Mondiale de la Santé]: (le signe < signifie "inférieur à", et le signe > signifie "supérieur à")
* Hypotension => maxima < 105 et minima < 60
* Valeurs normales=> maxima entre 105 et 140 et minima entre 60 et 90
* Hypertension légère => maxima > 160 et minima entre 90 et 105
* Hypertension moyenne => maxima >160 et minima entre 105 et 115
* Hypertension sévère => maxima >160 et minima > 115
EN REPONSE A LA QUESTION DE POUPEVILLE DU 17/11 A SAVOIR SI L'HYPERTENSION PEUT ENTRAINER UNE SENSATION D'OPPRESSION:
Effectivement,en cas de poussée hypertensive, le poumon peut se battre contre la pression et mal drainer le sang pouvant alors provoquer des genes respiratoiresà type d'essoufflement et d'oppressiondans la poitrine.
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| samedi 15 novembre 2008, a 15:24 |
| L'angioplastie coronarienne |
Cet article fait suite a celui publié sur "LA CORONAROGRAPHIE"
Vous trouverez differentes appellations pour cette meme intrevention : * Angioplastie trans coronarienne (ATC) * Angioplastie par ballonnet * Angioplastie coronarienne transluminale percutanée (ACTP) * Dilatation coronarienne par ballonnet.
1. INDICATIONS
L'ATC est pratiquée lorsqu il est retrouvé, lors de la coronarographie, une ou plusieures lésions sur une ou plusieures coronnaires (la coronnaire gauche - la coronnaire droite - la septale - la distale - la diagonale - la circonflexe). Il s'agit le plus souvent d'un rétrecissement de la lumiere du vaisseau par accumulation de plaque de cholesterol.
2. TECHNIQUE
Par la meme technique que pour la coronarographie, le cardiologue introduit un catheter muni d un ballonet dans l atere obstruée. Une fois ce ballonet placé au niveau de la plaque d atherome (le cardiologue suis le trajet de sa sonde grace aux clichés radio et aux injections de produit de contraste), ce dernier est gonflé afin d'ecraser la plaque contre la paroi arterielle et d elargir le diametre du vaisseau (CF image de l'article).
Si cette technique par ballonnet ne suffit pas à elargir la coronnaire, le cardiologue envisage alors la pose d'un stent, sorte de petit ressort placé sur la plaque de cholesterol permettant de maintenir le vaisseaux dilaté de façon constante.
3 . SUITES
A. POST INTERVENTIONNELLE DIRECTE
Aussitot apres l'ATC, le patient est orienté en salle de surveillance post interventionnelle (SSPI). L'infirmiere l accueille, lui fait un ECG et surveille son tracé cardiaque a l aide d un scope.Elle controle le point de ponction et la presence des pouls femoraux et pedieux ainsi que que la chaleur des membres inferieurs. La surveillance dure environ 1h apres quoi, le patient est hospitalisé en unité de soins intensifs (ou assimilé).
B. DANS LES 24H
De retour dans sa chambre (son "box" en soins intensifs), le patient est a nouveau surveillé par scope et doit rester alité jusqu à ce que le cardiologue donne son feu vert (dans le but d eviter la formation d un hematome). En effet, le lendemain matin, l infirmiere realisera un ECG et une prise de sang, et au vue des resultats, le medecin autorisera le lever.
C. A PLUS LONG TERME
Le patient sera suivi regulierement par son cardiologue. Une coronarographie sera programmée pour controler le ou les stents mis en place et rechercher d eventuelles nouvelles lesions. Le patient devra suivre un regime pauvre en cholesterol, limiter la sedentarité, remedier à son hypertension, son diabete ou tout autre facteur de risque cardiovasculaire.
Il lui sera prescrit deux antiaggregants plaquettaires (PLAVIX et ASPIRINE) qu il lui faudra prendre de maniere assidue pour limiter les risques de recidives.
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| samedi 15 novembre 2008, a 15:22 |
| La tachycardie |
Le rythme cardiaque normal oscille normalement autour de 60 battements par minute.La tachycardie est l'augmentation de ce rythme cardiaque. Elle peut être ressentie comme des palpitations où le sujet ressent ses battements cardiaques comme désagréables.
1 CAUSES
A. causes non cardiaques : Il s'agit d'une tachycardie sinusale, correspondant à une réponse normale du cœur à certaines stimulations.
--> le rythme cardiaque est accéléré mais regulier (> 100 par minute), --> la tachycardie est régulière et permanente, Ce genre de tachycardie est souvent retrouvée lors : * d'un effort physique, * d'un stress (quelle qu'en soit la cause) * d'une fièvre, * en cas de déshydratation, * en cas de prise de certains excitants (caféine, amphétamines par exemple)
B. causes cardiaques
* baisse de la pression artérielle (hypotension) * en cas d'embolie pulmonaire * de l'insuffisance cardiaque * troubles du rythme cardiaque
2. TRAITEMENT
--> Pour les causes non cardiaques, il faut d'abord traiter la cause et non obligatoirement ralentir le rythme cardiaque par des médicaments.
--> En cas de tachycardie mal tolérée ou invalidante, il existe des médicaments antiarythmiques et bêta-bloquants.
--> Pour les causes cardiaques, le traitement est fonction de la pathologie cardiaque ou du trouble du rythme en cause |
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| samedi 15 novembre 2008, a 15:19 |
| La coronarographie cardiaque |
J ai travaillé dans un service de cardiologie et je me suis aperçue que les patients sont souvent mal informés et donc tres angoissés par l examen qu'ils vont subir. Ainsi, puisque je travaillais en salle de coronarographie mais qu il m arrivais aussi de retourner depanner dans les etages, j aimais faire profiter les gens de ce que je vivais sur le terrain afin de dedramatiser cet examen souvent mal vécu... Ce soir, je vais vous expliquer le deroulement d une coronarographie cardiaque.
1. PREPARATION A L EXAMEN
La veille de l examen, le patient est hospitalisé en service de cardiologie afin de le preparer à la coronnarographie. L'infirmière pose des questions d ordre pratiques sur permettant de renseigner quelques formalités administratives et de connaitre les pricipaux antecedents et allergies de son patient afin d ameliorer sa prise en charge. Puis elle realise sur prescription medicale, une prise de sang (permettant entre autre de voir si le patient a une bonne fonction renale car il devra apres l examen eliminer dans ses urines le produit de contraste utilisé pendant la coro) et un electrocardiogramme.
Le matin de l examen, il sera demandé au patient de prendre une douche avec un antiseptique (betadine scrub ou hibiscrub) et de revetir une chemise de bloc operatoire apres avoir oté tout bijoux et toute prothese. L'aide soignante realisera alors une depilation au niveau des poils pubiens et un badigeon a l aide d un antiseptique (betadine dermique ou chlorexidine). Les poils pubiens me direz vous???et oui, par manque d information, le patient est alors tres surpris qu on lui rase ses parties alos qu on va lui explorer le coeur!!!
En fait, le cardiologue va ponctionner l artere femorale qui se trouve dans le creux de l aisne qui a besoin d etre parfaitement dépilé pour une meilleure aseptie. Je vous expliquerai la suite apres.
L infirmiere administre un anxiolitique une heure avant l examen selon prescription et le patient reste sagement allongé en attendant le brancardier.
2. EN SALLE DE CORONAROGRAPHIE
La salle ressemble a une salle de bloc opératoire. L'équipe qui vous accueille se compose le plus souvent d'un cardiologue, d'une anesthesite, d'une infirmiere et d un manipulateur radio. Il fait froid c'est vrai et le stress n aidant pas, le patient tremble tant qu il peut... Il est alors installé sur une table etroite style table d operation qui a la possiblité de bouger d avant en arriere et de s incliner.
L anesthesiste pose un brassard a tension puis perfuse le patient pour avoir une voie d abord en cas de besoin...j ai bien dit EN CAS DE...elle ne servira pas forcement! L infirmiere refait un badigeon au niveau de l aisne, pose des electrodes sur son torse pour pouvoir le brancher à un scope et le surveiller durant tout l examen. Elle lui ote totalement sa chemise et le recouvre d un champ operatoire stérile sur lequel le patient ne devra en aucun cas mettre les mains.
Le cardiologue realise alors une petite anesthesir locale au pli de l aisne. Il ponctionne ensuite a l aide d un trocard (assez gros certe mais que le patient ne sent pas puisqu anesthesié) l artere femorale. Il met alors en place l introducteur puis le guide qui lui permet de passer les sondes a travers l artere. Alors pourquoi l artere femorale pour aller au coeur? et la droite de surcrois? Parce que le cardiologue avec ses longues sondes arrive jusqu au coeur par cette artere, juste dans le ventricule gauche via l aorte.
Le manipulateur radio realise des films qui permettent au cardiologue de voir ou est sa sonde et surtout grace a des injections de produit radio opaque (qui peut donner une sensation de chaleur dans le corps), d examiner correctement le coeur et de deceller d eventuelle anomalies au niveau des coronnaires (grosses arteres du coeur)
L infirmiere qui travaille en etroite collaboration avec le cardiologue, lui sert le materiel, surveille le patient tout au long de l examen et alerte les medecin en cas de souci, et enregistre des courbes realisées grace aux diferentes sondes.
Le cardiologue est souvent peu bavard durant l examen car il a besoin de se concentrer sur les images qu il voit... Le patient ne doit donc pas s inquieter s il ne repond pas aux questions qu il lui pose...cela ne veut pas dire qu il y a un probleme à cacher... Le doc attendra a fin de l examen pour donner ses conclusions au patient.
Lorsque l exploration est terminée, le cardiologue realise un point de compression a l endroit de la ponction et l infirmiere fait un tres gros pansement compressif qui, c'est vrai, ne sera pas super agreable a enlever mais qui evitera surtout la formation d un gros hematome qu il faudrait alors evacuer chirurgicalement. Le patient est alors rhabillé puis remonté dans sa chambre
3. LES SUITES POST CORONAROGRAPHIQUES
De retour dans sa chambre, le patient est tenu de rester alité 24 h toujours dans le but d eviter l hematome. Il devra boire afin d eliminer le produit de contraste. Le lendemain, si tout s'est bien passé et que l examen est normal, le patient aura une prise de sang de controle, un ECG et sera "libéré".
Je traiterai dans un autre post de l angioplastie coronarienne faisant suite à la coro s il a été trouvé des anomalie à type de retrecissement des vaiseaux.
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| commentaire(s) | A fond ! Lara (17/11/2009 05:57)toujours pleine d... La goutte Mél (15/11/2009 19:42)Ce sont des listes q... La goutte Père plexe (15/11/2009 19:06)Bonjour Mélanie,
Je... |
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