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melanieinfirmiere
mercredi 04 février 2009, a 12:38
Hypochondriaque ?
 

L'hypocondrie est le syndrome caractérisé par une inquiétude obsèdante concernant la santé et le bon fonctionnement des organes. Une écoute obsessionnelle de son corps amène l'hypocondriaque à interpréter la moindre observation comme le signe d'un mal grave. Le terme vient du grec Hypo (sous) et –khondros (cartilage des côtes), le trouble étant considéré autrefois comme étant d'origine abdominale).

 

L'hypochondriauqe n'est ni plus ni moins un angoissé de la vie qui vit sans arrêt avec cette crainte d'avoir attrapper une maladie grave mettant ses jours en danger et qu'aucun médecin n'arrive à desceler. La personne consulte un premier médecin qui le trouvera en parfaite santé. Frustrée, elle ira en voir un deuxième (sans oublier de marmoner contre l'incompétence du premier) puis un 3eme et un 4eme qui tous seront d'accord sur la meme chose : ce patient est en excellente santé!

 

Les moindres petits maux ou dérèglements du corps deviennent très vite dans la tête de l'hypochondriaque des symptôme incurables. Un mal de tête banal est signe d'une tumeur au cerveau, un mal de gorge d'un tumeur à la gorge, un mal de ventre d'une occlusion severe, une petite palpitation et c'est le coeur qui defaille et qui va lacher!

 

En général, les maladies redoutées sont souvent assez graves. L'hypochondriaque ne pensera jamais à un rhume ou à une cystite mais d'emblé à un canacer malin de la partie affectée...

 

Il existe trois formes d'hypocondrie:

--> la forme névrotique dans laquelle la personne est consciente de sa maladie.

 

--> la forme démentielle qui se caractérise par une détérioration de l'individu avec sénilité et ralentissement psychomoteur.

 

--> la forme psychotique. La conviction est alors inébranlable, prenant la forme d'une idée délirante, le sujet n'a pas conscience du trouble. Il souffre d'hallucinations qui peuvent aboutir à de véritables délires du schéma corporel associés à des images de mort ou de possession par des animaux ou des démons, des sensations d'amputation partielle ou totale des organes.

 

ALORS? ET VOUS?

HYPO OU PAS?



mercredi 10 décembre 2008, a 21:06
Modes d'hospitalisation en psychiatrie
 

De même qu'en terme de santé physique, en santé mentale, personne ne peut être hospitalisé sans son consentement ou celui de son représentant légal. Pour pouvoir hospitaliser une personne sans son accord, il faut par conséquent que son état de santé et/ou son comportement porte atteinte à lui-même ou à autrui. L'hospitalisation libre devient alors une hospitalisation sous contrainte.

 

 

L'HOSPITALISATION LIBRE (HL)

 

C'est le mode d'hospitalisation le plus courant. Le patient est consentant et choisi son lieu d'hospitalisation et le médecin qui va s'occuper de lui prodiguer ses soins. Il réalise lui-même son admission et est ainsi libre de décider de sa sortie. Toutefois, en cas de sortie contre avis médical, le patient est tenu de signer une décharge.

 

 

L'HOSPITALISATION A LA DEMANDE D'UN TIERS  (HDT)

 

Quand une personne n'est pas en capacité de donner son accord pour une hospitalisation au regard de ses troubles mentaux, celle-ci est faite à la demande d'une tierce personne.

 

  1. Conditions d'admission

 

  • Demande manuscrite et signé du tiers qui demande l'hospitalisation (parent, proche, aidant familial ou toute personne agissant dans son intérêt autre que le personnel soignant et la direction de l'établissement). Cette demande précise le nom, le prénom, l age, la profession et le domicile du demandeur et du patient ainsi que le lien entre ces deux personnes.

 

  • Deux certificats médicaux datant de moins de 15 jours rédigés par des médecin n'ayant pas de relation parentale avec le patient, le demandeur, le directeur d etablissement ou le 2eme medecin. Le 1er médecin ne doit pas exercer dans l'etablissement où sera admis le patient. Ces certificats decrivent l'état mental et le comportement du patient ainsi que les éléments cliniques justifiants les raisons de l'absence de consentement et la nécessité de son hospitalisation.

 

  • Pendant l'hospitalisation, le maintien en unité psychiatrique doit être justifiée par un certificat médical :

-          dans les 24 h

-          dans les 15 jours

-          dans le mois (puis de mois en mois)

 

 

  1. Levée d'hospitalisation

 

La levée d'hospitalisation peut être consecutive à :

 

-          une demande faite par par le conjoint, le concubin, l'ascendant ou le descendant majeur OU par la personne ayant demandée l hospitalisation.

 

-          Un certificat medical d un psychiatre exerçant dans l'etablissement

 

-          Une décision judiciaire prononcée par le président du tribunal de grande instance qui peut etre saisi par le patient

 

 

L'HOSPITALISATION D'OFFICE (HO)

 

Il s'agit d'une mesure décidée par le préfet du département pour les personnes comportant des troubles mentaux compromettant la sûreté d'autrui et de l'ordre public.

 

  1. Conditions d'admission

 

  • Certificat médical rédigé par un médecin ne travaillant pas dans l'établissement d'accueil et détaillant les éléments cliniques démontrant la dangerosité du patient. Ce certificat est transmis au prefet qui prononce l'hopitalisation. En urgence et en cas de danger imminent pour la sureté d autrui, le maire peut prononcer un arrêté provisoire d'hospitalisation  d'office sur lequel le prefet statuera dans les 24h. En l'absence de validation par le prefet, le certificat perd effet au bout de 48h.

 

  • L'hospitalisation doit TOUJOURS etre justifiée par un certificat CIRCONSTANCIE etabli par le médecin de la structure d accueil dans les 24h puis dans les 15 jours et un mois apres (puis tous les mois). Chaque certificta est transmis au prefet et à la commission departementale des hospitalisation en psychiatrie.

 

 

  1. Levée d'hospitalisation

 

  1. La sortie peut etre prononcée par arreté prefectoral suite à :

 

-          une cretificat médical d un psychaitre demandant la levée d hospitalisation

-          une décision jusdicaire (comme pour l HDT)

-          deux expertises de deux psychiatres ne travaillant pas dans l etablissement et choisi par le representant de l Etat attestant l'absence de dangerosité du patient pour lui-même ou pour autrui.

lundi 01 décembre 2008, a 12:50
La dépression (symptômatologie)
 

On distingue 2 types de dépression :

- la dépression majeure (= dépression nerveuse)

- la dysthymie.

La dépression majeure consiste en un ou plusieurs épisodes dépressifs dit majeurs qui tranchent avec le fonctionnement habituel de la personne, alors que la dysthymie est caractérisée par des symptômes dépressifs chroniques, moins sévères mais persistant pendant plusieurs années.

 

 

Comment reconnaitre la dépression majeure?

 

On pose le diagnostic de dépression quand une personne présente au moins 5 des symptômes suivants depuis au moins deux semaines (sachant que l'un de ces 5 symptômes est soit une humeur dépressive , soit une perte d'intérêt ou de plaisir)

 

Les symptômes :

 

Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet ou observée par les autres  

2.  Diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours 3. Perte ou gain de poids significatif en l'absence de régime ou diminution ou augmentation de l'appétit presque tous les jours.4. Insomnie ou hypersomnie 

5. Agitation ou ralentissement psychomoteur 

6. Fatigue ou perte d'énergie presque tous les jours.

7. Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée 

8. Diminution de l'aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours

9. Pensées de mort récurente, idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.

 

 

On retrouve également d'autres symptômes non significatifs mais parfois présents, à savoir :

 

* tendance à pleurer, à broyer du noir,

* irritabilité,

* ruminations obsessionnelles,

* anxiété, phobies,

* préoccupations excessives pour la santé physique,

* douleurs 

* difficultés dans les relations intimes ou sociales,

* difficultés sexuelles.

 

 

Voir les test de dépression :

TEST DE HAMILTON

http://www.psychomedia.qc.ca/tests/hamilton

 

INVENTAIRE DE DEPRESSION DE BECK

http://www.psychomedia.qc.ca/pn/modules.php?name=News&file=article&sid=6062

vendredi 28 novembre 2008, a 11:11
Comprendre la dépression
 

Philippe Labro est un auteur que j'ai découvert il y a peu de temps et que j'ai beaucoup apprécié. Dans "tomber sept fois, se relever huit", il raconte comment il a sombré dans la dépression et comment il l'a vécu. Un très bon roman pour "comprendre" ou essayer de comprendre les tenants et les aboutisants d'une maladie qui touche en France 1 femme sur 5 et un homme sur 10...

 

Très bien écrit...

J ai eu un peu de mal a accrocher au début mais beaucoup de mal à decrocher ensuite!

 

Ce livre est en vente en occasion sur le site http://priceminister.fr

Demandez moi de vous parrainer, vous recevrez par mail 7€ de réduction. Mon pseudo de vendeur sur le site est melhoa33

mercredi 19 novembre 2008, a 12:39
Mobilisation psy
 

Suite à l'accident survenu la semaine dernière à Grenoble, a lieu aujourd'hui une mobilisation nationale dans les établissements de santé de psychiatrie.

 

Cette "manifestation" a pour but de faire part des difficultés rencontrées par les soignants au sein de cette spécialité tant redoutée et de demander en conséquence une loi d'orientation permettant une meilleure prise en charge des patients.

 

Il y a quelques temps on parlait de fermer certains etablissements psychiatriques, de fermeture de lit ou de certaines unités en vue de fusion inter établissement, on parlait d'une restructuration qui ne semblait pas la bonne...

 

Aujourd'hui, les soignants se mobilisent et demandent l'arrêt de ces fermetures et des fusions envisagées au profit de création de structures alternatives à l'hospitalisation.

 

Il est temps que la psychiatrie soit reconnue comme une discipline difficile et qu'on lui octroit davantage de moyens humains et matériels...

 

A suivre!

mardi 18 novembre 2008, a 10:55
Psychiatrie ou la dérive d'un secteur en péril
 

Article de l'AFP (retranscription)

 

Un étudiant de 26 ans est mort mercredi soir, quelques heures après avoir été poignardé dans le centre de Grenoble par un homme, qui s'était échappé d'un hôpital psychiatrique et qui avait déjà commis trois agressions du même type dns le passé.

 

Cet étudiant-chercheur dans une école d'ingénieurs est mort vers 22H45 au CHU de Grenoble, où il avait été admis dans un état critique après avoir reçu un coup de couteau dans le ventre en fin de matinée dans une rue commerçante.

 

Peu avant, l'auteur présumé du coup de couteau, âgé de 56 ans [b]était en promenade dans la cour de l'hôpital de Saint-Egrève (Isère) où il avait été placé d'office et où il [b]disposait d'un accès libre au parc, lorsqu'il a fugué.

 

Il a ensuite pris un bus pour Grenoble, acheté un couteau et poignardé l'étudiant en sortant du magasin, a-t-on ajouté.

 

L'agresseur, qui souffrirait de schizophrénie et "entendrait des voix", a été interpellé sur les lieux de l'agression et avait réintégré l'hôpital mercredi soir.

 

Dans le passé, il a commis trois agressions du même type qui se sont soldées chaque fois par son placement d'office en hôpital psychiatrique.

En 1989, il a poignardé dans le ventre un clochard à Grenoble, en 1995 un autre passant dans la ville après s'être échappé de l'hôpital, puis en 2006 un résident d'une maison de retraite de Miribel-les-Echelles (Isère).

 

Le parquet de Grenoble va prendre contact avec les médecins-psychiatres de Saint-Egrève pour vérifier si l'homme est en mesure d'être entendu, puis va "demander une expertise très précise sur son état mental afin de déterminer si l'intéressé peut ou non être jugé", a-t-on indiqué de source judiciaire.


Ben voyons...on dira encore qu'il n'est pas responsable de ses actes car pas dans son état normal...va dire ça à la famille du jeune de 26 ans et revient me voir apres, on en reparlera!

 

On ferait mieux de renforcer les effectifs dans les HP pour optimiser la prise en charge et la surveillance de ce genre de patients psychotiques!!!

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