Je suis actuellement en pleine rédaction de mon projet professionnel en vue de mon projet cadre. CV, cursus, conception de la fonction cadre, motivations et projet pro proprement dit sont autant d'éléments à développer et croyez moi, c'est du boulot ! Mais les motivations sont là et bien là alors ça file. Rien qu'aujourd'hui, j'ai déjà rédigé 6 pages !
Entre temps j'ai envoyé deux articles à la publication pour "Echanges", la revue de l'AFIDTN dont je vous avais déjà parlé. Je remercie d'ailleurs au passage Anne Marie Cadart (Rédacteur de l'AFIDTN) et son comité de relecture pour leur disponibilité et leur gentillesse.
Il parait que nous, infirmier(e)s, nous sommes de simples EXECUTANT(E)S... C'est vrai quoi, pas besoin de réfléchir, il suffit juste d'appliquer les prescriptions ! Enfin, c'est une fois de plus ce que j'ai récemment entendu.
Alors voyons un des dernières en date : Prescriptions de Mr X : - Restriction hydrique 1 litre / jour - Réhydratation par perfusion de NaCl 0,9% : 1,5 litres / 24h
C'est logique non ? Alors comme je suis bête-et-disciplinée (infirmière en gros), je réhydrate le monsieur par voie veineuse et je continue la restriction hydrique prescrite la veille... Ah non, faut pas ? Pourtant, EXECUTANT, c'est ça, je lis et j'applique sans réfléchir....
Et non....apprenez que nous autres IDE, nous sommes aussi des têtes pensantes !
12h40. Nous embarquons à Roissy
Charles de Gaulle. Après 2h50 de vol, nous posons les pieds sur le tarmac du
petit aéroport de Rabat. Il est 13h30, heure locale. La température est très
agréable et le soleil brille.
La famille de mon amie Malina
vient nous chercher pour nous emmener à Sale où nous passerons notre première
nuit. Après avoir traversé les premiers bidonvilles, nous arrivons dans les
quartiers plus aisés de Sale. Maisons très hautes sur 3 niveaux avec toit terrasse.
De multiples salons qui font aussi office de salle à manger et de
« dortoir ».
14h (heure locale). Il est
l'heure de manger. La famille nous a laissé la maison pour la soirée et la
nuit. Après avoir mangé une délicieuse tagine, nous allons faire un petit tour
dans les rues. Epices, pâtisseries, pain rond…le séjour s'annonce
gastronomique !
Dimanche 20 septembre
Rabat > Marrakech
(400km)
Départ pour Marrakech à bord
d'une vieille Golf prêtée pour la semaine. La circulation au Maroc est très…ANARCHIQUE !
Il en sort de partout, de droite, de gauche, d'en face…Des voitures, des
mobylettes, des vélos, des ânes, des piétons un peu partout ! Pas de
priorité…le premier engagé, le premier servi ! Sans oublié les dos d'âne
en sorti de rond point qui nous on fait jouer au tape-cul quelques
fois !!!!
Petite pause à Casablanca pour
déjeuner…On est bien les seuls puisque c'est encore Ramadan…Puis direction El
Jadida où nous nous arrêtons pour visiter la médina et la citerne de la cité
portugaise.
En route pour 200 km vers
Marrakech où nous sommes à nouveau accueilli chaleureusement dans de la
famille. Toujours de beaux salons, de belles faïences et beaucoup de monde dans
une même maison. Les familles vivent en inter génération… Avant de diner (vers
23h), nous faisons un tour sur la place principale de la ville envahie de sa
population et dans le souk dont se dégage des odeurs d'épices, de cuirs et où
brillent de nombreux cuivres et autres objets argentés.
Couchés vers 1h du matin, nous
sommes réveillés à 4h par l'appel à la prière… Il a lieu 5 fois par jour.
Chaque minaret émet au micro un appel aux musulmans. Puis on se rendort, et on
est réveillé pr la lumière du jour et les bruits de passage dans la rue car il
n'y a pas de volet et pas de double vitrage. C'est à peine si les fenêtres
ferment !
Lundi 21 septembre
Marrakech
Après un petit déjeuner copieux
vers 9h, nous retournons sur la place principale. L'ambiance y est tout autre
comparée à la veille au soir. Elle semble déserte. Pas de charmeur de serpent,
pas de dompteur de singe, pas de tatoueurs au henné, pas de grillade, pas de
jus d orange frais… Un cousin nous fait visité les riads : splendides
demeures au centre desquelles plombe une cour intérieure avec une fontaine
centrale. Les décors y sont somptueux, le calme impressionnant.
Après une sieste bien méritée,
nous faisons une courte ballade à dos de dromadaire puis arpentons les allées
dujardin menara sous un soleil couchant
donnant au paysage des allures de carte postale.
Pour clôturer cette sublime
journée, une cousine nous emmène au hammam… Deux heures de détente avec lavage
au savon noir et gommage de tout le corps dans une atmosphère chaude et humide,
à même le sols, assises sur une toiles cirée devant des grands seau d'eau
chaude dans lesquels on puise avec un broc. Rien à voir avec le hammam détente
qu'on connaît ici en France mais tellement mieux à mon goût !!!!!
Nous sommes assommés par ces deux
heures de détente et pourtant, il nous faut lutter contre le sommeil car un
délicieux couscous nous attend !
Mardi 22 septembre
Marrakech > El Kebab via
Casablanca et Benin Mellal (325km)
Départ de Marrakech, direction El
Kebab dans le MoyenAtlas. Des routes un
peu tortueuses mais des paysages magnifiques dans les couleurs chaudes du rouge
et de l'ocre faisant pensé à l'eldorado.
Pause à Beni Mellal d'où coule
une source attirant beaucoup de monde. Après 2 verres de jus d'orange frais et
plusieurs clichés, nous reprenons la route pour arriver avant le coucher du
soleil.
Là bas, les grands parents,
oncles et tantes de Malina nous accueillent tout aussi chaleureusement que les
autres familles.
Le soleil est couché, les enfants
jouent dans les rues, beaucoup de monde se promène comme chaque soir.
Mercredi 23 septembre
El Kebab
Fatigués par les heures passées
en voitures, nous décidons de rester sur le village. Nous entamons une ballade
de 2h30 qui nous mène jusqu'à une école où des dizaines d'enfants qui nous on
accompagnés en chemin nous dévoilent leur plus beau sourire et nous font part
de leur quelques mots de français appris dans leur leçon : « bonjour
Monsieur, bonjour Monsieur, bonjour Monsieur »… De la joie, des sauts de
cabris, des éclats de rires et puis…cette photo que l'on fait avec un petit
groupe qui nous remercie à n'en plus finir avant d'aller en cours. Le bonheur
de quelques enfants qui n'ont rien pendant que les nôtres se plaignent de leur
situation !
Dans l'après midi, les femmes
nous apprennent à faire des « El Ouech Bakia », ces pâtisseries
orientales enrobées de miel et de graine de sésame.
Puis, après le diner, nous
prêtons chevilles et dos de la main pour de jolis tatouages au henné.
Il est 2h…la nuit sera courte.
Nous reprenons la route le lendemain.
Jeudi 24 septembre
El Kebab > Rabat via
Khénifra et Fès(336km)
Après le petit déj, nous quittons
El Kebab pour rejoindre Rabat d'ici la tombé de la nuit.
Nous nous arrêtons à Khénifra où
nous commençons nos premiers achats du séjour : les fameuses
BABOUCHES !
Nous atteignons Fès en début
d'après midi. Deux ou trois jeunes marocains nous indique un pseudo parking qui
s'avère être une place en travaux et nous réclament 10 Dhs (1 euro) pour nous
garer. Cela nous étonne un peu mais la fatigue aidant, nous parquons la voiture
sans grande conviction et entamons une grande ballade au cœur de la médina et
des souks.
A notre retour, la place est
vide ! Les quelques dizaines de voitures ont toutes disparues y compris la
notre. Un policier nous explique que le stationnement était illégal et que la
voiture a été mise en sûreté…à la fourrière ! Un taxi nous emmène à la
préfecture de police où nous nous acquittons des 100 Dhs d'amende pour
stationnement illégal puis des 120 Dhs de mise en fourrière (soit au total 22
euros). Puis nous regagnons la fourrière où le gardien nous taxe encore de 20
Dhs (2 euros) pour nous ouvrir le portail et récupérer la Golf. On râle un peu
mais dans notre malheur on est heureux de ne pas nous être fait pillée la
voiture remplies de toutes nos affaires !!!
La journée s'achève par notre
retour à Rabat
Vendredi 25 septembre
Rabat / Sale
Journée entière à Rabat avec
visite et achats divers et variés sur les souks…sac à main, tuniques, épices,
djelabas, babouches… La pluie nous surprend en fin de journée avant de regagner
Sale.
Samedi 26 septembre
Rabat > Paris
Dernière matinée. Un cousin nous
emmène visiter la Khasba de Rabat. Changement de décors étonnant. A
l'extérieur, les murs sont oranges, à l'intérieur ils sont blancs et bleus
turquoise comme en Grèce ou dans certaines villes de Tunisie. Et à toute
vitesse, on fini par la médina de Sale où l'on trouve encore à dépenser nos
derniers dirhams en pâtisseries marocaines.
Il est 12h30. L'avion est à
14h30. Juste le temps de manger un peu et hop…direction l'aéroport.
Enregistrement des bagages, passages des douanes…nous voilà installer pour
notre retour en France.
Voilà une semaine de nuit en néphrologie qui se termine...4 nuit pour tout dire. 4 nuits qui se ressemblent un peu toutes...
La fiche de poste se decompose brievement ainsi : - Lecture des transmissions ecrites - Visu rapide de la planification des soins individualisée - Tour de surveillance hemodynamique à 22 h - Préparation des piluliers - Commandes diverses - Vérification du chariot d urgence une fois la semaine - Note de la temperature du frigo - Réponse aux différentes requêtes des patients - Soins infirmiers éventuels
Et pour ce qui est des fameuses requêtes, ça a majoritairement été du nursing dans les rubriques "élimination" et "protection des téguments" Autrement dit : pose et dépose de bassin, accompagnement aux toilettes, change complet et prévention d escarre En français courant : pipi - caca - popo et massage du cul cul...
Ah oui j oubliais...une toilette au lavabo à 5h30 en vue de la seance de dialyse à 7h30, une pose de cathlon avec bilan sang en vue d un examen prevu à 8h et....(ça avance toujours la collègue qui aura bien d autres choses a faire sur son tour de 7h!) Ah oui et puis, quand même...de la DP (Dialyse Péritonéale) à raison de 1 ou 2 poches par nuit chez un patient admis pour péritonite.
Entre deux ? De la paperasse... Du rangement... Du papotage de nana avec ma collègue ASH... Et...j'avoue que c'est pas mal les reportages qu'ils rediffusent à la TV la nuit ;)
Et pour tout vous dire, le moment que je préfère reste celui où je croise ceux qui viennent travailler pendant que moi je vais me coucher.... Arrêter au céder le passage, je contemple la valse de voitures qui empreinte le chemin de l hopital...Que du bonheur !
Pour la première fois depuis mon arrivée dans l'Yonne, j'ai pris une astreinte de WE... Un fonctionnement totalement différent de mon ancien centre :
Là bas, il y avait une IDE différente d'astreinte chaque soir + une IDE d'astreinte le WE. On revenait pour des urgences d'hémodialyse uniquement. Les heures chez soi ou sur place étaient récupérables...autrement dit, la galère car on n'arrivait jamais à nous les rendre !
Ici, pas d'astreinte de soirée...uniquement le WE. On peut être rappelée pour de l'hémodialyse mais aussi et surtout pour de la dialyse péritonéale (si un de nos patients est hospitalisé et qu il faut gerer ses poches ou si un patient fait une peritonite par exemple) Les heures chez soi et sur place sont PAYEES !
Pour ma premiere astreinte, je suis restée tranquille à la maison. Un coup de fil dimanche matin 9h pour un patient qui voulait un avis...MEDICAL ! Bah oui, j'vous ai pas dis, j'ai passé mon doctorat pendant le WE ! Erreur d'aiguillage de la part du standard de l'hôpital qui a soudainement pensé que je pourrai remplacer SOS Médecin à titre gracieux. Après un bref interrogatoire, j'ai orienté ledit patient vers une consultation médicale. Le gentil monsieur voulait mon numero au cas ou... Facile, c'est celui du standard...je l'ai rassuré en lui disant que s'il y avait besoin, on me ferait rappeler ! Pas de nouvelle par la suite...jusqu a ce matin où j'apprend qu'il a été hospitalisé : HEMOGLOBINE à 4,6... Pas étonnant qu'il se sentait fatigué ! Apres une consult de SOS médecin diamnche et ne voyant pas d'amélioration, il a rappelé le secrétariat hier matin (les secretaires aussi ont passé leur doctorat pendant le WE !) pour enfin se décidé à venir aux urgences sur avis "sécrétarial"
J'voudrais pas dire mais y'a surement des globules qui se font la mal quelque part...
Wouaouhhhhh !!!! Un programme de formation assez chargé avant même la rentrée et je ne vais pas m'en plaindre.
Au programme :
- Un après midi de formation incendie (rappel : je ne l'ai JAMAIS faite !!!!)
- 3 jours de formation aux gestes d'urgence et de premiers secours, obligatoire pour tout personnel soignant (Celle là non plus je ne l'ai jamais faite ! Hallucinant quand même !)
- Première réunion de travail jeudi prochain sur l 'accueil du patient dans le cadre de la certification
- 3 jours de formation au tutorat des etudiants infirmiers dans le cadre du nouveau programme des études : Celle là, je l'adore !
Et j'attends encore la date de la prochaine rencontre d'hémovigilance... Cool !!!! Mon métier est passionnant !
10
ans plus tôt…septembre
1999. Premier stage de deuxième année. Je dois allée en chirurgie. Le service
ne peut pas m'accueillir. J'atterris aux urgences. Je ne sais rien faire. Je
viens de passer un an à faire le tour des toilettes-pédiluves-capiluves-réfection
de lit-aide à l'alimentation. L'accueil n'est pas super enthousiasment mais
je fais avec. Tous les jours, j ai la boule au ventre. Certaines IDE dont une
en particulier me pourrissent mon stage avec des réflexion du genre « j'm'en
fout môa si tu veux pas perfuser ce monsieur…je suis diplômée môa…je sais faire »
(elle avait son DE depuis 1 an à peine !) Grrrrrrrr… A la fin du stage, je
m'étais juré de ne JAMAIS aller bosser aux urgences…
Aujourd'hui…juillet
2009. Il y a un ou deux mois, la cadre de mon service annonce qu'il va falloir
faire des rempla aux urg et demande qui se porte volontaire. Je suis partante !
Incroyable ! Comme quoi il ne faut jamais dire JAMAIS !!!
Hier.
Première journée aux urgences. Accueil chaleureux par une équipe majoritairement
jeune et dynamique. Du boulot…pas trop, juste ce qu'il faut pour que je m'apprivoise !
Après deux petites heures, je commence à y voir plus clair niveau organisation
et prise en charge. Pas évident quand le matos n'est pas du tout rangé de la même
façon dans aucune des salles…
Beaucoup
de bobologie, à un rythme très peu soutenu. Je ne sais pas combien de patients
j ai pris en charge ? Je me souviens en gros de :
-une femme d'une cinquantaine d année arrivée pour hyperthermie et aggravation
des troubles de l élocution avec suspicion de crise de SEP
-une jeune fille de 15 ans tombé de cheval à qui l on a posé 5
points de suture sur la partie interne de la lèvre sup (j'avais un peu chaud !)
-un monsieur avec un doigt plein de pue suite à une suture d il y a
2 jours
-une frature de la hanche chez une mamie suite à une chute il y a 4
jours
-deux piqures d insecte chez deux femmes differentes avec oedeme de
la partie touchée
-une femme en maillot de bain arrivée tout droit de la piscine avec
un orteil cassé
-un ou deux malaises avec maux de tête
-… etc
Et dans
les « gros » trucs, que j ai seulement regardé et que j ai laissé à
mes collègues bien plus experimentées :
-une dame de 50 ans polyfracturée suite à une chute d'échelle de
2,50m
-un jeune homme de 24 ans, alcoolisé, amené par le SMUR suite à une
collision en voiture dans un arbre
-un AVP dont j ai rien suivi mais qui est quand même arrivé intubé
ventilé et dans un sale état
Il est
21h30, j ai pas vu l'après midi passé…J ai beaucoup apprécié ma journée même si
j'ai parfois eu l'impression de patauger un peu. J ai quand eu le sentiment de
me rendre utile ne serait ce que pour gérer la bobologie…il en faut bien J
Les
médecin m'ont remercié de ma venue (impensable hein ?!).Ce fut un réel
plaisir pour moi !J y retourne demain et vendredi de matin…
Hier mercredi, nous sommes allées avec Del et les enfants faire un petit tour dans Paris... En voiture jusqu'à Melun, puis en RER jusqu'à la Gare du nord puis en Métro puis...enfin, l'air libre, le jour et le magnifique Sacré Coeur sur la bute de Montmartre.
Des rues pleines de souvenirs, de la mini Tour Effeil porte clé au T.shirt "I love Paris" en passant par les cartes postales, les Tours Effeil sous la neige, le caleçon avec le plan du métro, les parapluies...tout y est pour vous faire depenser quelques euros!
Ensuite, direction le Champ de Mars parce qu'aller à Paris sans voir la Tour Effeil...c'est pas aller à Paris ! Petit tour en Bateau mouche depuis le pont de l'Alma à la conquete des plus grands monuments...
Une belle journée ensoleillée... Beaucoup de transport en commun... Beaucoup de marches à monter et descendre... Les pieds echauffés mais la satisfaction est là!
Avez-vous remarqué le nombre de codes et de mots de passe
qu'il nous faut retenir pour mener à bien une journée de 24 h ?
Mon radio réveil indique 05 :15…Quatre chiffres qui
me tirent de mon sommeil et m'annoncent une longue journée.
A peine 6 heures, je compose le code à deux
lettres et quatre chiffres
qui me permet d'entrer dans le vestiaire au boulot pour y enfiler ma
tenue. Fort heureusement, mon casier est doté d'une serrure m'évitant le fameux
cadenas codé à quatre chiffres !
A peine 10 minutes plus tard, je compose le code à quatre
chiffres pour remettre la boucle d'eau en route permettant ainsi le bon
fonctionnement des machines du service.
Avant de me lancer dans le montage des machines, j'allume l'ordinateur
qui me demande le mot de passe pour accéder au bureau puis le mot de
passe du programme spécifique que nous utilisons.
Dans la matinée, il me faut récupérer des résultats de
laboratoires via le serveur informatique. Je compose alors un mot de passe
couplé à un code chiffré…Et si je dois faire des transmissions, je
recompose un autre mot de passe couplé à un autre code chiffré afin d'accéder
au dossier de soins informatisé !
L'heure des commandes me fait chercher des références
produits à quatre chiffres ou plus sur des listings de plusieurs pages…
Puis, il faut appeler les ambulanciers via un numéro
raccourci à quatre chiffres pour les prévenir de l'heure à
laquelle leur patient sera prêt
13 :15…je recompose le code à deux lettres
et quatre chiffres qui me
donne accès au vestiaire et renfile ma tenue de civil avant de me rendre au
self… Je choisi mes plats et tends ma carte codée à quatre
chiffres qui permettra à l'hôpital de prélever sur mon salaire le
montant de mes dépenses alimentaires du mois en cours.
13 : 45…l'heure de la débauche. Je passe faire quelques
courses et la caissière me demande de composer les quatre chiffres
de ma carte de fidélité suivis des quatre chiffres de ma CB…
Je rentre…pas de code de porte d'entrée ni de code d'alarme
à désactiver…OUF ! Je compose par ailleurs les quatre chiffres
pour accéder à ma messagerie téléphonique puis le mot de passe de ma
messagerie mail et celui de mon blog…
Sans compter que si mon portable s'est éteint faute de
batterie, il me faut le rallumer et composer le code pin à quatre
chiffres !
A tout bien réfléchir, on est un peu chiffrés non ?!
C'est rigolo, suis pas la seule à penser cela on dirait...
Depuis deux jours, je suis d'horaire de journée (8h-16h) et je gère les patients se présentant en néphrologie pour : - des hospitalisation de jour (bilan mensuel des patients sous dialyse péritonéale) - des bilans sanguins (pas toujours evident à piquer d'ailleurs) - des bilans urinaires - la pose ou la dépose de MAPA (mesure ambulatoire de la pression artérielle) - l'hydratation avant examen nécessitant une injection d'iode - la perfusion intra veineuse de fer ....
Aujourd'hui, c'était un peu différent et super intéressant :
Vers 9h30 - en plus des bilans et injections programmés - je suis allée en médecine faire une information sur la fistule et l hemodialyse à une patiente qu on aura prochainement en dialyse. C'est pas grand chose mais ça apporte beaucoup à la personne...Accablée par l'annonce de mise en dialyse, la dame était completement désemparée...Mon objectif était de lui expliquer le but et le fonctionnement de l hemodialyse. Je l'ai beaucoup écouté car elle avait un grand besoin de parler et je l ai invité à venir rencontrer l equipe et decouvrir le service lors de sa prochaine consultation. Apres notre entretien, elle se sentait plus en confiance et n'abordait plus son avenir avec la même angoisse.
La relation d'aide, c'est drôlement bien quand on nous donne le temps de la faire comme il faut. J ai beaucoup apprécié ce côté de mes fonctions que je n'ai pas souvent l'occasion de mettre ne pratique!
A 11h, je suis allée faire une "install" comme on dit chez nous. Je me suis rendue au domicile d'un patient à qui l on fait de la dialyse péritoneale, accompagnée de la personne qui livrait le matériel et de l infirmier liberal qui va prendre en charge ce patient. Notre but : mettre à disposition du patient et de son entourage proche le materiel necessaire pour ses séances de dialyse peritonéale et faire le point sur la gestion du materiel et des séances avec sa fille et l'IDE liberal (à qui il avait deja été dispensé une formation par une IDE de notre equipe de nephrologie)
Je suis assez satisfaite de cette journée particulière qui me montre encore une facette differente mais tellement interessante de notre beau metier!
Voilà plus de 4 ans que je muris le projet professionnel de devenir cadre de santé.Aujourd'hui,après de multiples encouragements, je me lance et je concrétise! Un programme pré établi pour mener à bien mon ambition : - entretien la semaine prochaine avec la cadre de mon service (cadre supérieure du pôle) - entretien le 30 avril avec un formateur pour envisager une prépa au concours d'entrée en IFCS (Institut de Formation de Cadre de Santé) - entretien le 4 mai avec le directeur des soins de l'hôpital
Des idées, des motivations, des projets...reste à tout mettre en ordre pour que ça tienne la route! Je me sens prête. J'envisage d'ors et déjà les 10 mois de sacrifice familial et conjugal pour un avenir encore meilleur. Je suis soutenue par ma famille, par mes amis, par des collègues cadres, infirmiers, aides soignants alors...c'est le moment!
Merci à tous pour vos encouragements divers... Bach to school???Peut etre pour bientôt...on verra bien!
Ah...les transmissions...Ou "trans" dans notre petit jargon infirmier. Deux services de dialyse différents...deux façon de fonctionner différente à ce niveau là! "Là bas", il etait prevu un temps de transmissions entre les séances du matin et celle d'apres midi. Chaque infirmiere et/ou aide soignante parlait des patients de son box qui avaient posé problème. Ainsi, l'équipe était à jour avec les problemes de santé à resoudre. Une fois par semaine, on avait un staf : les médecin, la secrétaire, une IDE et une AS. On faisait le bilan de la semaine de chacun des patients. "Là bas", on voulait nous supprimer ce temps de transmissions pour grater un peu sur notre amplitude de travail et nous faire passer aux 7h30 journalière (au lieu de 8h). On s'est battu...aujourd hui, ce temps existe toujours!
"Ici", pas de transmissions...je regrette vraiment! Pas facile de connaitre tous les patients au depart quand on debarque. Au quotidien, seule l'infirmière qui s'occupe de tel ou tel patient sait qu il a tel ou tel probleme...Alors, on ecrit une bafouille sur l'ordi mais on ne dit rien aux collèguex ou alors à celle qui passe par là par hasard... En attendant, qui est au courant que Mme unetelle à une lymphangite du côté de sa fistule ou que Mr untel est décédé hier matin et que c'est pas la peine de l attendre pour sa séance de cet apres midi? L infirmiere qui a eu l info est au courant...Celle qui etait a coté d elle à ce moment là est au courant...avec un peu de chance, elles le rediront à 2 ou 3 de l apres midi mais apres...l info échappe et tant pis pour celle qui bossaient pas aujourd hui...elles l apprendront par le plus grand des hasard dans 2 ou 3 jours voire plus... "Ici", pas de staph non plus...si on veut des infos finalement, on n'a qu a chercher sur l'ordi et pis c'est tout!
Et tout ça pourquoi??? Parce que justement le temps de travail quotidien a été réduit à 7h45 et du coup, à peine fini les séance du matin qu on enchaine sur celle de l aprem...
Alors transmissions ou pas transmissions? Perso, j ai meme pas a reflechir à la question...c'est OUI Alors, pitié, ne chercher pas à supprimer ce temps privilégié! Surtout si c'est pour essayer de raboter du temps de travail et des RTT!!!!! Y'a surement d autres solutions à etudier dans ce cas!
C'est un peu comme ça qu'on m'appelle....ou encore "Mél l'éclair"...Je pensais avoir ralenti mon rythme au boulot mais je me rend compte que non! J ai toujours fini la première, et je m entends encore dire que je suis tarée d'avoir déjà tout préparé pour le lendemain!!!! Mais en fait, je suis pas SPEEEEEEEEEEEED, c'est juste mon rythme normal... En cas d urgence je peux passer à la vitesse supérieure! Désolée pour les ASH si je laisse quelques traces au sol....LOL Non sans blague?! pourquoi tout le monde trouve que je vais vite? J arrive pas à ralentir...peut être qu'avec les années, j y arriverais? Mais franchement, je crois que c'est génétique...y a qu'à voir ma mère, elle arrête jamais!
Comme je suis ravie d'être revenue en Bourgogne! C'est vrai, il fait pas aussi beau qu en Gironde mais ce retour aux sources me fait le plus grand bien.
Des gens chaleureux, accueillants, un boulot formidable (bon OK je sais, je trouve toujours mon boulot formidable...c'est pas une reference!) des projets qui s'offrent à moi....
Je reviens tout juste de l'IFSI dans lequel j ai fait mes etudes et j ai été tres agreablement surprise de voir qu une de mes monos s'est tout de suite souvenue de moi (alors que j ai radicalement changé de tête en 8 ans!!!!! --> Cf une de mes photos sur ce blog de quand j etais etudiante)On a longuement discuté de choses et d autres...Elle m a encouragé à faire mon ecole des cadres et a realiser mes projets pro. ça fait du bien!
Je retrouve des gens que j avais perdu de vu et la chaleur humaine vaut plus que la chaleur du soleil! Je revis!!!!!!!!!!!!!!!!
Bien entendu je n oublierai jamais mes amis de Gironde (un gros bisous à Del et Taz en passant....)
Travailler dans un service de malades chroniques n'est pas tous les jours facile! Depuis que je travaille, j ai connu bien des aspects de la maladie chronique et des services AVEC et SANS psychologue.
Qu 'il s agisse de patients atteinds de cancer que l on revoit plusieurs fois par mois pour leur cure de chimio ou de patients dialysés que l on cotoie 2 à 3 fois par semaine, ou encore de patients diabétiques que l on revoit aussi de façon régulière pour les équilibrer et les éduquer, on se retrouve toujours dans la même situation ambigue : savoir trouver sa place de soignant, savoir faire preuve d'empathie, savoir garder ses distances.
Avant d'être soignante, je suis avant tout humaine et il m'arrive comme à beaucoup d'autres je pense (j en suis certaine meme) de creer des liens avec certain(e)s patient(e)s que l on pourrait qualifier de non professionnels. Mais où s'arrete notre limite?
Tous, avons connu ce que l on appelle le transfert : telle ou telle patiente qui me rappelle ma grand mere, tel monsieur dont l histoire me touche pour des raisons qui me sont propres... J aurai une affinité particuliere avec une personne que d autres soignants n auront pas parce que cette personne me renverra un souvenir et que j aurai tisser une relation plus particuliere avec elle.
Dans ce cas, avouons le, on aura plus facilement tendance à satisfaire le "petit " caprice de Mme ou de Mr... DANGER ???
Dans le service de cancéro où j ai fait mes premiers pas de soignante, je me souviens d'une jeune fille de mon âge qui souffrait énormement de son cancer gyneco. je passais beaucoup de temps aupres d elle à tenter de l ecouter, de la soulager, de la soutenir...Pourquoi? Simplement parce qu elle avait mon âge, qu elle venait de se marier et qu elle me faisait de la peine. Quand on porte la souffrance d'une personne c'est dur. Mais quand on porte la souffrance de plusieurs personnes c'est pire!
Nous avions la chance d 'avoir dans le service une psychologue qui nous recevait en equipe chaque semaine pour debriffer des problemes rencontrés, des souffrances endurées, des blocages naissants...personnellement cette entrevue de groupe m aidait beaucoup car me permettait de voir en tant que jeune soignante que je n etais pas seule dans mon cas.
La psychologue rencontrait aussi les patients qui le desiraient. Nous les trouvions plus apaisés ensuite, plus receptifs aux soins, plus detendus.
Dans mon ancien service de dialyse, nous n avions pas de psychologue. Si nous rencontrions un probleme particulier avec un patient, nous pouvions toujours demander une consultations à condition que le patient soit d accord....Je trouve ça regretable. Ici, à S***, nous disposons des services d'une psychologue qui connait tous les patients et qui les rencontre soit pendant leur séance soit avant ou apres selon leur demande. L'agressivité s en avere diminuée ainsi que les angoisses et les apprehensions generées par la dialyse. Les séances sont plus confortables pour tout le monde!
Certains patients parleront plus facilement de choses à un(e) psychologue neutre plutot qu a un(e) IDE qu il voit 12 à 15 h / semaine!!!!!
La presence d'un psychologue me semble TRES benefique dans un service de chroniques aussi bien pour les patients que pour les soignants....Gerer les crises mais aussi nous apprendre a garder la distance necessaire...
Je sais qu il existe des formations à ce sujet...J aimerai bien pouvoir en profiter un de ces jours...!!!
Voilà le poste central de surveillance. Plutôt joli non??? C'est aussi là, sur une paillasse prévue à cet effet, qu'on prepare nos injectables (et y'en a pas mal!)
Ici, c'est le sas d'accueil des patients. Tant que les machines ne sont pas pretes le matins, les portes du service restent fermées et les patients patientent jusqu'a ce qu'on leur ouvre.
La porte en verre est la "salle de collation" : c'est ici que les ASH préparent les petits déjeuners, les repas et les collations des patients de néphrologie te dialyse.
Et la large porte vert d'eau qui est ouverte, ce sont les vestiaires patients.
Chaque box est ouvert et permet d'accueillir 4 patients
le service dispose de 3 box (2 box INTEGRA - 2 box FRESENIUS) + d'un box d'isolement fermée avec 2 machines (INTEGRA) + un box d'entrainement avec 2 machines (AK200)
OUF!!!! Je termine une semaine de 6 jours consécutifs travaillés dont 5 matins, et j avoue que ça casse un peu quand même! Sans compter que je me suis lancée comme conseillère culinaire chez Tupperwareet que j anime donc des ateliers chez les gens pour leur faire une démonstration pratique et utile des produits (Gaetan, toi qui cuisine de bon petits plats, y a des produits tip top pour faire des bon ti plats à en épater la galerie!!!!)
J'ai pris quelques photos de mon service...Faut juste que je retrouve le câble pour les transférer sur mon PC!!!!! J ai hâte de pouvoir être formée sur la dialyse péritonéale car je n en connais que la théorie...après ça, je serai en mesure de monter des astreintes.
L'équipe est toujours aussi sympa (à part quelques têtes d'aigri comme partout). C'est 7h45 de boulot NON STOP...parfois même on a pas le temps d'aller manger:( Bien entendu, je suis la première a grincer des dents dans ce cas là!!!!!
Bon...dimanche c'est repos pro mais pas repos à la maison! Alors je me colle de suite à mon repassage! Et vous? ça va comment?
Encore quelques info pour les anciens collègues (et pour les autres aussi...) :
Un truc super génial : on a le biomédical sur place...leur local est dans le service! On ne gere aucune des pannes des generateurs. Des qu on a un souci, on les appelle et c'est reglé aussitôt!!!!
Pour les Frésénius, ce sont eux qui font les prelevements trimestriels et qui s'occupent de changer les Diasafe.
L'infirmière du CLIN vient faire des prelevements tres regulierement sur nos paillasse et autres chariots. Chaque chariot de salle est nettoyé au moins une fois par jour à fond et les bac des patients sont nettiyé une fois par mois.
C'est nous qui preparons les bacs pour les séances et la réserves et dans le service aussi. On gère TOUTES les commandes (reins, lignes...etc). Le classeur de séance contient tous les resultats de labo, compte rendus d echo doppler de FAV, ordonnance, feuilles de seance... On fait le vide regulierement et une fois par an on met tout sous envellope et ça part aux archive. Les transmissions écrites se font sur informatiques. Il n y a pas de trans orale (dommage pour moi qui ne connais pas encore les patients)
Les stér sont un peu différentes : OXAGAL - JAVEL- DIASTERIL.
Toutes les nuit, la boucle d'eau est desinfectée à l'Ozone et rincée (ce qui explique la non possiblité de dialyser la nuit et donc l'absence d astreinte en semaine- les DP etant assurée par la fille de nuit de néphro)
A terme je pourrai demander a etre formée pour aller bosser en antenne...les filles me cedent volontier leur place car c'est des gambro et elles ne les aiment pas...
En attendant, je suis déjà lachée toute seule depuis hier vendredi.
Certains patients prennent beaucoup de poids entre les séances (jusqu a 7kg parfois!!!!!)
Pour le calcul de l'UF c'est toujours pareil : +300 pour la restitution(+300 si petit déj pris sur place)
Ce qui fait que certains repartent au dessus de leur poids de base mais ça convient à tout le monde alors ma foi...
Quand j y pense, j en est injeré des infos en moins d'une semaine!!!!!
Je prends un peu de temps pour donner de mes nouvelles... Mon nouveau boulot se passe super bien, les collègues sont très sympas et accueillantes, le service est très joli avec des allures de grand air marin...
Pour mes anciens collègues, voilà un petit résumé :
Je bosse sur les mêmes générateurs qu'à Lib*****. Les techniques different un peu mais le principe de la dialyse reste le même. (HDF pré post et mi dilution, sur Frésé - Bio filtration sur Integra) Ici, pas d'aide-soignantes. On est une IDE pour 3 patients (voire 2 ou 4 selon ...) et on se debrouille (tres bien) seule!
Fistules, KT, Integra (+++), Fresenius 5008, (1 malheureuse AK 200 détestée de tous et gardée pour l'entrainement)...
3 box ouverts de 4 lits + 2 d'isolements qui tournent à plein et 2 fauteuil d'entraienement occupés par des patients pres a partir a l antenne et formé par les IDE du service qui bossent un jour sur deux sur l antenne.
Le roulement : 1 semaine de M, 1 semaine de S (+ou- nuitée). Un WE sur 2 travaillé ou de M ou de S...
Les astreintes : uniquement le WE (Hémo+ DP) : on se note sur un classeur sur les dates qu on veut...on n est pas obligé d en prendre et surtout surtout surtout, on peut choisir de recuperer les heures ou de se les faire payer! En tout, on monte 4 astreintes PAR AN environ!!!!!!
C'est un centre "lourd" mais franchement je rigole à côté de Lib******!
Ici, les patients sont TOUS pesé à la chaise (sauf 1 ou 2). Nombreux sont ceux qui tiennent 1 ou leur 2 points de ponction en fin de dialyse.
En pratique, je branche et debranche seule...grnade entraide entre collègues en cas de besoin... La fille d aprem demonte ton circuit si t as besoin ou si elle veut la machine apres toi et tout ça SANS FAIRE D HISTOIRE!!!!!!
Les ASH...ah...les ASH! Une fille par roulement qui abat un sacré boulot et de bon coeur SVP!
Service des petit dejeuner et des repas, nettoyage et refection des lits(linge de lit jetable en papier), nettoyage des locaux, courses au labo, pharmacie, etc.... Tout ça avec le sourire!
Côté hygiène : IRREPROCHABLE !
C'est tout ce que j ai à dire....
Franchement : miss CLIN doit être contente ici.
Lavage des main à l hibiscrub impecable, clinogel à tour de pompe (2 noisettes par ci, 2 noisettes par là...)...gants steriles jamais en ruptures..on en change au moins deux fois pour les branchement et debranchement sur KT.
Juste un petit HIC qui me chifonne un peu...
ben oui, ils sont pas parfaits (LOL)
On ne laisse pas la tension en AUTO parce que les brassards genent les patients (mauvaise habitude qui leur a été donnée) donc on leur remet toute les heures pour leur prendre une tension..ce qui fait qu en cas de gamelle, on s en rend compte un peu tard!!!!! J ai bien envie de faire changer cette "mauvaise" habitude! ça ne me plait guère!!!!!!
Voilou...je crois que j'ai fait à peu près le tour...
J'ai pris mes 3 patients en charge aujourd hui "surveillée" de loin par mon IDE referente...
En dehors du service...
On mange au self pour pas tres cher
J ai eu une formation sur le dossier de soin informatisé (ici pas de dossier papier dans l hopital...les filles se baladent avec un PC portable sur leur chariot et tout est informatisé! ...TOP GENIAL!) En dialyse, on tourne encore avec des classeurs et des feuilles de seance mais on valide toute la seance dans un programme propre au service.
Comme à mon habitude, je suis prête super en avance...en fait, c'est parce que j'ai pas super bien dormi quoique fatiguée pourtant.
C'est comme quand on va en stage le premier jour...la peur de pas se reveiller alors on a des micro réveils toutes les heures...et un quart d heure avant que le reveil ne sonne, on décide de se lever par peur de se rendormir trop profondément...
Alors voilà, je suis debout, habillée, maquillée, "pseudo" déjeunée...fin prête pour mon nouveau départ!
Ben voilà qui est fait...ma maison est toute vide et résonne beaucoup... Les déménageurs sont venus ce matin emporter toutes nos affaires et les livreront mardi à la nouvelle maison.
La pression de ce dernier mois retombe et la fatigue se fait sentir encore plus! Besoin de repos+++
La nuit dernière a été plutot calme au boulot avec seulement 4 patients mais cette nuit a commencé sur les chapeaux de roue avec 2 entrées... Il est 1h45, je viens juste de me poser...Hâte de retrouver mon "lit" (mon matelas par terre quoi!)
Suis vraiment désolée de ne pas écrire plus souvent en ce moment mais y'a une expression qui me convient très bien en ce moment : "NE PLUS TOUCHER TERRE".
J'arrête pas du matin au soir, du soir au matin...en passant par le midi et l apres midi bien sûr!
Entre les cartons, les travaux de la salle d'eau à finir avant l'arrivée des locataires, le boulot, les enfants en vacances (merci aux tatas et grands parents qui s'en occupent beaucoup pour me delester), les papiers à gérer (vives les factures qui s'accumulent...!!!), et tout le quotidien (ménage-bouffe-lavage-séchage...ah non, pas le repassage! il est bani pour une certaine periode...)...j'avoue qu'il me faudrait des journées de 48h et des palettes de vitamines en tout genre!
Au programme ce matin :
Peinture du plafond de la salle d'eau et joins du carrelage au sol...C'est fini, c'est nickel...le seul truc : les projections de peinture blanche sur ma figure, mes cheveux et mes bras et...pas de White Spirit pour effacer tout ça!!!!!!
Ce soir, comme tous les soirs depuis plusieurs jours, on continu la faïence. Youhouuuuuuuuuuuuuuu, je me rejouie d'avance!
Y'a pas à dire...ils ont de la chance nos futurs locataires : ils vont (en plus de la salle de bain dejà existente) avoir une jolie salle d'eau avec douche à l'italienne.
Bon...aller, je vais me reposer un peu parce que je suis OUT!
Après avoir très peu dormi suite à la tempête de vendredi, j espèrais avoir une nuit de boulot plutôt...tranquille.
QUENENI !!!!!
De la folie, de la pure folie...de l'ivresse c'est le cas de le dire...
A minuit, on admet un patient pour crise comitiale sur état d'alcoolémie (3gr à 11h du mat')...On l instale, on le cadre et il nous refait une crise qu on calme à coup de rivotril...
Transfusion de 3 culots pour anémie sévère non arrangée par une chute avec plaie hémorragique du crane!
Perfusion qu il s'arrache, reperfusion qu il se re arrache...
Un espèce de Hulk qui enlève ses contentions, son oxygène, ses perf et veut se faire la malle...J'aime pas trop ce genre de baraqué qui sursaute du lit comme pour vous sauter dessus dès que vous entrez dans la chambre.
3h passée dans sa chambre à essayer de la cadrer sans grand résultat et en flippant qu il ne nous fasse pas un delirium tremens...
En rentrant à 6h30, plus d'électricité à la maison...tant pis! Une Méga couverte et au lit sous la couette jusqu'à...17h!!!! si si...j avais du sommeil en retard... Levée avant la nuit (réveillée par mon mari) pour choisir des fringues et filer chez belle maman au chaud...hummmmmmm
Météo France avait annoncé une journée de samedi venteuse et humide...on a carrément eu droit à la méga tempête style 1999 !
Quand j'ai voulu prendre ma voiture ce matin à 6h20 pour rentrer chez moi après ma nuit de boulot, j'ai eu la désagréable surprise de découvrir que la lunette arrière avait littéralement explosée à cause d'un plot progeté par le vent...idem pour toutes les voitures garées au même endroit que moi...
Petit comité dans le hall d'entrée de l'hôpital à déplorer les dégats et attendre de savoir si on va pouvoir moover et aller se coucher...le vent devient plus violent, la pluie s abat en trombe, impossible de quitter les locaux. La cadre de nuit et la sécurité se déplacent, l'administrateur de garde est prévenu, les flics aussi mais ils ont bien autre chose à faire à mon avis...
Résultat des courses, faut se débrouiller pour se trouver un endroit où dormir et un petit quelque chose à manger...
Je me trouve une chambre de garde..;j essaye de dormir quelques heures...impossible, trop de bruit dans les couloirs, trop de bruit dehors...
Une collègue me ramène chez moi vers 15h, je dors un peu et...je rempile pour ma nuit!
Qu on se le dise, quand on bosse à l'hôpital, vaut mieux prévoir du linge de rechange et un panier pique nique!!!!
Petit bilan après cette premiere nuit de boulot au soins intensifs. Plutot satisfaite. Des patients calmes dans l'ensemble qui m'ont permis de gérer mon travail sans problème particulier.
Un premier tour à 22h pour dire "bonsoir" et donner les quelques anxiolytiques ou hypnotiques prescrits...Puis le remplissage des chariots et la préparation des médications pour les 24 h suivantes...Commande de pharmacie suivie du grand tour de minuit avec relevé général, changement des tubulures et vidange de toutes les poches (pipi, stomie, lame...etc) pour repartir à zéro sur 24h... Tranquillou jusqu'à 4h, heure du tour de surveillance suivant (juste 1 ou 2 antalgiques à poser à 2h). Un ti thé, du pain beurre, on attend doucement mais surement l'équipe de 6h (avant quoi on branche encore 1 ou 2 antalgiques)...
Quelques sonnettes (toujours les mêmes, quelques angoisses nocturnes à calmer chez certains patients, des pousse seringue à changer...) ça fait du boulot, juste ce qu il faut dans une ambiance intime et calme à la lueur des variateurs de lumières...
A 6h20, la débauche, je repasse me changer en dialyse, je fais le café pour les collègues qui embauche à moins le quart...bonne journée tout le monde!
Moi quand je rentre, j'ai un lit bien chaud pour faire un gros dodo...la prochaine, c'est mercredi!
C'est sous un joli manteau neigeux que j'ai embauché ce matin pour ma 1ere journée dans le service de surveillance continue. Pas grand-chose à voir avec la dialyse mais tout aussi intéressant ! 8 patients arrivants tout droit du bloc op' avec des redons, des VVC, de l'oxygène, des pansements, des drains, des lames...du diabète à contrôler, de la tension et un pouls à stabiliser, une température à réguler. Bref un bon petit cas concret de 3ème année pour nos chers étudiants infirmiers. Prises de sang, dextro, toilette complète au lit, pesée au lève malade, pose de perf, de seringues électriques, réfection de pansement divers… Le top du top du patient à prendre en charge dans sa globalité. Ça me plait bien ! Encore 3 jours de formation et la semaine prochaine, j'attaque les nuits, toute seule comme une grande –lol-
Au secours!!!! J'en ai marre des cartons!!!! Plus j en fait et plus j ai l impression qu il en reste à faire...:(
Pompom de la nouvelle année...vous voulez savoir? ben oui vous voulez, bande de curieux ;)
ça fait 2 mois que ma cadre essaye désespérément de me faire payer mon reliquat d'heures de RTT...et ce mois ci, toujours rien! Aucune trace des 35 ou 40h sur mon bulletin de salaire...
Alors j appelle ce matin le service paye et devinez quoi?! Ben, on a plus de trace de mes heures! (tous les compteurs d heures etant remis à ZERO au 1er janvier).C'est dingue ça non???!!!!!
Ils croient peut être que je vais leur faire 40h d etreines en ce début 2009...
Ce matin alors que j allais à la poste faire une-interminable-queue-pour-poster-deux-babioles, un homme emmitouflé dans un parka marron faisair la manche sur les marches devant l'entrée...
D'ordinaire, j y porte peu attention bien que la situation de la majorité de ces mandiants me fasse mal au coeur mais...je peux pas aider tout le monde.
Or, ce matin, j ai été surprise d'entendre cet homme me dire "bonjour"...Généralement, le mandiant attend patiemment et désespérément qu'une âme charitable lui mette 1centime dans sa timbale sans adresser la parole à personne. En resortant de la poste, deuxième effet de surprise (ou deuxième effet kiss cool vu le froid qu il fait en ce moment), il me dit "au revoir".
Je suis restée bête...moi pauvre sotte avec mes vêtements chauds, mon estomac plein des derniers repas de fêtes et mon porte monnaie qui -soyons honnêtes- ne crie pas famine puisque la paye est tombée!
Sans réfléchir -ou plutot en reflechissant ultra méga vite- je me suis demandée ce qe je pouvais offrir à cet homme pour réchauffer un peu sa triste journée. Alors, je suis allée lui acheter une chocolatine (pain au chocolat pour ceux qui ne connaissent pas ce terme) et lui aie offert avec le sourire pour en échange voir quelqu un d heureux et remerciant le temps de remplir son ventre vide.
C'est pas grand chose
Je me lance pas des fleurs, aucunement mais...j ai fait une bonne action et j en suis fière...c'est comme ça! ça doit être l infirmière enfouie tout au fond de moi qui a agi...
Parfois, faut arreter de faire les gros durs et savoir sortir de sa carapace pour aider les autres.
Pas facile de changer de service juste avant une mutation externe! Je connais enfin mon roulement de janvier dans le service de surveillance continue.
Mon dernier jour en dialyse sera le samedi 3 janvier et j attaque dès le lundi 5 en soins intensifs pour 4 jours de formation...INTENSIVE -ça va de soi- puis, après quelques jours de repos, j'enchaine le 14 janvier sur un roulement de nuits jusqu a mon depart...
Côté logement, on a trouvé des locataires qui occuperont notre maison des le 1er mars.
On file 4 jours en Bourgogne du 19 au 22 histoire de visiter notre futur petit nid (ben oui qd meme!), de rencontrer les nouvelles institutrices des filles et de faire un ti coucou a papi mamie avec qui on ne pourra malheureusment pas passer Noël (boulot oblige!!!!)
Le pardon commence où s'arrête la rancune Il prend tout son sens quand il se mêle à l'amertume Il nécesssite du courage, déchire mais pourtant soulage Anéantit les outrages, illumine les visages
[Refrain] : Pardonnez-moi Mes faiblesses, mes faux pas Et mes erreurs, qui n'en fait pas ? Mes silences, mes absences Ma violence, mon arrogance Pardonnez-moi mes faux pas Et mes erreurs, qui n'en fait pas ? Mes silences, mes absences Ma violence
Quant à la rancune elle ronge Trouble même les songes Elle réclame une sentence Suggère la vengeance La rancune flirte avec l'injustice Elle tente d'assassiner les quelques liens qui lui résistent Prisonnière du passé elle vient hanter les présents
[Refrain]
Pourquoi nos coeurs sont endurcis ? Comme si on avait mis l'amour en sursis Comme si l'on ignorait que le temps chasse Souvent nous dépasse Mais qu'est-ce qu'il nous reste ? Quand ceux qui nous ont blessés Ceux qu'on croit détester sans jamais cesser d'aimer Un jour disparaissent Nos regrets, nos remords, nos douleurs et nos larmes Ne pourront jamais les ranimer
J'ai eu ma cadre sup au téléphone hier qui m'a annoncé que ma mutation serait effective le 15 mars (Youpi j ai gagné 15 jours - LOL). Si j'enlève mes congés et mes heures, ça doit me faire un départ aux alentours du 1er mars. De quoi organiser le déménagement et la rentrée scolaire des filles... Mon mari devrait me rejoindre pas beaucoup plus tard je pense (j'espère en tout cas).
En attendant Mars, je vais un peu naviguer...décembre en dialyse à former une nouvelle IDE et Janvier Février aux soins intensifs pour combler les besoins de personnel.
J'ai informé le DSI de mon nouvel hosto de ma date d'arrivée. Il va essayer de gratter encore quelques jours mais sans grande conviction!
Sabrina, j'ai bien eu ton comm et j'ai hate aussi de vous rencontrer toi et ton mari...
On a aussi trouvé une maison là bas en Bourgogne (Cf Photo). A Saint Denis Lès Sens pour ceux qui connaissent. On a eu une visite pour la location de notre maison en Gironde...ça avance tout doucement mais surement comme on dit!
Dans le métier d'infirmière, faut pas croire, y'a toujours des trucs qu'on apprécie moins que d'autres. On a beau être dévouée et -pour certaine (ce qui n'est pas mon cas)- avoir reçu la vocation depuis son berceau, je vous assure qu'il y a des soins qu'on redoute et qu'on évite même!
Ma petite liste à moi c'est :
1. les vomissements
C'est terrible, je ne m'y ferais jamais! J'ai beau me mettre en apnée, penser a autre chose, mettre un masque imbibé d'eau-de-cologne-de-l'hôpital...ça me donne le gerbe et je ferais presque par dessus! D'ailleurs, quand c'est pour mes filles et que je suis obligée de nettoyer, je fais par dessus :(
Au boulot, je passe la main bien que je n'aime pas trop ça parce que ça fait la fille qui se débarrasse du sale boulot mais bon...j y arrive pas c'est comme ça!
2. enlever et remettre les dentiers (et les nettoyer)
ça me rappelle une anecdote. Alors que je bossais en EHPAD, je distribuais les médicaments aux résidents en salle à manger au moment du diner. J'allais donner ses comprimés à un papi quand je me suis aperçu qu'il avait perdu son dentier et que ce dernier...flottait dans son assiette de potage! Je ne savais plus quoi faire...Il avait besoin de ses dents pour manger et moi, j'etais terrifiée à l'idee de devoir plonger dans la soupe et de lui remettre dents en bouche...Là encore, j ai passé la main:(
3. enlever les boucles d'oreilles
Bon, ça encore, je peux le faire mais j'avoue que ça me dégoûte un peu pour la simple raison que j'ai déjà eu des surprises en le faisant. Quand on prépare une dame pour le bloc et qu on doit lui enlever des boucles qui n ont pas quitté les oreilles depuis des années...ben, y a du monde là dessous et parfois on a même du mal à decoller la chose du lobe de l'oreille...beurk!
Y'a surement d'autres choses auxquelles je ne tiens pas trop mais ces 3 là sont mon palmares...
Comme je le disais dans un post precedent, j'ai du nouveau dans mon boulot...
J'ai demandé un changement de service qui sera effectif début décembre à priori. Je quitterai l'hémodialyse apres 2ans et demi de service pour prendre un poste de nuit à temps plein aux soins intensifs.Nouveaux collègues, nouvelles pratiques, nouveau rythme...
Parallèlement, mon dossier sera présenté à la prochaine commission de septembre pour ma titularisation qui en fait, est effective depuis le 1er juin...hum, ça sent bon le rappel de salaire!
Comme j'ai des compteurs d'heures qui vont exploser et que je dois ecouler le maximum d'heures avant mon depart de dialyse, ma cadre commence à positionner des semaines entieres de recuperation...ça aussi, ça semble bon!!!
Ou manque de production si vous préférez...ça revient au même!
C'est pas grave, on a les solutions :
* Au lieu de 8h par jour, vous ne bosserez que 7h30...Adieu les RTT qui permettaient au personnel de s'octroyer quelques jours de repos supplémentaires
* Suppression du binôme aide soignant...mesdames les infirmières, apprenez à travailler davantage toute seule!
Consacrée au personnel médical et para médical, "Aimer en soignant" est une chanson ecrite par Jacques Vietsel dont j'ai découvert le blog tout à fait par hasard...comme à mon habitude de grande surfeuse!
Marcher sur un fil Ne pas perdre l'équilibre Des histoires qui s'empilent Pour se sentir un peu plus libre. Surtout ne pas tomber De c'maudit fil tendu Qui se trouve sous les pieds Apportant l'imprévu Un jour quand on s'assied. Ces drôles de bestioles Qui font dormir les hommes Empêchent de respirer Aussi les pneumologues Qui se mettent à pleurer Devant la souffrance Impossible de gagner Quoiqu'ils fassent et qu'ils pensent.
REFRAIN Se battre encore et toujours Pour sauver, égayer des vies Se battre avec son amour Immense en blanc, à l'infini. Pour soigner, faut aimer Et aimer en soignant Vocation ou passion Que c'est beau de soigner. C'est en donnant du rêve Que l'on prend du bonheur Y'en a aussi qui crèvent Y'en a toutes les heures...
C'est le mal qui l'emporte Quand il sort de la porte Mais tous ces hommes en blanc Eux se battent aussi Sont forts, coupent l'élan A toutes les maladies Quelquefois impuissants Pour sauver la vie. Mais ils se battent aussi Chaque jour à la clinique Pour sauver plein de vies Ils trouvent le déclic. Devant cette adversité Qu'ils combattent nuit et jour Se laissant emporter Par leur élan d'amour. Puis ils continuent sans cesse D'épargner tant de vies Pendant que certains cessent Les menant à l'oubli.
D'astreinte ce week end... Je suis sortie hier soir avec mes amis et ne me suis pas couchée très tôt... 9h30 ce matin, le portable me rappelle à l'ordre alors que je suis encore toute enfouie sous ma couette!
"Allo, Mélanie, vous faites quoi ce WE?" m'annonce le doc au bout du fil... YES! Une urgence!!!!
Je saute du lit, enfile ce qui me tombe sous la main et cherche désespérement une brosse à cheveux pour remettre un peu d ordre à ce qui ressemble à une vulgaire crinière! Bien sûr, je n en trouve pas... Tant pis...pour se mettre un calot sur la tête en arrivant au boulot, c'est pas très grave!
"Bonjour tout le monde (les enfants jouent dans le salon avec papa)...Au revoir tout le monde...à dans...(je sais pas trop quelle heure), je viens d'être rappelée sur mon astreinte!"
Le temps de faire la route, de me changer, de préparer mon materiel et voilà ma PETITE urgence bien tranquille qui se pointe : un monsieur de 49 ans, accompagné de son épouse et du doc avec lep'tit OAP (Oedeme Aigu du Poumon) du dimanche matin qui va bien et qui qui se sera vu réglé son compte en deux heures de temps...
Il est 13h30, j ai fini, tout le monde est parti,ma machine est en train de terminer sa stérilisation pendant que je vous écris ce post... Un tite douche avant de partir, un passage éclair à Mc Do parce que j ai rien dans le ventre depuis hier soir à part 2-3 biscuits et un carré de chocolat et...en rentrant, l'incontournable petite sieste du dimanche après midi pluvieux qui se respecte!
Et vous, vous faites quoi de palpitant le dimanche matin?
Hier soir, j'étais censée aller à un super repas de service organisé pour le départ de deux collègues... Après un casse tête chinois pour réussir à faire garder les enfants (parce que Mr aussi avait un repas de service de son côté), j ai enfin pu confirmer ma venue à la fiesta prévue!
Au moment de partir, j ai voulu donner un dernier coup de cirage à mes bottes...
J ai attrapé le cirage "express" dans un placard non fixé qui trente secondes après m'est tombé sur sur la tronche!!!!
Bien sonnée, j'ai machinalement posée ma main sur mon front pour encaisser le coup avant de m'percevoir que je pissais le sang!
Au vue de la plaie au dessus de l arcade sourcillière, mon repas entre collègues s'est transformé en interminable soirée aux urgences!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Mais comme j ai des amis extra, j'me suis pas ennuyée malgré les 3 longues heures en salle d'attente et les 3/4 d heure d attente en salle de petite chirurgie...
Après la visite de Patou, un collègue retenu sur une urg en dialyse, la visite des filles de menage de mon service (ça a du bon de bosser à l hosto, on s ennui moins quand on y va pour nous!), j ai eu l immense plaisir de partager ma soirée avec Del (ma meilleure amie) et Toto
Bilan des courses :
-un joli maquillage remplacé par un peu de bétadine
De temps en temps, je prends des astreintes dans le service de dialyse où je travaille...en semaine de 20h30 à 6h45 ou le week end du samedi soir au lundi matin...
En 14 mois, je n'avais jamais été rappelée...il a fallut que je prenne l'astreinte d'une collègue ce WE pour que mon téléphone retentisse alors que j'allais rentrer chez moi apres avoir passé ma soirée chez des amis.
...23h45! Rappelée pour une de nos patientes admise aux urgences pour hyperaliémie sevère avec bradycardie et crépitants bilateraux importants dans les poumons...ça pour une urgence, c'est une urgence! Elle était pas très bien la madame!!!!!
20 minutes pour arriver sur place en appuyant un peu plus que d'hab sur le champipi...(l'avantage est que j etais encore habillée!). 45 secondes pour enfiler ma tenue. 5 minutes pour monter ma machine...
Accueil de ma patiente à 0h15, dialyse de 0h30 à 3h...
Et...chalenge de la nuit...trouver une place dans l hopital pour la garder hospitaliser... "1er ouest" m avait rapidement annoncé le médecin en cours de séance!Cool!!!!
Sauf que...Une fois au 1er étage à 3h15 de mat', l'infirmière de nuit me signale qu elle n a absoluement pas de lit (enfin presque absoluement pas...) Je joins le cadre de nuit qui me confirme que l hosto est complet... OK mais...j'en fait quoi moi de ma patiente? je la laisse dans le couloir? Apres parlementation entre l infirmiere du 1er et le cadre, ils conviennent tous deux d ouvrir un des lits qui avait été fermé faute de personnel suffisant...
3h40...je rejoins mon service, range, nettoie, fais mes transmissions ecrites et ...vais me prendre une douche en attendant que la stérilisation de la machine se fasse...
4h...extinction des feux...retour chez moi Couchée 4h30
Debout 8h pour les enfants...
Je pense que la tite sieste s'impose en début d'aprèm!!! Bonne journée à tous...
Jusqu'à l'année dernière - et hormi mes deux accouchements- je n'avais jamais endossé le rôle du patient hospitalisé, souffrant au fond de son lit, totalement désemparé et sans resource physique ou psychologique...
17 mars 2007 : brutal et poignant mal de ventre au beau milieu d'un magasin alors que je faisais les soldes avec une collègue. Des taches noires dans les yeux, les oreilles qui bourdonnent, le dos trempé, les jambes qui flageollent...OK, la Mél fait son malaise vagal en public!!! Et la caissière n'y voit que du feu...elle cherche juste à ce que je fasse vite fait bien fait mon code de CB sur le digicode!
Une fois en voiture -ma voiture- j allonge le siege, pose les jambes sur le tableau de bord et demande a ma collègue de ma ramener chez moi...Elle refuse, veut m emmener aux urgences...c'est moi qui refuse en pretextant que ça va passer...sans etre convaincue, elle accepte qd meme de me ramener chez moi.
Je me couche, la douleur cesse pour reprendre de plus belle le lendemain en début d'apès midi...Intenable...je me soumets...monte en voiture et chope mon mari dehors en passant en lui disant qu il doit m emmener aux urgences...
Et c'est à partir de ce moment là que la soignante que je suis devient la soignée que je croyais connaitre...Quand ils ont vu ma tête en arrivant aux urgences, ils n ont pas mis longtemps à m installer dans un box et à me demander de revetir la fameuse et superbe blouse de l hopital...trop cooool!
C'est à partir de ce moment précis que l on commence à comprendre l impatience de nos patients qui souffret et qui doivent trouver le temps super long à attendre que nous trouvions 5 minutes à leur accorder. J'avais les larmes aux yeux, pliées en deux sur mon brancard, visant le chariot de soins en me disant à moi même : "pétard, s'il vient pas ce gros c** (un collègue quoi), je crois que je vais me perfuser toute seule et me faire des calmants"
Je patiente tant bien que mal et voilà ce charmant infirmier qui passe la tête dans l entrebaillement de la porte pour me demander si on s occupe de moi...Noooooooooooooooooooooonnnnnn, ça fait des lustres que j attends (enfin , il y parrait)
Il suffisait juste de dire ça pour qu en 3 secondes et demi, je soit bilantée, perfusée et quasi soulagée par les anti inflammatoires et les antalgiques que j avais pris soin de faire couler à flots dans les tubulures de ma perf...
Apres 2h30 passée aux urgences, le diagnostic tombe : SUSPICION DE GROSSESSE EXTRA UTERINE SUR STERILET! Gloups...ça veut dire...Bloc opératoire ça???? Oh mon Dieu...Le Bloc...cet endroit où bosse mon mari 35 heures par semaine...là où il fait froid, où vous êtes ébloui par la lumiere du scialitique...et surtout...là où un (gentil, j en suis sur) IADE va m'endormir et m intuber...bouhhhhhhhhhhh...j ai peur!!!!!
Une écho semble confirmer le diagnostic mais la coelio exploratrice s impose pour en etre sur et evacuer l hematome et l eventuelle GEU... Visite express des couloirs de gyneco allongée sur un brancard et poussée par un collègue brancardier, toujours dans ma superbe chamise blanche à logos bleus à découvrir les plafonds de l hosto...aussi blanche qu un cachet d aspirine et pour un fois pas souriante du tout!!!!
Une fois en chambre, on me laisse le choix entre le lit pres de la fenetre ou celui pres de la salle de bain (quel honneur...on voit que je fais partie de l hosto)...Je choisi la fenetre...à mon grand regret le lendemain quand il a fallu faire le 1er lever pour aller à la SDB que je trouvais bien loin pour le coup!
Bref...une équipe de nuit adorable...l'aide soignante me prépare pour le bloc...j'ai bien sur droit au rasage et au préchamps bétadiné...puis recouverte d'un champs en papier et de ma chemise, je patiente...
L'anesthesite vient me poser deux trois questions...de toute façon avec moi c'est pas dur...Aucun antécedent, je ne fume pas, je ne boit pas, je ne prend aucun medicament, je n ai aucune allergie...
Le gyneco passe me voir pour m expliquer l intervention et dans les 10 minutes qui suivent, je pénètre dans l univers tant redouté du bloc operatoire...et découvre que l infirmier présent est un collègue que je connais bien...manquait plus que ça! Comme à mon habitude, j amuse la galerie...moi qui suis frileuse, j avais gardé mes chaussettes (certains ne seront pas étonnés de ça)!
L'intervention se passe bien (il s'agissait effectivement d une GEU limite rompue) , le réveil aussi malgré une tension à 7/4 qui me laisse un peu dans les choux...
De retour en chambre, je continue à découvrir ce que c'est que d'être un soigné et à voir différement le soignant... J'ai mal, je sonne...j attends...j'attends...j'attends...
Le lendemain matin, l'ASH me sert mon petit déj'...impossible de bouger, le simple fait de m assoir me fait faire le malaise vagal et la sage femme, heureusment presente, me rallonge et me surveille...L'ASH me retire le plateau, surprise que je n ai rien touché...
Vient l heure du premier lever pour aller à la salle d'eau...impossible...nouveau malaise...faut dire qu avec 8 de tension, ça aide pas!!!
L'aide soignante me demande si je souhaite avoir une cuvette pour me faire un brin de toilette...j'acquiese...mais j attends ma cuvette encore aujourd hui... A t'elle oublié? Ne m'a t'elle pas comprise? N'a t elle pas eu le temps? Je ne saurai jamais...
Midi...j'ai pas faim (ça non plus, ça ne choquera pas ceux qui me connaissent)...J avale quand même un potage mais suis ecoeurée par la purée compacte et fade et l escalope bouillie servie avec... Mon mari demande un 2eme potage à l ASH qui lui repond qu elle arrive...pour sur, elle est venue...me debarasser...J ai jamais eu mon 2eme bol... Pas étonnant que j ai perdu 3 kilos!
Attention! Je n'accuse personne...
Je sais ce que c'est de courrir dans les couloirs...que d'être seule pour 30 patients...
Je comprends juste que lorsqu on est soigné, on a pas du tout la meme notion du temps que lorsqu on est soignant...que 5 minutes pour un soignant, ça file tres vite alors que pour le malade, c'est super long...
Je réalise qu il vaut mieux expliquer les choses clairement à son patient en lui expliquant qu on a beaucoup de travail et qu on va faire de notre mieux pour pouvoir s occuper de lui au plus vite...plutot que de lui dire "j arrive de suite" en sachant pertinament que ce n est pas vrai!
Etre de l'autre coté de la barrière...douloureux, dépendant et seul...je vous assure, ça fait tout drôle...on n 'a pas envie de déranger et pourtant...il faut bien demander de l aide quand le corps ne vous soutien plus, quand les forces vous lachent... L'impression d'emmerder le monde juste pour aller pisser...
J'ai une patiente qui me répète souvent "c'est encore moi, l emmerdeuse qui le fait expres pour qu on s occupe d'elle" Mais non...c'est une patiente qui est là pour recevoir des soins...son comportement est normal...strictement normal...
(NB : je ne parle pas des vrais chiants qui vous sonnent pour ouvrir le store et vous resonnent 2 minutes apres pour le baisser puis se ravisent 5 minutes plus tard pour finalment le rouvrir...grrrrrrrrr)
Quand le soigant devient soigné, il découvre son univers hospitalier sous un autre angle...et c'est pas plus mal des fois! (Je ne le souhaite à personne mais si ça vous arrive, essayer de tirer profit de cette "expérience")
Merci à tous mes collègues -brancardiers, infirmier(e)s, aides soignant(e)s, ASH, médecins, chirugiens, anesthesistes,IBODE, IADE- pour le super boulot que vous faites chaque jour...Courage à vous tous...des fois les patients sont chiants mais maintenant, je comprends mieux pourquoi!
Juste un petit post pour demander l'avis de mes chers lecteurs. Malgré mon jeune âge (ben oui quoi, je me sens encoe jeune moâ!), voilà plusieures années que j'envisage de faire l'ecole des cadres. Cependant, cela reste un projet à plus ou moins long terme car mes deux filles de 3 et 6 ans ne me permettraient pas pour le moment de pouvoir etudier sereinement.
Mais voilà...je me pose pas mal de questions... Hormis ma reussite au concours (parce que la vache! il est balaise!--> euh...si je parle comme ça à l oral, ça va pas vraiment le faire-lol-), je me demande si je serai à la hauteur de mon poste ou si plutot, je serai en mesure de répondre à ce que la hierarchie attend de moi?
Moi qui suis plutot de tempérament à chercher la cohesion et l entente, à travailler dans l equité et à etre juste pour tous quelqu'il soit et quelque soit mes a prioris...je crois que j aurais du mal à entrer dans le "moule" du cadre comme l'entendent nos superieurs!
J'ai déjà été ammené à diriger une équipe et à gérer planning et congés ; et ma façon de travailler plaisait assez à mes collègues mais pas du tout à mon directeur (EHPAD) qui se faisait un malin plaisir à me mettre des "batons dans les roues"...
Avec les élèves, je suis plutot très sympa mais assez juste aussi. Si quelque chose ne va pas, je leur dis mais de façon plus douce et peut etre plus pedagogique que certaines (?) -ça doit me venir de ma mère qui est instit'...j ai du tomber dans la potion quand j etais petite-
Mais...toute cette douceur, cette sympathie, cette envie d'une ambiance calme et equitable ne vont-elles pas à l'encontre de ce que doit etre un cadre?
Franchement, quand je vois certains cadres (je dis bien CERTAINS, pas tous)-que je respecte par ailleurs- je me dis que ce n'est pas ma place, que je ne pourrais jamais devenir aussi rigide, aussi aigrie, aussi injuste parfois. Je vous avoue avoir été d'une très très grande motivation pour ce concours il y a quelque temps, mais depuis 2 ans, mes illusions ont pris une grande claque face au comportement de certains qui m'ont totalement remis en question...
* Aurais-je les capacités pour passer ce fichu concours et integrer l'ecole des cadres? * Serais en mesure d'enseigner dans les IFSI et d'encadrer les etudiants comme il le faut sans me mettre le reste de l'aquipe pédagogique à dos? * Serais en merure de gerer une equipe, un service avec tout ce que cela demande de disponibilité, de courage, de rigueur, de sagesse...? * Pourais je devenir un cadre sans etre haïe de ceux et celles qui furent mes collègues?
Bouhhhhhhhh...qu'est ce qu on cogite quand on sait pas quoi faire d'autre -lol- ça devait etre un PETIT post alors, je m'arrete! J'avais juste besoin d'en parler et d'avoir votre avis et vos expériences... Merci à tous pour tous vos messages et vos commentaires.